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vendredi, 08 avril 2011

Pico Bogue - Dominique et Alexis Dormal

Pico Bogue.jpgPico Bogue, c'est la réincarnation de Mafalda... au masculin !

Ce petit garçon plein d'esprit, à la tignasse ébouriffée, à l'humour incisif et au raisonnement implacable m'a conquise en deux bulles. Je suis tombée dessus pas hasard chez Monop' et je l'ai tellement adoré quand je l'ai feuilleté que j'ai acheté les 4 tomes disponibles d'un seul coup. Ça n'est quand même pas ma faute si je suis tombée raide d'amour...

Tout me plait dans cette BD, les textes, fins et drôles et les dessins, expressifs, adorables et rythmés. Il y a une vraie alchimie entre les deux.

Pico Bogue a entre 6 et 10 ans, on ne sait pas exactement. Il vit avec ses parents et sa petite sœur Ana Ana (une tornade !) dans une jolie maison lumineuse près de la mer. On l'observe dans son quotidien, à table, à l'école, dans son jardin, avec ses copains,  dans ses discussions déroutantes avec ses parents et dans ses disputes avec sa sœur.

Pico m'a tout de suite évoqué cette chère Mafalda, mais contrairement à elle qui a des opinions politiques et des revendications sociales, Pico Bogue est tout en légèreté. Il est d'un naturel optimiste et est ancré dans son quotidien d'enfant, malgré des propos d'une grande maturité. Il a souvent réponse à tout, mais quelles réponses !

Pico, je l'aime !!!

pico.jpg
© Dominique et Alexis Dormal. Dargaud.

Écrit par Tamara Writes dans BD, Humour, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dargaud, enfance, famille, mafalda, humour, philosophie |

vendredi, 25 mars 2011

Un roman français – Frédéric Beigbeder

1282669745.jpgAu risque de me faire beaucoup d’ennemis, je choisis de le dire d’emblée : je n’ai pas aimé. Tellement pas aimé que je n’en ai pas terminé la lecture, ce qui est assez rare.

Je fais partie de ces rares personnes (en tout cas les mines désolées à chaque fois que je fais cet aveu me portent à le croire) à n’avoir pas lu 99 francs, ni rien d’autre de Frédéric Beigbeder, hormis ses articles dans Voici qui me faisaient bien rire. Un peu par choix (je ne suis pas très en phase avec le personnage dont le côté « dandy-chic-et-choc » me fatigue), beaucoup par hasard (je n’en ai jamais réellement eu l’occasion et il y a toujours eu un livre que je voulais lire avant). Mais je me suis souvent dit que j’avais tort, et qu’il fallait que je m’y attelle pour voir par moi-même de quoi il retournait. Quand Marion m’a proposé de me prêter Un roman français, qu’elle venait de terminer (elle avait beaucoup aimé, mais Marion aime beaucoup Frédéric Beigdeder), j’ai pensé que le moment était venu…

Il serait probablement faux d’écrire que mon sentiment réservé sur le personnage ne m’influençait pas négativement quant à ce roman, mais j’étais toute disposée à changer d’avis. Sauf que je n’ai pas changé d’avis, et que, au contraire, je me sens maintenant légitime dans ma critique (évidemment, je plaisante…).

Plus sérieusement, j’ai trouvé cette histoire (un quadra parisien, riche et coké, tente, à la faveur d’une nuit en garde de vue, de se remémorer - et donc de nous raconter - sa famille, ses valeurs et son enfance, oubliée) bavarde, nombriliste, décousue, prétentieuse (au bout du cinquième mot que je ne comprenais pas dans un même chapitre, j’ai renoncé à ouvrir un dictionnaire) et auto-complaisante. Peut-être que j’aurais dû insister jusqu’à la fin. Peut-être que je n’aurais pas dû commencer par Un roman français. Peut-être qu’on ne peut pas tous aimer Frédéric Beigbeder.

