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vendredi, 10 juin 2011

Encore une danse - Katherine Pancol

encore une danse.jpgJ’ai découvert (et apprécié) Katherine Pancol à travers ses trois derniers romans (Les Yeux jaunes des crocodiles, La Valse lente des tortues et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi). J’étais très tentée de lire un ouvrage antérieur mais en discutant avec mon libraire, celui-ci a laissé entendre que la trilogie que j’avais lue était si différente du « style » Pancol habituel, qu’un autre livre du même auteur pourrait me décevoir. J’ai suivi son conseil et évité Pancol… Jusqu’à ce que je lise la quatrième de couverture d’Encore une danse.

« Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha ont grandi ensemble, habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés ». Cette simple phrase a suffit pour que je m’identifie aux personnages. Comme eux, j’ai la chance d’avoir un groupe d’amis que je connais depuis toujours et surtout, que je fréquente encore aujourd’hui. Malgré les nouvelles amitiés que j’ai nouées au fil du temps, rien ne remplace les fous rires et la complicité que j’entretiens avec ces amis « originels », témoins de mon adolescence, complices de mes premières fois, gardiens de ces secrets impossibles à révéler.

La comparaison s’arrête là, puisque les protagonistes d’Encore une danse se retrouvent confrontés à une épreuve particulièrement dure, qui parvient à ébranler une fraternité que l’on croyait sincère et indestructible. Dès lors que ce danger menace l’unité du groupe, chacun engage une introspection qui fait apparaître à quel point leur personnalité s’est effacée (ou pas) au nom de l’amitié.

Au final, j'ai une fois encore adoré cette chronique d'une amitié à la fois sulfureuse et sincère. Comme quoi, le style Pancol me plaît. En particulier sa manière de raconter des destins ordinaires.

J'en profite pour vous signaler qu'à partir de lundi, nous proposerons un concours qui permettra de remporter des cadeaux en rapport avec Katherine Pancol... Ne manquez pas le rendez-vous!

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : katherine pancol, le livre de poche, amitié, épreuve, amour |

vendredi, 03 juin 2011

Tours et détours de la vilaine fille – Mario Vargas Llosa

Tours.jpgAvec certains romans, c’est comme ça : le simple fait d’en parler est déjà dénaturation. Si c’est vrai de nombreux ouvrages, ça l’est encore plus – à mon humble avis – des romans sud-américains, dont la densité et l’intensité se prêtent assez peu à l’exercice de la critique, dans la mesure où son caractère nécessairement réducteur y apparaît particulièrement marqué.

Anyway, Tours et détours de la vilaine fille raconte l’histoire d’amour sinueuse et décousue de Ricardo Somorcucio, dit « le bon garçon », et de la vilaine fille, « la niña mala », qui s’étale cinquante ans durant, de leur prime adolescence dans le quartier chic de Miraflores à Lima jusqu’à l’aube de leur vieillesse à Sète.

Si je te suis, tu me fuis… Peut-être qu’il l’aime trop, sûrement qu’elle ne l’aime pas comme il faut. Ce qui est sûr c’est que leur histoire, ancrée successivement dans l’existentialisme parisien des années 60, le swinging London des années 70 ou encore les débauches et raffinements japonais des années 80, interpelle eu égard à son anticonformisme (depuis quand les hommes sont aux pieds des femmes ?), agace à cause de son inconstance (c’est vrai que les femmes peuvent être détestables) et bouleverse de par sa profondeur (il n’y a pas qu’une seule façon d’aimer). Mention (très) spéciale aux nombreux personnages secondaires qui émaillent le récit, sans lesquels le roman ne serait pas aussi haut en couleurs.

Ne dérogeant pas aux deux arches narratives qui soutiennent la plupart des romans sud-américains – amour et politique -, Tours et détours de la vilaine fille me paraît être un excellent ouvrage pour plonger dans cette littérature si riche, et un récit incontournable pour celles et ceux qui se connaissent déjà des affinités avec elle. Et je rappelle à ceux qui ne seraient pas convaincus que Vargas Llosa a été sacré Prix Nobel de littérature en 2010.

