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mercredi, 31 août 2011

Quelques lignes avec... Thomas Raphaël

Nous inaugurons cette rubrique d'interview avec Thomas Raphaël, l'auteur de La Vie commence à 20h10 que nous avons lu avant les vacances. Merci à lui de se prêter à cet exercice !
THOMAS-RAPHAEL.jpg
L&C : Commençons par le plus naturel en cette fin août. Quelles ont été vos lectures de l'été ?

TR : J’ai lu Marco Polo, de Gary Jennings, un livre qui ne me ressemble pas du tout. Mais il y a plein de scènes érotiques dedans alors je l’ai dévoré. J’ai lu La Synthèse du camphre, un premier roman qui me hante encore. (Arthur Dreyfus n’a que 25 ans ! Je suis jaloux !) J’ai lu L’Objet de mon affection de Stephen McCauley, qui m’a fait beaucoup pleurer. J’ai relu Bossypants de mon idole Tina Fey, qui me fait toujours rire. J’ai eu un gros coup de cœur pour Les Chaussures italiennes, de Henning Mankell – attendez, Sandie, l’attachée de presse de Flammarion, me dit dans l’oreillette d’arrêter là car ma liste est bizarre, j’ai un problème de ligne éditoriale.

L&C : Le mois de septembre s'annonce comme toujours chargé d'actualité littéraire. Avez-vous des attentes particulières ? 

TR : Je n’aime pas l’idée de la rentrée littéraire et des livres qu’on a deux mois pour avoir lus car je suis un lecteur totalement désorganisé libre. Par ailleurs, contrairement à la pratique au mois de septembre, je crois au droit universel des livres à avoir une jolie image sur la couverture – je suis sérieux.

L&C : En règle générale, que lisez-vous ?  Quel auteur nous recommanderiez-vous ?

TR : Sur une île déserte, ce sont les livres de David Sedaris que j’emporterais. Comment ça c’était pas la question posée ?

L&C : Avez-vous déjà eu un choc littéraire ?

TR : A ce jour, en audiolivre dans mon bain, j’ai écouté Naked de David Sedaris trois cent cinquante quatre fois. Je prends des bains juste pour écouter David Sedaris. Il paraît qu’il n’y aura plus d’eau en Europe en 2050. C’est à cause de moi – et de David Sedaris.

L&C : Nous venons de clore notre série de l'été sur les lectures de notre enfance et de notre adolescence. Quel(s) livre(s) vous a/ont le plus marqué étant enfant, puis adolescent ?

TR : Quand j’étais ado, j’ai aimé tous les livres de Colette. Elle a tout ce que j’aime : la finesse, le style, et la gourmandise.

Thomas Raphaël 1.pngL&C : La Vie commence à 20h10 a été édité chez Flammarion au printemps. C'est un beau démarrage. Comment avez-vous vécu sa sortie ? 

TR : Le site Amazon a une fonctionnalité sadique : sur la page de chaque livre, et donc du mien aussi, il y a un classement en fonction du nombre de ventes qui évolue en temps réel. En temps réel. Dans la même journée, votre livre peut passer de 500 à 34 000. C’est horrible. 

Par conséquent, j’ai pris la décision de faire installer par mon copain sur le site d’Amazon un système de verrou parental.

(Je ne l’ai pas encore fait, alors si vous allez commander le livre là tout de suite, il montera automatiquement de plusieurs milliers de places dans le classement, vous verrez ce sera très amusant, et moi ça me rendra heureux.) 

L’autre problème, sinon, quand on vous donne un livre que vous avez écrit, c’est que vous l’avez déjà lu (NDLR : l'auteur bosse dans la télévision, et Thomas Raphaël est son pseudonyme).

L&C : Avez-vous déjà un deuxième roman en tête ou en route ?