Écrit par Tamara Writes dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : frédéric beigbeder, grasset, famille, parents, enfance, autobiographie |

mercredi, 23 mars 2011

Intuitions - Dominique Dyens / la vidéo !

Une fois n'est pas coutume, nous vous faisons partager la vidéo de promotion d'un livre !

Les vidéos ou films d'animation deviennent de plus en plus des supports utilisés par les éditeurs ou les auteurs eux-mêmes. Je dois avouer que, lorsqu'ils sont réussis, ils représentent un véritable atout dans une stratégie de communication. Ils permettent de prolonger l'univers d'un livre en images et en mouvement (comme ici pour My Little Paris, ici pour Sois belle "mère" et tais toi ! ou encore ici pour Comme si de rien n'était), et dans le cas présent, à un auteur de s'exprimer et de parler de sa création.

Dans la vidéo d'Intuitions, on découvre le "pitch" de départ mais aussi l'univers du nouveau roman de Dominique Dyens, qui sort le 31 mars aux éditions Héloïse d'Ormesson. L'auteure nous parle de ses personnages, de ses références. Elle nous invite chez elle et on s'y sent déjà un peu chez soi.

Intuitions, c'est donc "l'histoire de deux familles qui n'auraient jamais dû se croiser". Cette vidéo m'a donné envie d'en savoir plus, et j'ai bien l'intention de le lire. Pas vous ?

Écrit par Tamara Writes dans Auteurs, Littérature française, Thriller | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dominique dyens, héloïse d'ormesson, famille, vidéo, mariage |

lundi, 21 mars 2011

Sukkwan Island - David Vann

Prix medicis étrangerSukkwan island couv medicis.jpgJe ne sais pas ce qui a pris à ma sœur de m'offrir ce livre monstrueux mais je lui en suis reconnaissante.

Là est tout le paradoxe de ce roman : cauchemardesque mais génial.

La quatrième de couverture (décidément) m'avait carrément rebutée. On y parle de "suspense insoutenable", de "drame violent et imprévisible", de "cauchemar" et des "ténèbres de l'âme humaine". De quoi fuir en courant pour ce qui me concerne !

Mais ce livre est un cadeau alors j'ai fait l'effort. Et je ne le regrette pas une seule seconde. Oui, l'histoire de ce père qui emmène son fils adolescent vivre un an dans une cabane isolée sur une île perdue d'Alaska est terrible. Oui, ce qu'ils vont vivre est au-delà de l'horreur. Mais David Vann nous raconte leur histoire avec tellement de prodige qu'on ne peut qu'admirer son talent.

L'auteur nous confronte avec la réalité complexe d'âmes en quête de sens, il nous fait goûter au froid et au vent de contrées sauvages et lointaines. Il nous embarque, il nous malmène.

Jetez-vous sur ce livre si vous vous en sentez capables, c'est un voyage qu'on n'oublie pas.

vendredi, 04 mars 2011

Journal de nuit – Jack Womack

Journal de nuit.jpgVoici un roman que je n'aurais probablement jamais eu l'idée de lire si Eric, en ce cela confirmé par Arnaud, ne m'en avait fait l'article avec autant d'enthousiasme. Comme j'aime bien Eric et Arnaud (et aussi que je suis influençable), je l'ai acheté. Je n'en avais jamais entendu parler, et même si par extraordinaire j'étais tombée dessus dans une librairie, la quatrième de couverture m'aurait certainement déroutée. On y apprend en effet que Journal de nuit est un roman à classer dans la catégorie des œuvres « cyberpunk » (quand on est une lectrice dans le vent, le mot « punk » fait dresser les cheveux sur la tête), dont le but, selon Wikipédia, est de mettre en relief les défauts de notre civilisation, dans un futur proche du monde réel. « Il constitue fréquemment une vision plutôt pessimiste de notre avenir. Ainsi y sont décrits des problèmes tels que la pollution, l'essor de la criminalité, la surpopulation, le décalage de plus en plus grand entre minorité de riches et majorité de pauvres ». On y apprend aussi que le livre a, lors de sa parution, été interdit aux Etats-Unis, pourtant patrie de l'auteur. Un livre maudit (défendre la noble cause d'auteurs injustement condamnés, c'est beaucoup plus dans les cordes d'une lectrice dans le vent) ?

