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lundi, 31 octobre 2011

No Impact Man – Colin Beavan

1018, environnement, écologie, colin beavan, bioPour continuer dans la tendance Bobo de merde, je me suis intéressée au livre de Colin Beavan No Impact Man. Cet américain a décidé durant toute une année de réduire au maximum son empreinte environnementale. Son but : démontrer que chacun peut agir, à son échelle, pour la préservation de la planète.

Il entreprend ce projet un peu fou et radical avec sa femme et sa toute petite fille. La tâche n'est pas facile, car à notre époque et en plein cœur de New-York, ne plus prendre l’ascenseur, supprimer l’électricité (donc le frigo, l’ordinateur, la machine à laver…), consommer local et sans emballage, c'est très très compliqué.

No Impact Man est une sorte de carnet de bord où jour après jour, l'auteur consigne toutes ses démarches pour transformer sa vie mais aussi ses états d'âme et questionnements. Et c'est cela le plus intéressant à mon sens, car ça en fait un livre honnête.
 
On ne va pas se mentir, cela reste un ouvrage dans l'air du temps, bien marketé pour bobo en mal de bio. Mais il est toujours bon de se rappeler dans nos pays occidentaux que le bonheur ne passe pas forcément par la consommation !

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : 1018, environnement, écologie, colin beavan, bio |

vendredi, 28 octobre 2011

Le Troisième secret – Steve Berry

pocket,steve berry,roman,catholicisme,secret,fatima,conspiration,papauté,thrillerEn bonne athée que je suis, c’est avec un peu de circonspection que j’ai commencé la lecture du Troisième secret. L’intrigue se noue en effet autour des trois secrets de Fatima. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent ni la nature, ni même l’existence des deux premiers, je contextualise : en 1917, à Fatima au Portugal, la Vierge apparaît à la jeune Lucia et lui confie trois secrets. Les deux premiers sont rendus publics par le Vatican. Rien ne filtre sur le troisième, avant que Jean Paul II n'en livre en 2000 une « version officielle », immédiatement mise en doute. C’est ce troisième secret, que je ne dévoilerai pas, qui sert de fil conducteur au roman.

Si j’ai eu diverses occasions de lire des romans historiques teintés de religion (La Religion, L’Agneau), c’est la toute première fois que je me lançais dans thriller dit ésotérique. Certes, l’expérience est concluante (merci MT !), mais davantage pour l’aspect ésotérique que pour le thriller. En effet, l’intrigue proprement dite est assez convenue, et pas toujours crédible (un milieu très fermé – le Vatican, des hommes a priori au-dessus de tout soupçon qui s’avèrent de fanatiques meurtriers, un amour interdit, des crimes crapuleux sur d’innocentes victimes, des contrées reculées balayées par le vent…), surtout pour une lectrice aussi rompue que moi à l’exercice du roman policier. En revanche, les coulisses sinueuses et fourbes du Saint-Siège et de la curie, qui occupent une place de choix dans l’histoire, se sont avérées aussi jouissives qu’instructives…

Il convient également de noter que Le Troisième secret a fait l’objet d’une étude documentaire très approfondie, afin de rester au plus près de la vérité et que, dans un souci d’absolue transparence, l’auteur indique dans les dernières pages quels sont les éléments qui ont été romancés.

J’ajouterai que je sais maintenant que Steve Berry compte plus de 6 millions de fans à travers le monde, qu’il est traduit en 41 langues et édité dans 43 pays.

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pocket, steve berry, roman, catholicisme, secret, fatima, conspiration, papauté, thriller |

lundi, 17 octobre 2011

Et ça vous fait rire ? - Hugleikur Dagsson

Hugleikur-dagsson-Et-ca-vous-fait-rire.jpgOu comment rire de ce qui ne devrait pas être drôle.

Quand j'ai feuilleté ce livre au Salon du livre de Paris, je n'ai plus pu le reposer. Il m'avait scotchée, happée.

Il parait qu'en Islande il y a le plus fort taux de suicide du monde. Quand on lit ce recueil de dessins, on comprend mieux d'où vient cet humour plus noir que noir.