TR : Avec la publication de La Vie Commence à 20h10, j’ai découvert quelque chose que je n’attendais pas : la spontanéité des lecteurs. Je ne m’attendais pas à recevoir autant de petits messages, si fins et si gentils. Un mail, en particulier, m’a touché, de Marion, 17 ans. Sa méchante tante l’a forcée à lire La Vie Commence à 20h10, alors qu’elle ne lisait jamais. Au final, me dit Marion, elle a versé une larme et elle a regretté que le livre « ne fasse que cinq-cents pages »…Et depuis elle a envie de lire plein d’autres romans.

Marion, comme pas mal d’autres lecteurs, m’a demandé aussi s’il y aura une suite. En fait, oui, Sophie me manque de plus en plus et j’ai envie de savoir ce qu’elle devient... Et Julien, et Annie, et Mohamed… 

Ce sont les retours des lecteurs et des blogueurs qui me donnent envie de continuer. Ils ont exactement l’effet inverse d’une cigarette : à chaque mail de lecteur que je reçois, mon espérance de vie est prolongée d’un quart d’heure. Et je fume même pas ! Alors imaginez…

Merci Thomas et à bientôt !

NB : notez le joli portrait de Thomas Raphaël par l'illustratrice Margaux Mottin dont nous avons déjà parlé ici (La Théorie de la Contorsion) et ici (J'aurais adoré être ethnologue) 

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Auteurs, Quelques lignes avec... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : flammarion, thomas raphaël, plus belle la vie, interview, premier roman |

lundi, 29 août 2011

Un été à Saint Tropez - Elizabeth Adler

saint trop.jpgUne lecture de vacances par excellence.

Ce roman contient de tout : du policier, de la romance, de l'humour  et du tourisme. Même un peu Club des 5 sur les bords. Un vrai fourre-tout, mais vraiment sympathique ! De la Californie à la Côte d'Azur et au Var, on suit les aventures estivales d'une petite troupe improbable.

La situation de départ est d'ailleurs excellente : une petite dizaine de vacanciers américains et anglais de tous âges et qui ne se connaissent pas louent sans le savoir la même villa à Saint-Tropez. Ils sont victimes d'une escroquerie et l'agent immobilier s'est fait la malle avec le magot. La villa n'est pas habitable (voire hantée !).

Commence alors une série d'événements (vol d'oeuvres d'art, meurtre, traque, etc.) qui va souder le groupe pour notre plus grande joie.


Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire pour prolonger un peu vos vacances...

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature étrangère, Policier, Voyage & Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elizabeth adler, belfond, saint tropez, vacances, soleil, art |

vendredi, 26 août 2011

Lectures de notre adolescence - La Lampe ardente - DELLY

DellyQuand j'étais adolescente, j'étais friande des Delly, ces romans à l'eau de rose du début du siècle dernier, que ma maman dénichait pour moi dans les brocantes.

J'adorais ces histoires d'amour désuètes entre (c'était toujours la même intrigue) une jeune fille pieuse, douce et pauvre et un jeune homme dur, malheureux et riche.

J'adorais rêver sur ces pages et j'en ai gardé un souvenir ému. Jusqu'à ce que j'en relise un ce mois-ci, maintenant que je suis une femme active, mariée et maman. Quelle douche froide !

J'ai découvert la perversion de lire de tels romans à un âge où l'on forme sa personnalité, j'ai pris conscience de tous les dommages collatéraux que ces romans avaient engendrés chez moi... J'ai en effet mis du temps à me défaire de ces idéaux dépassés, de ces schémas surannés. J'avais une vision du couple totalement biaisée, et m'en défaire a été un effort conscient.

Aujourd'hui je conseille à toutes les jeunes filles de fuir ces romans comme la peste, elles risqueraient de passer à côté de leur vie.