L'histoire se passe donc à Manhattan, dans un futur proche, où tout est pareil, si ce n'est que les malaises politiques et sociétaux actuels sont démultipliés. Lola - des parents aimants, une petite sœur pour se chamailler et des copines plein l'école privée - reçoit un journal intime pour son douzième anniversaire, qu'elle baptise Anne (la coïncidence avec un autre célèbre journal est probablement trop énorme pour n'être pas voulue). Et c'est à travers le prisme de ce journal que le lecteur va assister à la descente aux enfers d'une famille qui semblait pourtant normale, que rien ne prédestinait à ça, dans un monde où les présidents tombent comme des mouches, où le dollar n'a plus aucune valeur, où les gangs et le crack règnent en maîtres, où les camps de redressement pour mineurs sont aussi destructeurs que monnaie courante. Mais ce journal se fait aussi l'écho sans fard des tourments d'une adolescente qui livre, avec des termes parfois très crus, son sentiment sur l'employeur de son père qui le fait travailler quatorze heures par jour, la quantité de médicaments que prend sa mère et les inquiétudes que cela suscite chez elle, les mesquineries crasses entre soi-disant amies, l'éveil de sa sexualité (ou plutôt de son homosexualité), le besoin vital d'appartenir à un groupe.

Terrifiant parce que plausible.

A toutes fins utiles, je livre ici le titre américain de l'ouvrage, nettement plus évocateur et beaucoup plus juste : Random Acts of Senseless Violence.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jack womack, editions denoël, cyberpunk, new-york, famille, adolescents |

mercredi, 12 janvier 2011

Le cimetière des poupées - Mazarine Pingeot

pingeot-cimetiere.jpgDès les premières lignes le malaise s'installe. Une femme écrit sa douleur, et elle a l'air si folle que j'ai peur d'elle. Elle raconte son mal-être et elle râle, mais je ne veux pas l'écouter.

C'est à la quinzième page que le déclic a eu lieu, je me suis subitement rendue compte qu'il s'agissait du livre que Mazarine Pingeot avait écrit au sujet d'une infanticide. J'avais entendu parler du livre au moment où l'affaire des "bébés congelés" est sortie. Et puis je l'avais oublié. On a dit à l'époque qu'elle s'était directement inspirée du cas de Véronique C. On m'a prêté ce livre sans me le préciser...

Je n'ai pas pu poursuivre, cela m'est physiquement impossible. Je ne veux pas rentrer dans le tête d'une telle femme. Je suis maman et cette histoire m'épouvante.

Qui a pu aller au bout de ce livre ? Ai-je tort d'abandonner ?

 

lundi, 20 décembre 2010

Peau de caniche - Dominique Zehrfuss

zehrfuss-peau-de-caniche3.gifCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/peau-de-caniche-dominiq... 

Écrit par Tamara Writes dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dominique zehrfuss, famille, tunisie, modiano, femme, enfance, mercure de france |

lundi, 13 décembre 2010

Bifteck - Martin Provost

bifteck.jpgUne jolie fable au pays des côtelettes et des faux-filets.

Je voulais lire une petite nouvelle sympa, distrayante et surtout, surtout, pas cérébrale (il faut savoir faire des pauses). J'ai été servie.