La quatrième de couverture est d'ailleurs assez cash, elle annonce clairement la couleur : "En Islande, la nuit dure 19 heures l'hiver, il n'y a pas de nuit l'été, la boisson nationale est la "black death", le plat national est composé de viande de requin faisandée. En Islande, ce livre est un best-seller".

Hugleikur Dagsson nous propose 184 dessins immoraux et amoraux. Des situations chocs dans lesquelles je croise les doigts de ne jamais me trouver. Mais pourtant grinçantes et, j'ai presque honte de l'avouer, tellement drôles !

D'ailleurs je l'ai fait lire autour de moi et les réactions ont été très partagées.

Tous les tabous sont abordés, de la pédophilie à l'accident, en passant par la maladie ou le handicap. Dit comme ça, ça n'est pas très glamour, je vous l'accorde. Mais c'est bien là le talent de Hugleikur Dagsson, mettre le doigt là où ça fait mal.

"Et ça vous faire rire ?" Un titre très adapté. On rit sous cape, un peu honteux de trouver ça drôle. Le titre original était d'ailleurs relativement similaire : "Is it supposed to be funny ?".

Deux petits extraits pour vous motiver :

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© Dagsson. Sonatine 2010

 

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© Dagsson. Sonatine 2010

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans BD, Humour, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sonatine, hugleikur dagsson, humour noir, illustrations, sketchs, grinçant |

lundi, 03 octobre 2011

Le Crépuscule des superhéros – Deborah Eisenberg

deborah eisenberg,points,new-york,etats-unis,nouvelles,société,portraitsVoilà un livre que j’ai entamé dans de mauvaises conditions. La mention « Nouvelles » était si discrète (sur la 4ème de couverture) que je ne l’ai remarquée tardivement. J’ai du revenir plusieurs fois sur les deux premières histoires (que je croyais être des chapitres) pour m’assurer que je n’avais pas sauté de pages.

Une fois que je me suis habituée à la forme, je n’ai pas accroché avec les différents personnages. Ils semblent tous condamnés à la dépression éternelle, telle une peine incompressible infligée à la société américaine depuis le 11 septembre.

Je n’ai pas aimé la « morale » du Crépuscule des superhéros : l’auteure, Deborah Eisenberg, laisse à penser que les superhéros n’existent pas (plus). Or je suis d’humeur à conquérir la planète !

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : deborah eisenberg, points, new-york, etats-unis, nouvelles, société, portraits |

lundi, 26 septembre 2011

Le Goût des pépins de pomme - Katharina Hagena

Gout-des-pepins-de-pomme.jpgUn très joli livre sur la puissance du souvenir.

Quand Iris hérite de la maison de sa grand-mère, elle ne songe d'abord pas à la garder. Mais la maison de Bertha est à elle seule une énorme madeleine de Proust. A chaque porte, chaque robe, chaque pommier, Iris retrouve un peu de la vie d'antan. Sa grand-mère Bertha, sa mère et ses tantes, sa cousine, son amie et elle, ont empli la maison et son jardin de leurs rires, de leurs rêves et de leurs secrets. Des générations de femmes qui ne se comprennent plus aujourd'hui.

Iris plonge dans ses souvenirs à corps perdu, sans réaliser ce qui l'attend. Elle tente de remonter le fil de son histoire et elle découvre les tabous et les non-dits qui la jalonnent. Car Le Goût des pépins de pomme est aussi un livre sur l'oubli, celui de la maladie et celui que l'on s'impose, parce que la vérité est trop dure ou pas assez convenable.

Chaque page de ce livre est imprégnée de senteurs (pommes boscop ou cox orange, baies, lupins, romarin...) et ce coin de campagne dans l'Allemagne du Nord est si charmant qu'il me réconcilie avec les souvenirs que j'en avais. L'auteure (qui a les connaissances d'un herboriste, ou du moins d'un jardinier), ne nous épargne en effet aucune plante, aucune essence d'arbre, de mousse ou de fleur. 

