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lundi, 14 novembre 2011

Le Gang des mégères inapprivoisées – Tom Sharpe

Je n’ai jamais été (et ne serai jamais) une activiste féministe. Pourtant, je rends hommage à nos aînées qui luttèrent avec acharnement pour l’obtention des nombreuses libertés dont je jouis au quotidien. Et je savoure avec délectation Le Gang des mégères inapprivoisées, dont les héroïnes sont des sortes d’amazones aux méthodes barbares, qui considèrent les représentants de la gente masculine comme de simples objets.

En effet, tout homme qu’il soit, Tom Sharpe a choisi d’écrire sur une famille peu ordinaire dans laquelle les femmes sont reines. Depuis des générations, les Grope exploitent les hommes de mères en filles : d’abord avec des rapports sexuels sous la contrainte (il faut bien assurer une descendance féminine) ; puis en les réduisant à l’esclavage.

Aussi absurde que puisse paraître ce récit, il n’en est pas moins une satire à peine voilée de la société. A travers Le Gang des mégères inapprivoisées, l’auteur ne fait que renverser la réalité, imaginant cette microsociété matriarcale et machiavélique. En tant que femme, je me suis vraiment amusée en lisant cette farce comique, tout en me demandant si toutes les femmes seraient aussi cruelles que les Grope.

Malheureusement, j’ai trouvé la fin très attendue et par conséquent un peu décevante : Tom Sharpe a voulu chasser un naturel qui est revenu au galop.

Tom Sharpe, 10-18, femmes, filles, humour, absurde, famille

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tom sharpe, 10-18, femmes, filles, humour, absurde, famille |

vendredi, 11 novembre 2011

La Splendeur des Charteris - Stéphanie des Horts

stéphanie des horts,wight,lord,nazisme,angleterreUne lecture très prometteuse qui m'a néanmoins été pénible.

Et pourtant, coup de foudre dans ma librairie pour ce livre ! La couverture (élégance et féminité), et la quatrième de couverture (bien rédigée) m'ont tapé dans l'oeil : les années trente, la décadence, une riche famille anglaise en vacances sur une île, humour noir et nazisme en toile de fond... Je pensais m'amuser follement des dérives d'une famille loufoque.

Que nenni. Humour noir, trop noir ? Décadence, trop décadente ? Absence d'intrigue de fond ? La Splendeur des Charteris m'est apparu sans queue ni tête et mon sentiment dominant en le refermant se résume en un long haussement de sourcil.

On y croise des aristocrates décadents (bon, ça on savait), des pédophiles, des meurtriers en puissance (et d'autres en action), un demi-fantôme, des nazis,  des faux jumeaux fusionnels, un inspecteur chinois, une jeune fille à peine pubère prête à tout pour perdre sa virginité... Tous voyeurs, tous coupables, pas de limite à la surenchère.

On couche, on martyrise, on snobe, on égorge. On se croirait dans une pièce de théâtre (tiens, c'est à creuser...).

Franchement, l'ironie m'a un peu échappée, et j'ai lutté pour le finir. Quel dommage !

Écrit par Tamara Writes dans Humour, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : albin michel, stéphanie des horts, wight, lord, nazisme, angleterre |

lundi, 07 novembre 2011

La Petite grenouille qui avait mal aux oreilles - Voutch

voutchJe suis absolument fan de ce livre !

C'est un hymne au bon sens et à l'écoute de l'autre. On suit une petite grenouille qui a très mal aux oreilles et qui passe la journée de médecins en batraciologues et de grenouillo-oreillistes en pédiatro-grenouillopathes. Personne ne s'estime compétent pour la soigner, "ah mais vous êtes une grenouille", "ah mais vous êtes un enfant", "ah mais je ne suis pas spécialiste", etc. 

Mais personne ne l'a vraiment écoutée parler de son mal. A la fin de la journée la grenouille a toujours très très mal et personne n'a réussi à la soulager, ah ses pauvres oreilles ! 

Quand enfin quelqu'un (vous verrez bien qui...) lui pose la question plus pragmatique "montre moi donc exactement où tu as mal", la petite grenouille désignera finalement ses pieds, engoncés dans des baskets trop petites. Et il aura suffit qu'elle les retire pour ne plus souffrir.

Le bon sens, on a dit ! Et oui, parce qu'il faut parfois se rappeler qu'un enfant reste un enfant et ne pas attendre de lui les connaissances ou les mots d'un adulte.

Cette histoire marche d'ailleurs très bien auprès de mes garçons, pour peu qu'on prenne son rôle de conteur au sérieux (il ne faut pas hésiter à surjouer les "houyouyouye" et autres "ayayaye" !).

Écrit par Tamara Writes dans Humour, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voutch, circonflexe, enfant, malade, écoute |

vendredi, 04 novembre 2011

Lexi Smart a la mémoire qui flanche – Sophie Kinsella

Sophie Kinsella, Pocket, femme d'affaire, amitié, amour, mémoire, amnésie, famille, travailAuteure rendue célèbre par sa série L’Accro du Shopping, Sophie Kinsella a pourtant écrit une dizaine d’autres romans, dont Lexi Smart a la mémoire qui flanche. Comme souvent avec cet écrivain, l’histoire est drôle et surtout, d’une légèreté déconcertante.

