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mardi, 26 octobre 2010

Dans les coulisses du GIGN - Daniel Cerdan

Dans les coulisses du GIGN.jpgDe l'action, des muscles, des secrets d'Etat... Mais en fait c'est bien plus que ça.

Le livre de Daniel Cerdan nous invite à le suivre dans son parcours d'homme. Un homme de valeur(s) comme on voudrait en voir plus !

A nous les entrainements dans la boue en pleine nuit, les prises d'otages, les "épreuves de franchissement" (oui oui, on escalade des forteresses sous la pluie, rien de plus normal). A vrai dire on se demande comment tout cela est humainement possible. A lire bien au chaud dans son canapé : le passage sur la nage en piscine pieds et poings liés...

On y découvre ce qui guide ces gendarmes pas comme les autres : une certaine idée de la France, une solidarité à toute épreuve, et un grand sens de l'humour.

Au final, Daniel Cerdan nous livre un témoignage très émouvant de son quotidien de gendarme et de simple...héros.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Biographie, Histoire & Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : daniel cerdan, gign, action, témoignage, calmann lévy |

dimanche, 24 octobre 2010

Orgueil et préjugé - Jane Austen

La plus merveilleuse histoire d'amour jamais écrite.jane austen.gif

Pride and prejudice, ou Orgueil et préjugé, c'est le livre ultime. Le livre que je lis et relis, dans une langue puis dans l'autre, chaque année ou presque.

Pas d'effusions, pas de grandes déclarations, de clairs de lune ou de chants d'oiseaux, ici l'amour est espéré, effleuré, au mieux deviné. La tension romantique est permanente, on retient son souffle, on relit trois fois les meilleurs passages.

Le temps s'étire dans la campagne anglaise, et nous partageons le quotidien oisif de familles locales, ou londoniennes récemment implantées, dans lesquelles nos héros évoluent. Les mois se succèdent et nous partageons leurs bals, leurs après-midi champêtres, leurs tea parties...

Mais cette quiétude apparente tranche avec la violence des sentiments sous-jacents.

Avec Elizabeth Bennet et Mark Darcy, Jane Austen a créé deux personnalités vibrantes, qui se repoussent et s'attirent comme des aimants. Le roman s'appelait First impression avant d'être retravaillé par Jane Austen une fois adulte, et tout est là. Tomber amoureux c'est faire tomber les barrières. Il faut abandonner une part de maîtrise et oublier ce qu'on croyait savoir. C'est ce contre quoi nos héros tentent de se dresser, pour garder le contrôle de leurs illusions. En vain. Et lorsqu'ils s'aperçoivent de leur aveuglement, il leur faut encore combattre un dernier rempart : la fierté.

Si vous voulez voir une adaptation de ce roman, préférez la version de la BBC (1996) avec Colin Firth et Jennifer Ehle. Elle dure 6h, et chaque minute est à savourer.

Et pour la petite histoire, le scénario de Bridget Jones' diary de Helen Fielding est largement inspiré de ce roman. Le héros s'appelle d'ailleurs Darcy, et dans le film il est également joué par Colin Firth !

Ne vous refusez pas ce bonheur, lisez-le.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature classique, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jane austen, amour, angleterre, xixème, romantique, bridget jones' diary, motifs |

Paris je t’aime – Myriam Thibault

Paris je t'aime.jpgParis je t'aime... Voilà un livre que j'aurais pu écrire, ou plutôt, un titre que j'aurais pu donner à l'un des mes futurs ouvrages.

Il m'a fallu deux heures à peine pour dévorer ce recueil de nouvelles, qui insuffle une grosse bouffée d'oxygène entre deux romans plus sombres.

Véritable déclaration d'amour à la capitale, cet ouvrage séduira tous ceux qui partagent ce sentiment.

Comme Myriam, ses personnages rêvent de s'installer à Paris (quand ils n'y vivent pas déjà). Et tous les motifs justifient cette obsession : amour, travail, famille ou juste pour le plaisir de faire corps avec la ville lumière.

On reconnaît les lieux, on croit avoir croisé les mêmes passants, les destins semblent familiers... Un sentiment de déjà-vu qui confirme combien le ton est juste.

Myriam Thibault n'a que 16 ans et vit à Tours. Elle tient un blog de critique littéraire et aime Paris. Bref, à part l'âge et le thème du blog, nous avons de nombreux points communs!

Si vous aimez Paris et souhaitez encourager un jeune talent, plongez-vous dans ce nouveau roman.

