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lundi, 05 septembre 2011

Rose - Tatiana de Rosnay

rose.jpegMauvaise pioche.

J'ai acheté ce livre sur la foi d'une bonne promotion (on l'a vu partout !) et surtout par l'envie de découvrir cet auteur bestseller (Elle s'appelait Sarah et Boomerang).

Mais j'ai été très déçue. Je pensais m'évader au temps de Nana, du Bonheur des dames et du Ventre de Paris, au temps des artisans parisiens, des ruelles sombres, des bals, des théâtres et des crinolines, et enfin des grands travaux d'Haussmann, de leur magnificence et de leur cruauté... et je suis restée à quai.

Pourtant Tatiana de Rosnay plante bien le décor. Tout est là : descriptions, odeurs, couleurs et sentiments. Même la tragédie ! Mais la mayonnaise ne prend pas.

On sent chez l'auteure un réel plaisir dans son acte d'écriture, mais cela est tellement palpable que c'en devient égoïste. J'aurais aimé partager ce plaisir et j'en suis restée spectatrice.

Rose est une vieille dame qui refuse de quitter sa maison vouée à disparaître, puisque tel en a décidé le tracé du nouveau boulevard St. Germain par le baron Haussmann. C'est à la fois le départ, le corps et la chute de ce roman qui prend la forme d'une longue lettre écrite par Rose à son défunt mari.

Les va-et-vient incessants entre passé et présent, et surtout l'alternance entre la lettre principale et les missives reçues par Rose de la part de ses proches, créent une redondance un peu fatigante. Typique : on apprend une information, elle est ensuite développée quelques pages plus loin, puis largement ré-évoquée dans une lettre reçue par l'héroïne et enfin rappelée au moins une fois, sait-on jamais, les lecteurs sont si distraits. Aïe.

J'ai versé ma larme néanmoins. Mais il est vrai qu'il suffit qu'on évoque devant moi la mort d'un enfant pour que je m'effondre.

Une lecture facile mais sans grand plaisir. Dommage.

vendredi, 02 septembre 2011

Les Prétendants - Cécile David-Weill

Les prétendants.jpgComme toutes les jeunes filles de bonne famille, Marie et Laure Ettinguer se distinguent de leurs semblables par leur éducation. Une éducation qui enseigne l’argent comme une évidence, l’étiquette comme un sacerdoce et le raffinement comme un accessoire capable de parer d’élégance la tenue la plus insignifiante. Telle est l’atmosphère du livre Les Prétendants, de Cécile David-Weill.

Pour empêcher la vente de l’Agapanthe, leur luxueuse maison de famille, les deux sœurs organisent un casting. Elles espèrent ainsi sélectionner des maris suffisamment riches pour s’offrir la somptueuse villa qu’elles chérissent depuis l’enfance. Ainsi, les candidats fortunés défilent à l’Agapanthe. Scrutés sous tous les angles, pas un ne soupçonne le véritable motif de sa présence parmi les autres visités (tous plus ou moins habitués).

Très vite, on se rend compte que l’intrigue principale n’est qu’un prétexte pour cette chronique raffinée, qui décrit un mode de vie désuet, rythmé par le confort et la volupté. Cécile David-Weill dresse avec finesse et subtilité les petits travers de la haute société. Entre snobisme et médisance, posture intellectuelle et mépris de la vulgarité, elle nous entraîne au cœur des préoccupations d’une certaine élite. Et que le milieu vous soit étranger ou pas, l’envie vous prend de souhaiter cette vie de rêve, parmi les gens bien nés.

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cécile david-weill, livre de poche, famille, luxe, argent, mariage |

lundi, 22 août 2011

Lectures de notre adolescence - L'Esprit de famille - Janine Boissard

livre de poche, janine boissard, la marette, familleEn 4ème (ou 3ème? oh la la ça me semble si proche et si loin en même temps) ma prof de français avait dressé une liste de romans à lire pendant les grandes vacances. Parmi ceux-ci il y avait L'Esprit de famille de Janine Boissard (en 6 tomes), qui selon elle se bouquinait avec un chocolat et des tartines... Ça m'avait convaincu, et surtout j'avais trouvé la série complète à la médiathèque. Je ne me rappelle pas toutes les intrigues, mais juste que pour l'ado que j'étais, c'était parfait.
Cette saga familiale racontait la vie de quatre soeurs adolescentes au début des années 80 : les relations avec les parents, les premiers amours et grandes déceptions... C'est très léger, construit comme une bonne série TV. Je les ai dévorés!

