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vendredi, 31 décembre 2010

My Little Paris, le Paris secret des Parisiennes

Mylittleparis.jpgJe n'ai pas résisté... Pour Noël, je me suis (entre autre) offert le premier livre de l'excellent site My Little Paris.

Tous les bons plans du site, sont désormais disponibles dans un bel ouvrage : le meilleur endroit pour bruncher en hiver, des restos ultra confidentiels, la carte des stocks secrets des marques de luxe, comment assister à une messe de gospel, comment érotiser une soirée parisienne... Le tout avec des illustrations de Kanako.

Ce n'est pas mon livre de chevet, mais il reste en permanence sur mon bureau! Un seul regret : en tant que lectrice assidue de leur newsletter, je connaissais déjà 90% des adresses...

Mais bon, ça n'empêche pas de montrer la vidéo ci-dessous, qui donne un avant-goût du contenu.

Écrit par Tamara Writes dans Guide pratique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : my little paris, éditions du chêne, paris, guide, secret, mylittleparis.com, kanako |

lundi, 27 décembre 2010

Confidences à Allah - Saphia Azzeddine

Confidences à Allah.jpgEntretenir une conversation avec Dieu présente plusieurs avantages : Il est disponible partout et à toute heure ; Il offre toujours une oreille attentive ; Il ne coupe pas la parole ; Il ne contredit jamais, etc. Toutes ces raisons expliquent pourquoi Jbara (une petite bergère crasseuse, malodorante et pourtant, extrêmement belle), apprécie tant ses monologues avec Allah.

Tandis qu’elle s’adresse à Dieu (et au lecteur), Jbara raconte avec humour sa quête d’une vie meilleure. Inutile de dire que ses dilemmes sont quotidiens, puisqu’elle bâtit son ascension sociale dans le pêché : son corps devient vite sa seule arme pour goûter à l’inaccessible « rêve l’mirikan » (ou "rêve américain" sans l'accent).

Malgré la naïveté apparente des propos, les raisonnements de Jbara mettent le doigt sur des problématiques dignes de créer la polémique lors de débats érudits. Dieu existe-t-il ? En quoi les lois divines seraient-elles plus justes que celles des hommes (et vice versa) ? Certains ne devraient-ils pas bénéficier de circonstances atténuantes ? Du coup, ses interrogations nous interpellent. On se demande si on a le droit de juger, ce que nous aurions fait à sa place.

Croyant ou non, chacun de nous a une conscience, si bien que l’on en vient forcément un jour à exprimer ce type de confidences, quel qu’en soit le destinataire.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : saphia azzeddine, editions léo scheer, conversation, dieu, allah, prostitution |

vendredi, 24 décembre 2010

White Palace - Glenn Savan

couv_WhitePalace.jpgVoilà un roman que je n’aurais pas lu si on ne me l’avait pas mis entre les mains. Jamais remarqué en librairie, jamais entendu parler de l’auteur, mais quelle découverte ! Moi qui adore la littérature américaine surtout lorsqu’elle décortique les travers de la société, j’ai été servie.

White Palace, c’est l’histoire d’une passion amoureuse aussi intense que bancale. Un soir de cuite, Max rencontre Nora dans un bar miteux. Elle le magnétise. En quelques heures, il va la désirer plus que tout, malgré son physique «hors norme» (pour vous donner une idée je l’ai imaginée telle une héroïne du dessinateur de BD Robert Crumb).
Le truc, c’est que Max est jeune, bourgeois et cultivé, alors que Nora est tout droit issue d’une famille que l’on peut qualifier de « white trash ». Elle a la quarantaine passée, est divorcée et serveuse dans un fast food. L’auteur va alors décrire par le menu détail comment les différences sociales s’immiscent dans leur relation amoureuse.

J’ai plongé dans cette histoire sans m’en rendre compte, comprenant les états d’âme de Max, m’identifiant parfois à Nora. Glenn Savan est vraiment talentueux, il vous embarque dans le récit sans vous ménager, à grand renfort de personnages secondaires tous plus réussis les uns que les autres. La critique sociale est sévère et invite à la réflexion.
C’est une lecture un peu glauque même s’il est question de sentiments amoureux. Mais j’ai fini ce livre il y a maintenant quinze jours et j’y pense encore…

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : glenn savan, sexe, babel, missouri, amour |

mercredi, 22 décembre 2010

Les Lectrices and the City aiment « Sur les murs de Paris… »

blog_moi_paris.png

Pour l’anniversaire de notre amie et blogeuse Sheily, nous avons décidé de lui donner un coup de pouce dans sa course pour devenir l’une des blogueuses officielles du site Paris.fr

Ainsi, nous vous invitons à vous inscrire et à voter pour son super projet de blog d’art urbain « Sur les murs de Paris », en cliquant sur le lien BlogMoiParis (créer un compte n'engage à rien et vous prendra 2 secondes).