 

Écrit par Tamara Writes dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : myriam thibault, paris, editions léo scheer |

vendredi, 15 octobre 2010

Cantique de la racaille - Vincent Ravalec

Cantique-de-la-racaille.jpgSouvent, c'est en lisant des articles sur la parution de la suite d'un roman, que j'apprends qu'il existe un premier tome. C'est le cas de Cantique de la Racaille, un titre que j'ai découvert au moment de la sortie de l'Opus 2.

Au premier abord, Gaston, le héros, ne correspond pas vraiment à mon type d'homme. Magouilleur de bas étage, il vit de petits délits, travaille pour des criminels plus ou moins gros, et fréquente une ribambelle de laissés-pour-compte, en marge de la société. Marie-Pierre, sa compagne, est "canon", mais mineure : il l'a prise en stop au bord d'une route de campagne, un soir de pluie.

Et puis finalement, même si Gaston n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, et même si sa morale semble parfois douteuse, il porte en lui une rage de réussir qui force l'admiration. On se prend d'affection pour le personnage au grand coeur, on loue son ambition. Et on croise les doigts pour qu'il s'en sorte enfin, bien que son affaire soit loin d'être légale...

C'est ainsi que l'on se réjouit de son ascension sociale fulgurante. En seulement douze mois. Mais, ne dit-on pas que la patience est le courage de la vertu, ou encore, la meilleure des sagesses ? Et à trop fricoter avec les méchants, on se crée des ennemis...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vincent ravalec, racaille, magouilles, paris, criminalité, flamamarion |

mardi, 12 octobre 2010

Dans ma tête - Arnaud Roussel

Dans ma tête.jpgDans la tête de qui? Dans la tête d'Alexandre, 23 ans, handicapé moteur et mental.

Depuis sa naissance, Alexandre n'a jamais quitté le cocon familial. Jusqu'au jour où, il commet une bêtise qu'il ne comprend pas vraiment.

Sur les conseils d'une éducatrice, Alexandre séjourne provisoirement dans un foyer spécialisé, afin de recevoir des soins appropriés.  Là, le jeune homme que tous croient incapable de communiquer avec le monde qui l'entoure, découvre un nouvel univers, rempli de joies, de peines et de peurs...

Il fallait oser. Oser se mettre dans la peau d'un handicapé. Oser lui prêter des propos, des sensations, des pensées et des sentiments... Arnaud Roussel ose. Avec un ton très juste, sans misérabilisme et sans fausse pudeur. Le pari est réussi : on plonge si bien dans la tête d'Alexandre, que l'on finit souvent par oublier que de l'extérieur, il est si différent...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arnaud roussel, les nouveaux auteurs, handicap, foyer |

samedi, 09 octobre 2010

Le Fait du Prince - Amélie Nothomb

Le fait du prince.jpgQue faire si un inconnu meurt d’une crise cardiaque au milieu de votre salon ?

a) Vous ne recevez jamais d’inconnus

b) Vous déplacez le corps sur le palier

c) Vous usurpez l’identité du mort

Amélie Nothomb opte pour la dernière solution, en guise de point de départ à son roman Le Fait du prince.

Baptiste Bordave, parisien plus qu’ordinaire, ne voit aucun inconvénient à troquer son quotidien insipide pour celui d’Olaf Sildur. Au contraire. Le mystérieux suédois qui vient de rendre l’âme chez lui a les poches remplies d’argent liquide, conduit une Jaguar et vit à Versailles. En homme pratique, Baptiste quitte son domicile avec un objectif : s’accaparer la femme du défunt, qu’il imagine sous les traits d’une jeune et belle scandinave.

Ce livre, drôle et absurde, se lit d’un trait (un aller-retour en métro). Mais je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Le récit compte trop de questions sans réponse, or je n’apprécie le suspense que lorsqu’on n’y met un terme. Sinon, mon sentiment se transforme en frustration, comme c’est le cas pour Le Fait du prince. Il se peut également que la portée philosophique du roman m’échappe totalement et je reconnais volontiers mes lacunes en la matière.

Pour info : dans le langage courant, le fait du prince désigne un acte arbitraire du gouvernement, désigne en droit administratif français, une mesure prise par l'administration qui a un impact sur un contrat auquel elle est partie. La théorie du "fait du Prince" prévoit que le cocontractant de l'administration a alors droit à une indemnisation intégrale des frais causés par cette mesure, si cette mesure a perturbé la réalisation des travaux prévus par le contrat. (Wikipédia)

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : amélie nothomb, identité, usurpation, albin michel |

 
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