Lexi Smart a la mémoire qui flanche raconte comment Lexi, une Cendrillon un peu « plouc » des temps modernes, se retrouve dans la peau d’une femme d’affaires au corps de rêve, après une chute sur un trottoir glissant… J’en conviens, ce genre d’aventure n’arrive pas à tout le monde. Et tout l’art de la narration de Sophie Kinsella consiste à nous faire croire que notre meilleure copine pourrait-être à la place de Lexi (pour peu que l’on ait une amie pas très jolie et franchement gourde, ce qui n’est pas mon cas).

Une fois encore, le récit manque de profondeur, mais c’est si bon de mettre ses neurones en pause quand elles carburent à plein régime toute la journée au bureau...

mercredi, 02 novembre 2011

Le Top 4 du mois d'octobre 2011

best of littéraire octobre 2011

Bilan en demi-teinte pour ce mois d'octobre. Pas de coup de coeur évident pour chacune d'entre nous, mais tout de même quelques bonne lectures à vous conseiller :

Tamara

Je bosse enfin à la télé - Charlotte Blum

  

Marie-Adélaïde

Et ça vous fait rire ? - Hugleikur Dagsson

 

Noémie

No Impact Man - Colin Beavan

 

Mélanie

Le Troisième secret - Steve Berry

 

Espérons que le mois de novembre sera plus riche en émotions !

Écrit par Tamara Writes dans 1, 2, 3, 4 : Coups de coeur ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sélection, best of, sonatine, poket, 10-18, l'archipel |

lundi, 31 octobre 2011

No Impact Man – Colin Beavan

1018, environnement, écologie, colin beavan, bioPour continuer dans la tendance Bobo de merde, je me suis intéressée au livre de Colin Beavan No Impact Man. Cet américain a décidé durant toute une année de réduire au maximum son empreinte environnementale. Son but : démontrer que chacun peut agir, à son échelle, pour la préservation de la planète.

Il entreprend ce projet un peu fou et radical avec sa femme et sa toute petite fille. La tâche n'est pas facile, car à notre époque et en plein cœur de New-York, ne plus prendre l’ascenseur, supprimer l’électricité (donc le frigo, l’ordinateur, la machine à laver…), consommer local et sans emballage, c'est très très compliqué.

No Impact Man est une sorte de carnet de bord où jour après jour, l'auteur consigne toutes ses démarches pour transformer sa vie mais aussi ses états d'âme et questionnements. Et c'est cela le plus intéressant à mon sens, car ça en fait un livre honnête.
 
On ne va pas se mentir, cela reste un ouvrage dans l'air du temps, bien marketé pour bobo en mal de bio. Mais il est toujours bon de se rappeler dans nos pays occidentaux que le bonheur ne passe pas forcément par la consommation !

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vendredi, 28 octobre 2011

Le Troisième secret – Steve Berry

pocket,steve berry,roman,catholicisme,secret,fatima,conspiration,papauté,thrillerEn bonne athée que je suis, c’est avec un peu de circonspection que j’ai commencé la lecture du Troisième secret. L’intrigue se noue en effet autour des trois secrets de Fatima. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent ni la nature, ni même l’existence des deux premiers, je contextualise : en 1917, à Fatima au Portugal, la Vierge apparaît à la jeune Lucia et lui confie trois secrets. Les deux premiers sont rendus publics par le Vatican. Rien ne filtre sur le troisième, avant que Jean Paul II n'en livre en 2000 une « version officielle », immédiatement mise en doute. C’est ce troisième secret, que je ne dévoilerai pas, qui sert de fil conducteur au roman.

Si j’ai eu diverses occasions de lire des romans historiques teintés de religion (La Religion, L’Agneau), c’est la toute première fois que je me lançais dans thriller dit ésotérique. Certes, l’expérience est concluante (merci MT !), mais davantage pour l’aspect ésotérique que pour le thriller. En effet, l’intrigue proprement dite est assez convenue, et pas toujours crédible (un milieu très fermé – le Vatican, des hommes a priori au-dessus de tout soupçon qui s’avèrent de fanatiques meurtriers, un amour interdit, des crimes crapuleux sur d’innocentes victimes, des contrées reculées balayées par le vent…), surtout pour une lectrice aussi rompue que moi à l’exercice du roman policier. En revanche, les coulisses sinueuses et fourbes du Saint-Siège et de la curie, qui occupent une place de choix dans l’histoire, se sont avérées aussi jouissives qu’instructives…

Il convient également de noter que Le Troisième secret a fait l’objet d’une étude documentaire très approfondie, afin de rester au plus près de la vérité et que, dans un souci d’absolue transparence, l’auteur indique dans les dernières pages quels sont les éléments qui ont été romancés.