Merci pour ce chouette cadeau!

Écrit par Tamara Writes dans Challenges, concours & Tags | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : blogmoiparis, concours, blog, paris |

lundi, 20 décembre 2010

Peau de caniche - Dominique Zehrfuss

zehrfuss-peau-de-caniche3.gifCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/peau-de-caniche-dominiq... 

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dominique zehrfuss, famille, tunisie, modiano, femme, enfance, mercure de france |

vendredi, 17 décembre 2010

Aya de Yopougon, Tome 6 - Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Aya de Yopougon Tome 6.jpgEt de six ! Marguerite Abouet et Clément Oubrerie viennent de publier le sixième tome des aventures d’Aya, une brillante étudiante en médecine qui vit à Abidjan, dans le quartier populaire de Yopougon.

Comme toujours, j’ai lu cette bande-dessinée avec le sourire aux lèvres, notamment en raison du vocabulaire imagé et décalé du français ivoirien. Entre les termes fraîches gos (ou freshies), pour désigner les « jolies filles », ou encore l’expression ton dos est glacé (« tu te prends pour qui ? »), il y a de quoi y perdre son ivoirien. Que les non initiés ne s’effraient pas : on retrouve un lexique à la fin de chaque volume.

Outre l’humour et le voyage dans l’espace, Aya offre également un voyage dans le temps. Le récit se déroule dans les années 70, une période où il faisait bon vivre en Côte d’Ivoire, le pays étant alors symbole de prospérité et de stabilité. Ainsi, on perçoit entre les bulles une note de nostalgie, loin des affrontements actuels entre les militants de Laurent Gbagbo et ceux d’Alassane Ouattara.

La chronique sociale reste en effet très présente, puisque Aya permet de découvrir le quotidien des ivoiriens à partir de trois points de vue : celui d’Aya et de son entourage, qui n’ont jamais quitté le pays ; celui d’un ivoirien de retour en Côte d’Ivoire, qui tente désespérément d’abuser de la crédulité de certains de ses concitoyens après son « expérience française » ; et celui d’un ivoirien installé à Paris, qui découvre petit à petit que l’Eldorado français n’existe pas.

Enfin, je pense qu’une BD française qui raconte l’Afrique avec un ton aussi juste mérite qu’on s’y attarde quelque peu.

Écrit par Tamara Writes dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marguerite abouet, clément oubrerie, côte d'ivoire, yopoungon, gallimard |

lundi, 13 décembre 2010

Bifteck - Martin Provost

bifteck.jpgUne jolie fable au pays des côtelettes et des faux-filets.

Je voulais lire une petite nouvelle sympa, distrayante et surtout, surtout, pas cérébrale (il faut savoir faire des pauses). J'ai été servie.

André Plomeur, né boucher-charcutier comme d'autres naissent notaires, est un garçon un peu gras, un peu quelconque, mais très doué. Très doué pour faire chanter la chair des femmes. Son don un peu particulier fait rapidement la fortune du commerce familial, dans lequel toute la gente féminine quimpéroise se presse et s'affole, un peu comme le Zohan dans son salon de coiffure à New York (d'autant que les hommes manquent en 1915). Sauf que notre amant de génie se retrouve vite à la tête d'une ribambelle de marmots (et oui, les maris sont de retour en 1918...), qu'il va décider d'élever seul, trop heureux de donner de l'amour et un sens à sa vie.

Commence alors une épopée onirique sur terre, en mer et sur une île imaginaire qui vaut le détour. Martin Provost nous livre ici une jolie fable sur le don de soi et j'ai passé un bon moment avec ses héros, mais malheureusement la fin se termine un peu en queue...en tire bouchon.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : martin provost, famille, fable, voyage, humour |

vendredi, 10 décembre 2010

La Religion – Tim Willocks

La religion.jpegAttention, choc littéraire !