Impressions de Marie-Adélaïde :

Je rejoins Mélanie sur la qualité de ce roman, qui nous transporte de décennies en décennies et d’un bout à l’autre de la planète. Cette histoire d’amour épique et déséquilibrée est un bijou littéraire.

Mais ce roman m’a épuisée. J’avais à peine atteint la moitié de l’ouvrage que j’avais déjà suivi – avec intensité – les héros quelques années au Pérou, puis à Paris, puis à Londres, puis au Japon… et à chaque fois avec une nouvelle vie, un nouvel environnement, des nouveaux personnages secondaires. Qu’allait-il bien pouvoir se passer ensuite ? L’Italie, l’Egypte ou la Chine ? Tout était encore possible…

Le résultat, c’est qu’il m’était chaque fois très difficile d’en reprendre la lecture après l’avoir fermé… Leurs voyages incessants m’ont vraiment fatiguée à la longue.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : mario vargas llosa, folio, roman, itinérant, amour, politique, pérou |

lundi, 28 mars 2011

Auprès de moi toujours (Never let me go) - Kazuo Ishiguro

1377361973.jpgLorsqu’un film adapté d’un roman que je n’ai pas lu sort sur grand écran, je préfère toujours négliger l’adaptation cinématographique pour me plonger dans l’œuvre originale. J’ai pourtant failli enfreindre cette règle avec Auprès de moi toujours.

En effet, lorsque séduite par la bande-annonce, j’ai décidé d’aller voir le film, j’ignorais qu’il s’agissait d’une adaptation. Le hasard a voulu que je découvre le livre au détour d’un rayon avant de commettre l’irréparable. Et la magie du roman a opéré de la même manière que les images brièvement aperçues l’espace d’une bande-annonce.

Qui sont ces élèves qui grandissent dans l’internat paradisiaque qu’est Hailsham ? Pourquoi reçoivent-ils une éducation si particulière ? Pourquoi les conversations entre Kath, Ruth et Tommy, trois jeunes résidents de Hailsham, paraissent si étranges ? Quel secret les rend si différentes des discussions que pourraient avoir d’autres enfants du même âge?

A travers le récit du passage de l’enfance à l’âge adulte de ses trois héros, Kazuo Ishiguro raconte une histoire d’amour et d’amitié en apparence classique… Tout en nous laissant clairement entendre que les faits rapportés n’ont rien d’ordinaire.

Ce n’est qu’à la 259ème page que la réalité est clairement évoquée. Une vérité qui ne fait que renforcer le romantisme inhérent à ce livre et l’envie de connaître la fin de l’histoire. Fin que l’on devine inéluctable et pourtant ouverte à tous les possibles…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : auprès de moi toujours, never let me go, kazuo ishiguro, amour, amitié |

mercredi, 09 février 2011

Le top 4 du mois de janvier !

Oyez oyez !

Nous inaugurons une nouvelle rubrique qui vous permettra d'identifier plus facilement nos coups de coeur.

Humour, amitié, amour et sexe, voici notre top 4 du mois de janvier 2011 :

Tamara

Dessine-moi un Parisien - Olivier Magny

 

Marie-Adélaïde

No et moi - Delphine de Vigan

 

Mélanie

L'Ombre du vent - Carlos Luis Zafon

 

Noémie

Coney Island Baby - Nine Antico

 

A vos lunettes, prêt(e)s, partez, le mois de février nous réserve de belles surprises !

lundi, 31 janvier 2011

Éloge de la cellulite et autre disgrâces - Dominique Dyens

dominique dyens.jpgSept histoires déroutantes, dérangeantes, ambiguës et drôles.

Ce recueil de nouvelles semble exclusivement destiné aux femmes. D'ailleurs le titre et la couverture annoncent la couleur : rose !