J’ajouterai que je sais maintenant que Steve Berry compte plus de 6 millions de fans à travers le monde, qu’il est traduit en 41 langues et édité dans 43 pays.

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lundi, 24 octobre 2011

Je Bosse enfin à la télé – Charlotte Blum

Charlotte Blum, L’Archipel, travail, télé, humour, blog, show-business, ParisDès qu’il s’agit de chick lit, je fonce toujours tête la première : ces livres réveillent la femme superficielle qui sommeille (à peine) en moi. Si en plus l’histoire se déroule dans l’univers de la télévision (monde qui m’est oh combien familier), je jubile d’avance. Mais parfois, l’enthousiasme retombe, comme avec Je Bosse enfin à la télé.

Alors oui, l’histoire est drôle. Oui, j’ai reconnu de nombreuses situations humiliantes ou hilarantes dans lesquelles se retrouve Marion, l’héroïne. Oui, les personnages m’ont tous rappelé d’anciens collègues de l’époque où je bossais en télé. Et pourtant, non, je n’ai pas adoré.

Le premier livre de Charlotte Blum est divertissant, mais pas culte. Peut-être une écriture qui n’est pas encore arrivée à maturité. Ou un ton « blog » encore trop prononcé… Il manque un tout petit quelque chose pour inscrire ce roman dans mes coups de cœur de littérature pour midinette.

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vendredi, 21 octobre 2011

Homo Erectus – Tonino Benacquista

tonino benacquista,gallimard,amour,hommes,femmes,liaisons,apprentissageJ’ai eu l’occasion de parler ici d’histoires de femmes écrites par une femme (L’Elégance des veuves par exemple), d’histoires de femmes écrites par un homme (Vingt-quatre heures de la vie d’une femme notamment) mais jamais encore d’histoires d’hommes écrites par un homme. Peut-être que ces histoires là sont plus rares, ou plus probablement que j’en lis moins… C’est pourtant l’exercice auquel s’est plié Tonino Benacquista, avec un roman dont le titre est particulièrement évocateur.

Loin des intrigues noires et trépidantes qui ont fait le succès de son auteur, Homo Erectus invite la lectrice (et le lecteur, évidemment, même si je suis assez tentée de croire que ce roman séduira davantage les femmes) à écouter aux portes d’un cercle très fermé où les hommes viennent raconter leurs expériences, amoureuses souvent, sexuelles parfois, déçues toujours. C’est ainsi qu’au fil des pages on pénètre dans l’intimité de Yves, Denis et Philippe, trois hommes blessés par les femmes qui, de façon consciente ou inconsciente, font sauter les derniers remparts de leur fierté toute masculine pour chercher un peu de réconfort auprès de leurs pairs. Sauf que, si les hommes comprenaient vraiment les femmes, ça se saurait…

Tour à tour grave et léger, pétillant et profond, Homo Erectus se savoure avec un plaisir teinté de voyeurisme et un regard, in fine, plein de tendresse.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tonino benacquista, gallimard, amour, hommes, femmes, liaisons, apprentissage |

lundi, 17 octobre 2011

Et ça vous fait rire ? - Hugleikur Dagsson

Hugleikur-dagsson-Et-ca-vous-fait-rire.jpgOu comment rire de ce qui ne devrait pas être drôle.

Quand j'ai feuilleté ce livre au Salon du livre de Paris, je n'ai plus pu le reposer. Il m'avait scotchée, happée.

Il parait qu'en Islande il y a le plus fort taux de suicide du monde. Quand on lit ce recueil de dessins, on comprend mieux d'où vient cet humour plus noir que noir.

La quatrième de couverture est d'ailleurs assez cash, elle annonce clairement la couleur : "En Islande, la nuit dure 19 heures l'hiver, il n'y a pas de nuit l'été, la boisson nationale est la "black death", le plat national est composé de viande de requin faisandée. En Islande, ce livre est un best-seller".

Hugleikur Dagsson nous propose 184 dessins immoraux et amoraux. Des situations chocs dans lesquelles je croise les doigts de ne jamais me trouver. Mais pourtant grinçantes et, j'ai presque honte de l'avouer, tellement drôles !

D'ailleurs je l'ai fait lire autour de moi et les réactions ont été très partagées.

Tous les tabous sont abordés, de la pédophilie à l'accident, en passant par la maladie ou le handicap. Dit comme ça, ça n'est pas très glamour, je vous l'accorde. Mais c'est bien là le talent de Hugleikur Dagsson, mettre le doigt là où ça fait mal.

"Et ça vous faire rire ?" Un titre très adapté. On rit sous cape, un peu honteux de trouver ça drôle. Le titre original était d'ailleurs relativement similaire : "Is it supposed to be funny ?".

Deux petits extraits pour vous motiver :

dagsson 2.jpg

© Dagsson. Sonatine 2010

 

dagsson.jpg

© Dagsson. Sonatine 2010

Écrit par Tamara Writes dans BD, Humour, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sonatine, hugleikur dagsson, humour noir, illustrations, sketchs, grinçant |

 
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