N’étant pas rompue aux romans historiques, qui éveillent en moi des images poussiéreuses d’histoires aussi longues que complexes et qui n’ont pour véritable objet (bien que caché) que de remédier aux lacunes d’un lecteur nécessairement inculte, c’est un peu fraîchement que j’ai accueilli ce livre, et ce d’autant plus que je ne l’avais pas choisi.

Et pourtant, c’est probablement l’un des trois ouvrages les plus captivants que j’ai eu l’occasion de lire cette année, une vraie révélation. Exit les préjugés : on entre dans La Religion dès les premières lignes d’un récit qui réussit l’exploit de tenir le lecteur en haleine pendant 800 pages tout en lui offrant une véritable leçon d’histoire, comme ça, l’air de rien.

Le héros, Matthias Tanhauser, sorte de croisement entre Antonio Banderas et Romain Duris (en tout cas, c’est comme ça que je l’imagine), accepte d’aider une belle jeune femme dans une périlleuse mais noble quête qui les mènera jusqu’à Malte, où les moines-chevaliers s’apprêtent à vivre un siège sans précédent, dont nul ne sortira épargné. C’est là que la petite histoire rencontre la grande et que l’intrigue épouse le décor. Le récit, qui ne laisse aucun répit au lecteur, est trépidant, l’histoire d’amour est romanesque, le propos est cru et la précision historique chirurgicale.

La quatrième de couverture indique que « James Ellroy a transfiguré le thriller, Stephen King a réinventé le roman d'horreur. Avec La Religion, Tim Willocks renouvelle le roman historique ». Sur le coup, je trouvais ça un peu commercial. Finalement, c’est peut-être en-deçà de la vérité…

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : religion, tim willocks, editions sonatine, moine, chevalier, amour |

mardi, 07 décembre 2010

Le Jour du Roi – Abdellah Taïa (Prix de Flore 2010)

Abdellah-Taia-remporte-le-prix-de-Flore-2010-pour-Le-jour-du-Roi_reference.jpgDeux adolescents. Omar, le pauvre, et Khalid, le riche. L’un souhaiterait être l’autre. L’autre ne s’imagine pas bien différent de son ami. En apparence...

Dès les premières lignes, tandis qu’Omar rêve de sa rencontre avec le roi, le statut social se révèle être la principale angoisse du jeune garçon. On devine d’ores et déjà les graines de la jalousie qui germera au fil des pages. Ce dont on ne se doute pas, c’est de la dimension subversive de l’histoire qui va suivre.

Brisant les tabous religieux et culturels, Abdellah Taïa dresse un portrait critique et inattendu du royaume d’Hassan II. Un portrait dans lequel les musulmans consomment de l’alcool, l’adultère dicte sa loi, les mères de familles se prostituent et l’homosexualité est suggérée. Entre croyances religieuses et mystiques, les riches tiennent les rênes du pouvoir, opprimant les pauvres acculés aux pires malheurs.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française, Prix littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abdellah taïa, seuil, amitié, maroc, adolescents |

vendredi, 03 décembre 2010

Sheila Levine est morte et vit à New York – Gail Parent

sheila-levine1.jpg

Sheila Levine, trentenaire célibataire, est issue d’une famille juive new-yorkaise où le mot d’ordre est « trouve un mari à la Fac après ce sera plus dur ». Évidemment à 30 ans elle n’est toujours pas mariée et le but unique de sa vie est de trouver le mari juif qui rendra sa mère heureuse. Mais pour cela il faut être un peu plus mince, moins frisée, avoir le nez plus fin… Comme elle voit que ce n’est pas gagné, elle décide d’organiser son suicide et la longue lettre d’adieu qu’elle écrit pour expliquer son geste compose le roman.

C’est écrit comme un journal intime, la lecture est vraiment aisée. Et si le propos paraît un peu simple ou déjà-vu, Gail Parent manie parfaitement l’autodérision, c’est donc très, très drôle. J’ai beaucoup ri à la lecture de ce bouquin (attention cependant il faut apprécier l’humour noir).

Ecrit en 1972, alors qu’on ne parlait pas encore de « chick lit », ce livre n’a à mon sens pas du tout vieilli. Et puis pour moi, Sheila a finalement trouvé le mari idéal, l’a suivi à Londres et a eu une fille : Bridget Jones !!

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gail parent, rivages, new york, bridget jones, chick lit |

 
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