C'est un livre à lire si possible dans une maison de famille ! C'est ce que j'ai fait, et je pense que mon plaisir en a été décuplé.

Si vous aimez ce livre, vous aimerez aussi Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : katharina hagena, Éditions anne carrière, famille, maison, souvenir, enfance, mémoire |

vendredi, 23 septembre 2011

Lipstick Jungle - Candace Bushnell

Livre de poche, Candace Bushnell, femme, pouvoir, argent, amourDu fin fond de ma campagne vendéenne, alors que ma seule préoccupation était de savoir si le temps me permettrait d’aller à la plage, j’ai lu Lipstick Jungle

J’étais en vacances, je voulais une lecture facile… ça a été le cas. Le style de Candace Bushnell est efficace, on tourne les pages sans aucune difficulté.

Mais bon… Je n’ai pas du tout accroché avec l’intrigue : en gros, la vie de Nico, Wendy et Victory, trois new-yorkaises parmi les 50 femmes les plus puissantes de New-York. Et les pauvres chéries sont tellement riches que ça en devient difficile avec les hommes… Wendy a un mari trop intéressé. Victory trouve un mec plus fortuné qu’elle, et vous comprendrez bien que c’est compliqué à gérer. Nico a un jeune amant, ce qui lui pose des problèmes existentiels (tromper c’est vraiment pas bien, surtout avec plus jeune que soi). Un questionnement moral qu’elle n’a plus du tout dès qu’il s’agit de travail, puisqu’elle écrase tout ce qui bouge (surtout des hommes) pour pouvoir gravir les échelons.

Loin de moi l’idée de remettre en cause le « girl power » mais j’ai trouvé ça cliché et superficiel. Je suis vraiment passée à coté de ce roman. Ces histoires de nanas quadragénaires m’ont vite saoulée, presque irritée. Comme quoi, en vacances, la « chick lit » n’est pas forcément une valeur sûre.

Écrit par Noémie dans Chick Lit', Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : livre de poche, candace bushnell, femme, pouvoir, argent, amour, new-york |

vendredi, 16 septembre 2011

La Solitude des nombres premiers – Paolo Giordano

La solitude des nombres premiers.jpgNous évoquions il y a quelques mois les adaptations cinématographique de romans. J’expliquais alors que fréquentant peu les salles obscures, je voyais peu d’adaptations. En revanche, les bandes-annonces me donnent souvent envie de courir en librairie. Ainsi, de même que la bande-annonce m’avait convaincue d’acheter le livre Auprès de moi toujours (Never let me go) de Kazuo Ishiguro, la bande-annonce du film La Solitude des nombres premiers m’a poussée à lire ce best-seller de Paolo Giordano.

La Solitude des nombres premiers… Un titre curieux, aussi étrange que le comportement d’Alice et Mattia. Ces deux adolescents que tout sépare sont liés, sans même s’en rendre compte, par une douleur muette qui les ronge depuis l’enfance. Leur détresse silencieuse touche au point que l’on souhaite les protéger, les pousser à briser la barrière qui les maintient à distance des autres… En vain.

Deux êtres tourmentés, écorchés dans leur âme et dans leur chair, seuls à pouvoir se comprendre et pourtant incapables de pénétrer leur isolement mutuel… C’est beau, c’est simple, c’est poignant.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : paolo giordano, points, amitié, amour, solitude, douleur, italie |

lundi, 12 septembre 2011

La Couleur des sentiments - Kathryn Stockett

jacqueline chambon,kathryn stockett,segregation,racisme,60s,amérique kennedy,mississipi,jacksonJe savais que j'allais adorer ce livre, alors je le réservais depuis 3 mois pour mes vacances. Je l'attendais. Je l'ai dévoré en quelques jours. 

Le sujet principal, c'est celui du racisme et de la ségrégation raciale de l'Amérique des années 60. Pire, dans le Mississipi des années 60. Les bonnes noires versus les maitresses blanches et leurs bébés blancs. Les lois Jim Crow, les lynchages, les injustices, les préjugés, la souffrance, la peur et l'espoir du changement. Aussi l'amitié et le respect de certains, et surtout l'affection réciproque, profonde et inoubliable des bonnes pour "leurs" bébés.