Écrit par Noémie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : livre de poche, janine boissard, la marette, famille |

vendredi, 19 août 2011

Lectures de notre adolescence - Journal d'Anne Frank et Des cornichons au chocolat de Philippe Labro

Difficile de se rappeler les premières « vraies » lectures, les marquantes, celles qui, à un âge où les livres ne sont souvent pas une priorité (en tout cas moins que d’aller au Etam du Forum des Halles ou de boire un café - avec six sucres - pour huit pendant trois heures…). Et pourtant, il me semble que ce sont elles qui réveilleront plus tard l’envie de lire, pour retrouver cette sensation de plaisir au fur et à mesure que se tournent les pages d’un livre que l’on se surprend à aimer.

Deux livres ont principalement marqué mes années de collège, deux livres qui forment une sorte de grand écart littéraire, et qui ont teinté mes goûts, pour toujours probablement.

anne frank,philippe labro,le livre de poche,adolescence,émois,guerre,famille,filleAnne Frank évidemment, dont le Journal m’a à la fois bouleversée et fascinée : la vie d’une jeune fille de treize ans, comme moi à l’époque, avec des préoccupations comparables aux miennes (l’avenir, les garçons, les copines, le cercle familial…) mais dans un univers tellement éloigné et incompréhensible pour l’adolescente que j’étais (la guerre, l’étoile jaune, le confinement à l’Annexe pendant des années, le nazisme, la délation, la déportation et la mort à 15 ans au camp de Bergen-Belsen, trois mois seulement avant sa libération). C’est certainement grâce à Anne Frank que j’ai lu Si c’est un homme, Vichy un passé qui ne passe pas ou plus récemment Les Bienveillantes. Et quelle émotion lorsque je suis allée visiter la cachette de la famille Frank à Amsterdam !

anne frank,philippe labro,le livre de poche,adolescence,émois,guerre,famille,filleA l’autre bout de l’échiquier, on trouve Des Cornichons au chocolat de Philippe Labro, où l’histoire de Stéphanie, 13 ans aussi, de son chat Garfunkel (en hommage, évidemment, au duo partiellement éponyme que je vénérais déjà), des premières boums, des premières règles, des premiers flirts, des premières engueulades avec les parents, des premières menaces de divorce… Beaucoup plus proche de moi qu’Anne Frank, je lisais son quotidien nettement plus déluré que le mien avec un plaisir un peu coupable… Et c’est probablement Des Cornichons au chocolat qui m’ont rapidement conduite à lire des livres tels que L’Herbe bleue, Moi Christiane F., 13 ans droguée, prostituée et puis, plus tard, Les Chroniques de San Francisco.

 

lundi, 15 août 2011

Lectures de notre adolescence- La Bicyclette bleue de Régine Déforges

Pour la jeune fille que j'étais, La Bicyclette bleue symbolisait le summum de la littérature érotique (et oui, il en faut peu pour émoustiller une innocente). Je rêvais d'épouser un homme aussi viril que François Tavernier, tout en enviant la sensualité de Léa et son appétit pour la chair (tout mon contraire). Inutile de dire que j'ai lu tous les tomes de cette saga de Régine Déforges.

LA BICYCLETTE BLEUE FAYARD.gif

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : régine déforges, fayard, guerre, amour, passion, famille |

lundi, 11 juillet 2011

Bobos de merde - Benoît Daragon et Bixente Barnetche

bobo-409x600.jpgBobos de merde c'est à l'origine un chouette blog créé par Benoît Daragon et Bixente Barnetche. Une éditrice bien inspirée leur a permis d'en faire un livre et j'avoue que c'est plutôt une réussite.

Le récit alterne les points de vue de Benoît, journaliste parisien bobo de souche et Bixente, bobo en devenir, tout juste arrivé de la côte basque. La chronique de leurs vies parisiennes permet une sorte d'étude sociologique des « bohèmes bourgeois ». Tout y passe, les bobos et la culture (vive Technikart et Benjamin Biolay), la politique (écolos mais pas trop), la mode (The Kooples et le vintage )... C'est forcément par moments un peu cliché, mais c'est souvent bien vu !