Édité chez Tallandier, 1939

lundi, 22 août 2011

Lectures de notre adolescence - L'Esprit de famille - Janine Boissard

livre de poche, janine boissard, la marette, familleEn 4ème (ou 3ème? oh la la ça me semble si proche et si loin en même temps) ma prof de français avait dressé une liste de romans à lire pendant les grandes vacances. Parmi ceux-ci il y avait L'Esprit de famille de Janine Boissard (en 6 tomes), qui selon elle se bouquinait avec un chocolat et des tartines... Ça m'avait convaincu, et surtout j'avais trouvé la série complète à la médiathèque. Je ne me rappelle pas toutes les intrigues, mais juste que pour l'ado que j'étais, c'était parfait.
Cette saga familiale racontait la vie de quatre soeurs adolescentes au début des années 80 : les relations avec les parents, les premiers amours et grandes déceptions... C'est très léger, construit comme une bonne série TV. Je les ai dévorés!

Écrit par Noémie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : livre de poche, janine boissard, la marette, famille |

vendredi, 19 août 2011

Lectures de notre adolescence - Journal d'Anne Frank et Des cornichons au chocolat de Philippe Labro

Difficile de se rappeler les premières « vraies » lectures, les marquantes, celles qui, à un âge où les livres ne sont souvent pas une priorité (en tout cas moins que d’aller au Etam du Forum des Halles ou de boire un café - avec six sucres - pour huit pendant trois heures…). Et pourtant, il me semble que ce sont elles qui réveilleront plus tard l’envie de lire, pour retrouver cette sensation de plaisir au fur et à mesure que se tournent les pages d’un livre que l’on se surprend à aimer.

Deux livres ont principalement marqué mes années de collège, deux livres qui forment une sorte de grand écart littéraire, et qui ont teinté mes goûts, pour toujours probablement.

anne frank,philippe labro,le livre de poche,adolescence,émois,guerre,famille,filleAnne Frank évidemment, dont le Journal m’a à la fois bouleversée et fascinée : la vie d’une jeune fille de treize ans, comme moi à l’époque, avec des préoccupations comparables aux miennes (l’avenir, les garçons, les copines, le cercle familial…) mais dans un univers tellement éloigné et incompréhensible pour l’adolescente que j’étais (la guerre, l’étoile jaune, le confinement à l’Annexe pendant des années, le nazisme, la délation, la déportation et la mort à 15 ans au camp de Bergen-Belsen, trois mois seulement avant sa libération). C’est certainement grâce à Anne Frank que j’ai lu Si c’est un homme, Vichy un passé qui ne passe pas ou plus récemment Les Bienveillantes. Et quelle émotion lorsque je suis allée visiter la cachette de la famille Frank à Amsterdam !

anne frank,philippe labro,le livre de poche,adolescence,émois,guerre,famille,filleA l’autre bout de l’échiquier, on trouve Des Cornichons au chocolat de Philippe Labro, où l’histoire de Stéphanie, 13 ans aussi, de son chat Garfunkel (en hommage, évidemment, au duo partiellement éponyme que je vénérais déjà), des premières boums, des premières règles, des premiers flirts, des premières engueulades avec les parents, des premières menaces de divorce… Beaucoup plus proche de moi qu’Anne Frank, je lisais son quotidien nettement plus déluré que le mien avec un plaisir un peu coupable… Et c’est probablement Des Cornichons au chocolat qui m’ont rapidement conduite à lire des livres tels que L’Herbe bleue, Moi Christiane F., 13 ans droguée, prostituée et puis, plus tard, Les Chroniques de San Francisco.

 

lundi, 15 août 2011

Lectures de notre adolescence- La Bicyclette bleue de Régine Déforges

Pour la jeune fille que j'étais, La Bicyclette bleue symbolisait le summum de la littérature érotique (et oui, il en faut peu pour émoustiller une innocente). Je rêvais d'épouser un homme aussi viril que François Tavernier, tout en enviant la sensualité de Léa et son appétit pour la chair (tout mon contraire). Inutile de dire que j'ai lu tous les tomes de cette saga de Régine Déforges.

