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lundi, 30 janvier 2012

Miso soup - Ryù Murakami

Picquier poche, Japon, meurtres, prostitution, sociétéMaintenant ce billet est disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/miso-soup-ryu-murakami/

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : picquier poche, japon, meurtres, prostitution, société |

Commentaires

Ouch, ça a l'air un peu glauque en effet...
Mais as-tu déjà essayé l'autre Murakami (Haruki)? Pour moi, "Kafka sur le rivage" est un de ses meilleurs romans. C'est magnifique. Une plongée poétique et subtile dans la littérature japonaise.
Célestine :)

Écrit par : Célestine | lundi, 30 janvier 2012

@Célestine : le problème n'est pas le "glauque", pour lequel j'ai une prédiléction certaine, que le "gratuitement glauque", que je trouve inutile s'il ne sert pas un propos. Quant à l'autre Murakami, les deux tomes de 1Q84 attendent sagement sur les rayonnages de ma bibliothèque. Mais peut-être n'aurais-je pas dû céder aux siènes de la rentrée littéraire et tenter "Kafka sur le rivage"...

Écrit par : Mélanie | lundi, 30 janvier 2012

Mélanie!!! Tu pourrais mettre des lignes et des lignes de smileys, ça n’excuse en rien la légèreté de ta conclusion: le « roman japonais » ne se limite heureusement ni à Miso Soup, ni à Ryu Murakami qui est un des auteurs les plus sombres qu’il m’ait été donné de lire, et l’un des plus fulgurants – par moments. Ses principaux défauts? Être prolifique, avoir du mal à se réinventer depuis ses chefs d’œuvre de début de carrière (Cf. « Bleu presque transparent » & « Les Bébés de la Consigne Automatique »), alterner le très bon (« Parasites ») et le passable (« Lignes », « Miso Soup »). Son style s’inscrit dans une sorte de tradition japonaise de la narration, poussée à l’extrême: la contemplation succède à la fureur, la violence à la quiétude, avec une déroulement lent, inéluctable, vers un dénouement qu’on attend grandiose et qui tient en général du pétard mouillé. Murakami Ryu serait plus à rapprocher d’un Maurice G. Dantec par rapport à ses angoisses technologique et consumériste, ses bouffées de violence, avec en toile de fond une société japonaise séculaire dont le délitement semble sans fin. Bref, il a senti un peu avant les autres le vent venir, et rien que pour ça il mérite un peu de considération.

La création nippone est un phénomène bizarre, car les auteurs japonais ont toujours eu du mal à comprendre leur succès en dehors de l’Archipel. Ils n’écrivent, ni ne filment « pour l’export ». Et rentrer dans leur univers demande pas mal d’efforts, la gap culturel étant plus important qu’avec les cousins d’Amérique. Libre à chacun d’aimer ou pas, mais le Japon regorge d’auteurs talentueux (romans, nouvelles, mangas…), au premier rang desquels un autre Murakami, Haruki de son prénom. Chez lui, l’analyse sociale passe par le surréalisme, la mélancolie, la poésie. Une toute autre école.

Enfin il existe une série de bouquins, Anthologie des nouvelles japonaises contemporaines, de 1945 aux années 2000, qui donne un aperçu plutôt intéressant de ce que peut être « le roman japonais »

Quand tu veux pour en débattre autour d’une chouquette light :) )

Écrit par : Arnaud | lundi, 13 février 2012

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