Mais au-delà du racisme (mot qui n'est d'ailleurs écrit qu'une seule fois dans le livre, tant il est une norme), c'est la question de la différence entre deux personnes qui se pose. Sur quoi repose-t-elle ? La couleur, la situation sociale, les croyances, le sexe ?

Que se passe-t-il dans la tête de ces enfants lorsque leur regard change ? Lorsqu'ils acceptent la "limite" qui leur fait voir leur nounou d'un autre œil, qu'ils voient la "différence" entre blancs et noirs ?

Ce roman tisse des liens entre nous et ses personnages, il nous amène à les comprendre dans leurs choix et leurs contradictions. Ils sont dans leur jus, avec leurs rêves et leurs œillères. 

Ce retour aux années 60s, puritaines à souhait, m'a fait frémir. Au delà de la ségrégation, et au travers du quotidien de ces femmes (ce sont elles les héroïnes du roman), on découvre l'hypocrisie des rapports hommes-femmes à l'époque. Serait-il envisageable aujourd'hui de cacher une fausse couche à son mari ou son conjoint, parce que "ça ne se fait pas" ? Déni mis à part, évidemment.

J'ai été captivée par le ton (3 points de vues s'alternent : deux bonnes noires et une jeune femme blanche), l'intrigue (c'est un vrai page turner !) et les personnages très attachants (Aibileen et Minny surtout) de La Couleur des sentiments.

vendredi, 09 septembre 2011

Long week-end - Joyce Maynard

joyce maynard, 1018, etats-unis, adolescenceJe ne connaissais pas Joyce Maynard, c’est  la sortie médiatique de Et devant moi le monde l’année dernière qui a attiré mon attention sur cette auteure... Je l’avais mis dans un coin de ma tête, rubrique « à lire » ! Et puis dans la  pile des (nombreux) livres lus par ma mère j’ai trouvé Long week-end.

Très vite j’ai su que ce roman allait me plaire. J’ai toujours eu un faible pour les histoires racontées par un enfant ou un adolescent. Quand c’est bien fait je trouve que ça apporte beaucoup de fraîcheur à des récits qui pourraient vite être plombants. C’est le cas ici !

Henry, 13 ans vit seul avec sa mère un peu fragile. Pendant le week-end du Labor day (jours fériés aux Etats-Unis, juste avant la grande rentrée de septembre), un prisonnier en cavale va s’immiscer dans leur quotidien bien réglé et changer le cours de leurs vies.

Figure masculine en puissance, Franck va séduire la mère en pleine dépression (on comprend vite pourquoi au fil du récit) et permettre à Henry d’arrêter de grandir trop vite.

L’écriture de Joyce Maynard fait de ce huis-clos une histoire très touchante.

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : joyce maynard, 1018, labor day, adolescence, etats-unis |

lundi, 29 août 2011

Un été à Saint Tropez - Elizabeth Adler

saint trop.jpgUne lecture de vacances par excellence.

Ce roman contient de tout : du policier, de la romance, de l'humour  et du tourisme. Même un peu Club des 5 sur les bords. Un vrai fourre-tout, mais vraiment sympathique ! De la Californie à la Côte d'Azur et au Var, on suit les aventures estivales d'une petite troupe improbable.

La situation de départ est d'ailleurs excellente : une petite dizaine de vacanciers américains et anglais de tous âges et qui ne se connaissent pas louent sans le savoir la même villa à Saint-Tropez. Ils sont victimes d'une escroquerie et l'agent immobilier s'est fait la malle avec le magot. La villa n'est pas habitable (voire hantée !).

Commence alors une série d'événements (vol d'oeuvres d'art, meurtre, traque, etc.) qui va souder le groupe pour notre plus grande joie.


Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire pour prolonger un peu vos vacances...

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature étrangère, Policier, Voyage & Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elizabeth adler, belfond, saint tropez, vacances, soleil, art |

 
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