J'ai commencé la lecture en me disant que j'allais bien rire sur le dos de ces nouveaux yuppies, parce que vous vous en doutez bien, je ne suis pas du tout une bobo. Mais avec mon panier bio hebdo, mon abonnement vélib, mon intérêt pour les vernissages de toutes sortes... J'ai eu comme un doute...

A emporter dans votre valise, ça fera un excellent roman de vacances.

Écrit par Noémie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bobos, éditions privé, paris, blog |

vendredi, 10 juin 2011

Encore une danse - Katherine Pancol

encore une danse.jpgJ’ai découvert (et apprécié) Katherine Pancol à travers ses trois derniers romans (Les Yeux jaunes des crocodiles, La Valse lente des tortues et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi). J’étais très tentée de lire un ouvrage antérieur mais en discutant avec mon libraire, celui-ci a laissé entendre que la trilogie que j’avais lue était si différente du « style » Pancol habituel, qu’un autre livre du même auteur pourrait me décevoir. J’ai suivi son conseil et évité Pancol… Jusqu’à ce que je lise la quatrième de couverture d’Encore une danse.

« Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha ont grandi ensemble, habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés ». Cette simple phrase a suffit pour que je m’identifie aux personnages. Comme eux, j’ai la chance d’avoir un groupe d’amis que je connais depuis toujours et surtout, que je fréquente encore aujourd’hui. Malgré les nouvelles amitiés que j’ai nouées au fil du temps, rien ne remplace les fous rires et la complicité que j’entretiens avec ces amis « originels », témoins de mon adolescence, complices de mes premières fois, gardiens de ces secrets impossibles à révéler.

La comparaison s’arrête là, puisque les protagonistes d’Encore une danse se retrouvent confrontés à une épreuve particulièrement dure, qui parvient à ébranler une fraternité que l’on croyait sincère et indestructible. Dès lors que ce danger menace l’unité du groupe, chacun engage une introspection qui fait apparaître à quel point leur personnalité s’est effacée (ou pas) au nom de l’amitié.

Au final, j'ai une fois encore adoré cette chronique d'une amitié à la fois sulfureuse et sincère. Comme quoi, le style Pancol me plaît. En particulier sa manière de raconter des destins ordinaires.

J'en profite pour vous signaler qu'à partir de lundi, nous proposerons un concours qui permettra de remporter des cadeaux en rapport avec Katherine Pancol... Ne manquez pas le rendez-vous!

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : katherine pancol, le livre de poche, amitié, épreuve, amour |

lundi, 06 juin 2011

La vie commence à 20h10 - Thomas Raphaël

PlusBelleLaVie.pngPétillant, drôle, émouvant, 500 pages de plaisir sans prise de tête. Un roman  idéal pour les vacances !

Je me suis beaucoup amusée avec cette histoire qui nous fait découvrir les coulisses de deux mondes diamétralement opposés : celles d'un feuilleton télévisé (vis ma vie de coordinatrice d'écriture à Paris) et celles d'une université de lettres (vis ma vie de thésarde à Bordeaux). Autant dire le jour et la nuit.

On suit l'héroïne, charmante Sophie Lechat, pendant l'année qui va changer sa vie. Sophie est trop sage, trop soumise : compagne effacée d'un brillant universitaire bordelais, en charge  de ses deux neveux orphelins, aux prises avec une thèse impossible à terminer, désespérée de publier un jour son roman... Le feuilleton La vie la vraie va lui offrir l'opportunité de se prouver sa propre valeur, et de changer son rapport aux autres. Elle va prendre des risques, découvrir le mensonge, la culpabilité... et la liberté !

J'ai adoré me plonger dans le quotidien trépidant de la production du feuilleton La vie la vraie, largement inspiré de Plus belle la vie. La productrice toute puissante, les scénaristes, les comédiens, les petites mains dont on n'entend jamais parler, c'est une vraie fourmilière. C'est aussi un univers impitoyable qui ne laisse pas de place à l'erreur. J'étais captivée, je l'ai lu d'une seule traite.