On y croise une galerie de portraits auxquels on n'a pas vraiment le temps de s'attacher, mais qui nous plongent totalement dans leur univers. Avec un ton parfois désabusé ("Eloge de la cellulite"), excentrique ("La vengeance de Clarissa") ou encore revendicatif ("La ménagère de moins de cinquante ans").

Dominique Dyens a créé un monde parallèle où ses nouvelles se répondent les unes aux autres. Un personnage croisé dans une nouvelle devient le héros principal de la suivante et on retrouve quelques inventions croustillantes comme les MCFR dans plusieurs histoires. Ah ! les MCFR, maison closes pour femmes respectables...

Je ne suis pas sortie indemne de la lecture de "La soumission de Marie", cette épouse docile qui se prostitue pour faire signer un client de son mari. A chaque page on imagine la version filmée. Tout y est très, disons...visuel. J'ai d'ailleurs frôlé la scène de ménage tant j'étais énervée, retournée après l'avoir lue.

J'ai finalement moins aimé les deux premières nouvelles qui font directement appel aux stéréotypes féminins (chirurgie esthétique vs ménagère), mais les suivantes m'ont beaucoup plu !

Ma préférée reste "Noces de verre", une histoire top avec une chute top. Je n'en dirai pas plus au risque de gâcher votre lecture !

Écrit par Tamara Writes dans Humour, Littérature française, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dominique dyens, héloïse d'ormesson, amour, femmes, chick lit |

vendredi, 14 janvier 2011

L’Ombre du vent – Carlos Luis Zafon

ombreduvent.jpgCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/l-ombre-du-vent-carlos-...

Écrit par Tamara Writes dans Histoire & Politique, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : espagne, barcelone, livre, amour, franco, suspens, grasset |

vendredi, 24 décembre 2010

White Palace - Glenn Savan

couv_WhitePalace.jpgVoilà un roman que je n’aurais pas lu si on ne me l’avait pas mis entre les mains. Jamais remarqué en librairie, jamais entendu parler de l’auteur, mais quelle découverte ! Moi qui adore la littérature américaine surtout lorsqu’elle décortique les travers de la société, j’ai été servie.

White Palace, c’est l’histoire d’une passion amoureuse aussi intense que bancale. Un soir de cuite, Max rencontre Nora dans un bar miteux. Elle le magnétise. En quelques heures, il va la désirer plus que tout, malgré son physique «hors norme» (pour vous donner une idée je l’ai imaginée telle une héroïne du dessinateur de BD Robert Crumb).
Le truc, c’est que Max est jeune, bourgeois et cultivé, alors que Nora est tout droit issue d’une famille que l’on peut qualifier de « white trash ». Elle a la quarantaine passée, est divorcée et serveuse dans un fast food. L’auteur va alors décrire par le menu détail comment les différences sociales s’immiscent dans leur relation amoureuse.

J’ai plongé dans cette histoire sans m’en rendre compte, comprenant les états d’âme de Max, m’identifiant parfois à Nora. Glenn Savan est vraiment talentueux, il vous embarque dans le récit sans vous ménager, à grand renfort de personnages secondaires tous plus réussis les uns que les autres. La critique sociale est sévère et invite à la réflexion.
C’est une lecture un peu glauque même s’il est question de sentiments amoureux. Mais j’ai fini ce livre il y a maintenant quinze jours et j’y pense encore…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : glenn savan, sexe, babel, missouri, amour |

vendredi, 10 décembre 2010

La Religion – Tim Willocks

La religion.jpegAttention, choc littéraire !

N’étant pas rompue aux romans historiques, qui éveillent en moi des images poussiéreuses d’histoires aussi longues que complexes et qui n’ont pour véritable objet (bien que caché) que de remédier aux lacunes d’un lecteur nécessairement inculte, c’est un peu fraîchement que j’ai accueilli ce livre, et ce d’autant plus que je ne l’avais pas choisi.

Et pourtant, c’est probablement l’un des trois ouvrages les plus captivants que j’ai eu l’occasion de lire cette année, une vraie révélation. Exit les préjugés : on entre dans La Religion dès les premières lignes d’un récit qui réussit l’exploit de tenir le lecteur en haleine pendant 800 pages tout en lui offrant une véritable leçon d’histoire, comme ça, l’air de rien.