André Plomeur, né boucher-charcutier comme d'autres naissent notaires, est un garçon un peu gras, un peu quelconque, mais très doué. Très doué pour faire chanter la chair des femmes. Son don un peu particulier fait rapidement la fortune du commerce familial, dans lequel toute la gente féminine quimpéroise se presse et s'affole, un peu comme le Zohan dans son salon de coiffure à New York (d'autant que les hommes manquent en 1915). Sauf que notre amant de génie se retrouve vite à la tête d'une ribambelle de marmots (et oui, les maris sont de retour en 1918...), qu'il va décider d'élever seul, trop heureux de donner de l'amour et un sens à sa vie.

Commence alors une épopée onirique sur terre, en mer et sur une île imaginaire qui vaut le détour. Martin Provost nous livre ici une jolie fable sur le don de soi et j'ai passé un bon moment avec ses héros, mais malheureusement la fin se termine un peu en queue...en tire bouchon.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : martin provost, famille, fable, voyage, humour |

mercredi, 24 novembre 2010

Questions à mon père - Eric Fottorino

eric-fottorino-romanesque-elucide-reel-L-2.jpeg"Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard".

Ce récit émouvant aux larmes (il m'a été difficile de rester stoïque à la lecture de certaines pages) est un long poème dédié à son père par Eric Fottorino. 

Son "vrai père" ? Là est le nœud de sa vie.

Éric a longtemps cru avoir été abandonné à sa naissance par un père trop préoccupé par sa réussite professionnelle (il est accoucheur, quelle ironie). Il avait en réalité été écarté par les parents de sa jeune amie qui ne voulaient pas d'un juif marocain pour gendre. Officiellement de "père inconnu" jusqu'à ses 10 ans, Éric sera adopté par le mari de sa mère, Michel Fottorino, lui-même originaire d'Afrique du Nord et qui lui a ainsi donné un nom, son nom.

De ses 17 ans, où il rencontre Maurice Maman (sic) pour la première fois, à ses cinquante ans aujourd'hui, Eric mesure le gâchis auquel il aura largement contribué. Pendant plus de trente ans, pour lui faire payer cet abandon originel, il l'aura repoussé, renié, nié.

A présent Michel est malade et Eric reçoit en pleine face la bêtise et l'absurdité de son comportement. Il veut rattraper le temps, il court, il veut tout savoir de ses origines, de Mardochée, de Fréha, de Tanger et de cette Oasis du Tafilalet où tout a commencé.   

Ce livre est écrit dans une urgence désespérée, celle de retenir son père à la vie par des questions, en le faisant parler de son histoire.

On le referme un peu chamboulé. Mais aussi reconnaissant de s'être fait rappeler que c'est aussi le rôle des enfants de reconnaître leurs parents.

Écrit par Tamara Writes dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : eric fottorino, nrf, gallimard, famille, origine |

lundi, 22 novembre 2010

Un cadeau du ciel - Cecelia Ahern

un cadeau du ciel - cecelia ahern.jpgJe suis entrée dans la librairie avec l’intention d’acheter La Vie est un arc-en-ciel, le dernier roman de Cecelia Ahern. Celui-ci étant en rupture de stock, je suis finalement repartie avec son livre précédent, Un Cadeau du ciel. Le titre aurait du m’alerter. Je suis pourtant tombée dans le panneau.

A mi-chemin entre conte de Noël et fable moralisatrice, ce roman décrit le quotidien de Lou (homme parfait, famille parfaite et travail en or), qui brûle sa vie par tous les bouts. Négligeant et méprisant ses proches, il passe 20h par jour au bureau, boit des bières avec ses collègues ou ses clients et trompe sa femme le reste du temps. Son quotidien se résume à ces trois activités jusqu’au jour où Lou croise Gabriel (un SDF qui porte le prénom d’un ange) et lui propose de l’embaucher.

Cette leçon de morale (sans la moindre subtilité) tente de faire passer un message emprunt de bons sentiments. Cela dit, le style Ahern est fluide, si bien que malgré la mièvrerie ambiante, les aventures de Lou et de « l’ange » Gabriel se lisent d’une traite.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cecelia ahern, j’ai lu, famille, amour, travail, homme d’affaires, dublin |

 
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