LA BICYCLETTE BLEUE FAYARD.gif

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : régine déforges, fayard, guerre, amour, passion, famille |

vendredi, 12 août 2011

Lectures de notre enfance - L'Oiseau de pluie - Monique Bermont et Kersti Chaplet

Concernant les lectures de la petite enfance, après émilie j'ai un autre fort souvenir: L'Oiseau de pluie. Un joli petit album dont j'aimais beaucoup les illustrations et qui est en fait un conte africain sur l'importance de la liberté. Ces histoires d'Afrique, de grand sage et d'oiseau majestueux capable de la pluie ou du beau temps me fascinaient.

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Écrit par Noémie dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : flammarion, père castor, monique bermont, kersti chaplet, afrique |

lundi, 08 août 2011

Lectures de notre enfance - Un jour de bonheur de Pearl Buck, illustré par Marcel Marlier

Pearl Buck, Marcel Marlier, Casterman, enfance, voyage,Japon Après avoir réfléchi, si je ne devais retenir qu’un seul ouvrage de mes années d’école primaire, alors je choisis Un jour de bonheur. Ce livre est mon prix de fin de d’année de CE1, c’est la maîtresse Madame Gars, qui me l’a donné. Il raconte l’histoire de deux petites filles qui embarquent avec leur maman dans un bateau à destination… du Japon (et oui, première édition en 1960 !). Elles s’appellent Jane et Nora, et l’une est aussi calme et brune que l’autre est turbulente et blonde. Arrivées à destination, elles rencontrent un vieux Monsieur qui va leur faire découvrir les merveilles du Japon.

C’est en ressortant ce livre (que j’ai précieusement conservé) que j’ai compris pourquoi il me plaisait tant… L’illustrateur n’est autre que Marcel Marlier, le « papa » de Martine ! Et comme je l’expliquais il y a quelques jours, Martine est si belle qu’elle était une véritable icône à mes yeux… Ce livre me fait également penser très fort à mon père qui, pour m’aider dans mes premiers pas de lectrice, a lu un chapitre avec moi tous les matins de l’été 1984 !

J’ajouterai enfin que ce n’est que tout récemment que j’ai découvert que l’auteure, Pearl Buck, a été la première femme à se voir décerner le Prix Pulitzer en 1932 et qu’elle a aussi reçu le Prix Nobel de littérature en 1938.

Écrit par Mélanie dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pearl buck, marcel marlier, casterman, enfance, voyage, japon |

vendredi, 05 août 2011

Lectures de notre enfance - Après la pluie le beau temps - La Comtesse de Ségur

Quand on parle de littérature jeunesse, une des plus belles références citées est bien souvent la Comtesse de Ségur. Tamara vous en a d'ailleurs parlé récemment !

A l'ombre de ses romans les plus connus (Les Petites filles modèles, Les Malheurs de Sophie ou encore L'Auberge de l'ange gardien), il y a celui que j'ai préféré enfant : Après la pluie le beau temps. Outre les ressorts classiques (l'enfance, les bêtises, l'autorité des adultes, le cercle familial, la campagne, le chagrin, etc.) s'en trouve un autre qui m'a parlé dès mon plus jeune âge : la romance.

Ah, l'infâme Georges ! Ah, le beau Jacques...

segur,enfance,petites filles modeles

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature classique, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : segur, enfance, petites filles modeles |

lundi, 01 août 2011

Lectures de notre enfance - Les Petites filles modèles - La Comtesse de Ségur

Malgré ma peau noire et mes cheveux crépus, je m'imaginais sans la moindre hésitation me fondre parmi les personnages des Petites filles modèles. La Comtesse de Ségur maniait cette féerie de l'enfance d'une plume si magique, qu'après cette première lecture, j'ai dévoré toute son œuvre avant la fin du CE2.

LES PETITES FILLES MODELES.jpg

Écrit par Tamara Writes dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : la comtesse de ségure, enfants, sages, hachette |

 
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