Le héros, Matthias Tanhauser, sorte de croisement entre Antonio Banderas et Romain Duris (en tout cas, c’est comme ça que je l’imagine), accepte d’aider une belle jeune femme dans une périlleuse mais noble quête qui les mènera jusqu’à Malte, où les moines-chevaliers s’apprêtent à vivre un siège sans précédent, dont nul ne sortira épargné. C’est là que la petite histoire rencontre la grande et que l’intrigue épouse le décor. Le récit, qui ne laisse aucun répit au lecteur, est trépidant, l’histoire d’amour est romanesque, le propos est cru et la précision historique chirurgicale.

La quatrième de couverture indique que « James Ellroy a transfiguré le thriller, Stephen King a réinventé le roman d'horreur. Avec La Religion, Tim Willocks renouvelle le roman historique ». Sur le coup, je trouvais ça un peu commercial. Finalement, c’est peut-être en-deçà de la vérité…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : religion, tim willocks, editions sonatine, moine, chevalier, amour |

vendredi, 26 novembre 2010

La Princesse de Montpensier - Madame de La Fayette

la princesse montpensier - madame de lafayette.jpgAyant décidé qu’il valait mieux lire Madame de La Fayette plutôt que d’aller voir le film de Bertrand Tavernier, j’ai choisi La Princesse de Montpensier sans hésitation dans les rayons du Relay de la Gare du Nord. Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant que ce classique est en fait une nouvelle de quelques pages.

Une fois installée dans le train, j’attaque la lecture de ce que j’imaginais être un roman à l’eau de rose, à la mode du 17ème siècle. Là encore, Madame de La Fayette me prend de court. Pas d’échange déchirant, ni de cœur palpitant, mais un récit très factuel, à la troisième personne, dans lequel l’auteure respecte une certaine pudeur et marque une certaine distance vis à vis de ses personnages.

Ainsi, bien qu’il soit clairement établi que la beauté de la Princesse de Montpensier cause des ravages (tous les hommes de la cour l’admirent, trois se consument de passion pour elle), on ne trouve nulle description physique de cette femme fatale, ni de retranscription larmoyante des échanges entre amants. Non, rien de tout cela ne paraît. On referme cependant le livre avec le sentiment que les conventions, la bienséance et la pression sociale entraînent une violence qui aurait pu être maîtrisée. Hier, comme aujourd’hui…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature classique, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : madame de la fayette, pocket, passion, amour, sentiments |

lundi, 22 novembre 2010

Un cadeau du ciel - Cecelia Ahern

un cadeau du ciel - cecelia ahern.jpgJe suis entrée dans la librairie avec l’intention d’acheter La Vie est un arc-en-ciel, le dernier roman de Cecelia Ahern. Celui-ci étant en rupture de stock, je suis finalement repartie avec son livre précédent, Un Cadeau du ciel. Le titre aurait du m’alerter. Je suis pourtant tombée dans le panneau.

A mi-chemin entre conte de Noël et fable moralisatrice, ce roman décrit le quotidien de Lou (homme parfait, famille parfaite et travail en or), qui brûle sa vie par tous les bouts. Négligeant et méprisant ses proches, il passe 20h par jour au bureau, boit des bières avec ses collègues ou ses clients et trompe sa femme le reste du temps. Son quotidien se résume à ces trois activités jusqu’au jour où Lou croise Gabriel (un SDF qui porte le prénom d’un ange) et lui propose de l’embaucher.

Cette leçon de morale (sans la moindre subtilité) tente de faire passer un message emprunt de bons sentiments. Cela dit, le style Ahern est fluide, si bien que malgré la mièvrerie ambiante, les aventures de Lou et de « l’ange » Gabriel se lisent d’une traite.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cecelia ahern, j’ai lu, famille, amour, travail, homme d’affaires, dublin |

 
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