Education, pouvoir, trahison, homosexualité... Mine de rien ce roman aborde un grand nombre de sujets de fond. Sous les paillettes, la vie, la vraie !

Pour mémoire, voici la vidéo de promo de La vie commence à 20h10, que nous vous avions déjà montrée sur notre page Facebook il y a quelques jours :

Une vidéo réalisée par Crazymage (d'ailleurs, inscrivez-vous à leur newsletter, c'est un concentré de délire chaque mois, un petit bijou !).

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française, Médias | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : thomas raphaël, flammarion, plus belle la vie, tv, télévision, femme |

vendredi, 27 mai 2011

90 livres cultes à l'usage des personnes pressées - Henrik Lange

my-henrik-lange-90-livres-cultes-a-l-usage-des-personnes-pressees.jpgIl m'a été impossible de passer à côté de ce livre sans l'acheter...en 3 exemplaires. Deux pour offrir, et un pour moi.

Henrik Lange a sélectionné les 90 livres incontournables depuis la nuit des temps. Parmi eux L'Odyssée d'Homère, Robinson Crusoé de Daniel Defoe, La Mort à Venise de Thomas Mann, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Orgueil et Préjugé de Jane Austen, L'Ombre du vent de Carlos Luis Zafon, ou encore Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee.

Chaque livre fait l'objet d'une mini BD résumant son histoire en 3 bulles et autant de phrases. Et le pire...c'est que ça marche !

A moi Gatsby le Magnifique, Moby Dick ou Oliver Twist dans la même journée ! Bon évidemment, sa sélection est subjective (anglo-saxonne?), tout comme sa synthèse des intrigues. Mais le principe de base est amusant : acquérir une crédibilité littéraire dans les dîners en ville. J'ai beaucoup ri en parcourant ces pages pleines de dérision. Les raccourcis et résumés font vraiment mouche.

Dans la même collection et du même auteur, on trouve 90 films cultes à l'usage des personnes pressées (que j'ai également offert autour de moi), qui est tout aussi croustillant.

Par contre, attention, la dernière bulle rend chaque fois compte du dénouement de l'histoire, donc le suspense pourrait être gâché si vous ne les avez pas déjà lus... 

Deux petits extraits pour vous mettre en bouche :

Proust.jpg
Crime et chatiment.jpg
© Hanrik Lange - ça et là

lundi, 09 mai 2011

Intuitions - Dominique Dyens

Intuitions.gifQuand j'ai refermé ce livre j'étais en colère, prête à mordre.

D'ailleurs ça n'a pas loupé, une scène de ménage a eu lieu chez moi dans les 10 minutes qui ont suivi. Mon pauvre mari n'a pas compris ce qui lui arrivait. C'est la deuxième fois que ça m'arrive avec un livre de Dominique Dyens ! (cf. Éloge de la cellulite et autres disgrâces).

Il y a quelque chose dans son écriture qui m'électrise, et quelque chose dans ses intrigues qui me tend comme un arc.

Intuitions, c'est l'histoire  d'une famille qui implose à force de non-dits. A l'occasion de l'annonce du mariage de son fils, l'univers bourgeois bien rangé, bien lisse et bien comme il faut de Nathalie Royer s'effondre. Sa future belle-fille, Gala, l'inquiète, lui fait peur. Cette femme est dangereuse, elle le sait, et elle va tout mettre en oeuvre pour aller au bout de son intuition. Quitte à tout détruire autour d'elle.

Comme dans les précédentes nouvelles que j'avais lues d'elle, Dominique Dyens aime jouer avec les couples. Adultère, faux semblants, amour sincère ou fantasmes, elle les malmène. Et elle fait mouche. Un grain de sable vient toujours se glisser dans un quotidien trop beau pour être vrai...

Ce roman n'est pas noir, mais il est perturbant. Du coup, je ne me sens pas vraiment prête à lire ses précédents thrillers... J'ai peur de ne pas en sortir vivante !

Et pour mémoire, voici la vidéo de lancement de ce roman que nous vous avions montrée il y a quelques semaines.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française, Thriller | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dominique dyens, héloïse d'ormesson, famille, folie, suspens |

 
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