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mercredi, 21 septembre 2011

Quelques lignes avec... Jesse Kellerman (Les visages, Jusqu'à la folie)

En attendant de vous parler de son roman Jusqu'à la folie (Mélanie est en train de le lire), voici un petit compte rendu de l'interview que j'ai pu faire de Jesse Kellerman à la rencontre organisée par sa maison d'édition Les deux terres et par Hachette. Y étaient rassemblés des blogueurs littéraires comme Sophie (Sophielit) ou encore Catherine (le blog du polar).

jesse kellerman,interview,photo,les deux terres,hachetteL&C : votre écriture a-t-elle changé à présent que vous avez un fils ? Je fais notamment référence aux meurtres d'enfants dans Les visages...


JK : à vrai dire mon écriture a changé sur deux plans. D'abord mon emploi du temps n'est plus le même et ma façon de travailler à changé. Ensuite du point de vue artistique et thématique, rien ne remplace l'expérience vécue, cela donne plus de profondeur. Je ne me sentais pas légitime pour parler d'enfant avant et d'ailleurs aucun de mes personnages n'en avait. J'avais peur que ça sonne faux. Dans mon prochain livre, cela se verra. Enfin, moi je le perçois, mais il sera intéressant de voir si mes lecteurs le verront, eux.

L&C : que lisez-vous ?

JK : je lis de tout. Pour mes recherches je lis des essais et des documents. Pour mon plaisir, je cherche avant tout la beauté de la langue, une belle écriture. Ce qui m'enthousiasme c'est de découvrir une langue qui est belle d'une façon nouvelle et innovante. Je suis très attaché au theatre, d'ailleurs, qui est une forme d'écriture très spécifique, tournée entièrement vers la langue. De la musique avec des mots. J'aime Nabokov, Hemingway, Ruth Rendall. Les voix uniques qui ne ressemblent pas à ce qu'on voit à la télévision.

L&C : quel est le livre que vous auriez rêvé d'avoir écrit ?

JK : Pale fire de Nabokov. Un poème irréel. Mais je suis plus attiré par les auteurs en eux-mêmes que par des livres en particuliers. Je cherche la voix d'un auteur, et quand je la trouve, je lis tout ce qu'il a écrit. C'est comme une histoire d'amitié.

Au final, j'ai trouvé Jesse Kellerman ouvert, sympathique et très jeune. Je n'ai jamais été une grande fan de polars (contrairement à Mélanie), le sang, l'angoisse, très peu pour moi. Mais un auteur de polar, c'est finalement très fréquentable !

PS : vous m'avez trouvée sur la photo ? (au premier rang sont assis Barbara et Jesse Kellerman et la traductrice de Jusqu'à la folie, Julie Sibony). Merci à Catherine pour la photo.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Auteurs, Quelques lignes avec... | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jesse kellerman, interview, photo, les deux terres, hachette |

lundi, 19 septembre 2011

L’Appartement témoin – Tatiana de Rosnay

Appartement Témoin Tatiana de Rosnay.jpgQuelques semaines après les impressions de Marie-Adélaïde sur Rose, j'ai terminé la lecture d'un autre roman de Tatiana de Rosnay, L’Appartement témoin. Ce livre m’a laissé un sentiment étrange.

Il ne s’agit pas d’un roman fantastique et pourtant, il est question de fantômes. Mais pas tout à fait non plus… Le héros est tantôt narrateur, tantôt décrit à la troisième personne du singulier… Et la fin est si inattendue, que l’on se demande si toute cette histoire est réelle.

Qui est l’auteur ? Qui est le narrateur ? Tatiana de Rosnay nous emporte au rythme de Mozart pour mieux nous perdre dans les tourments d’un quinquagénaire divorcé, père d’une jeune femme d’une vingtaine d’années. De Paris à New-York, en passant par Londres, la campagne anglaise, puis Venise, on se demande comment le simple fait d’emménager dans l’appartement témoin d’un immeuble neuf puisse autant inviter au voyage. J’ai été emportée par ce tourbillon, mais la fin m’a laissée une profonde frustration, car je n’ai pas eu la réponse que je cherchais avec tant d’avidité.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : tatiana de rosnay, j’ai lu, divorce, amour, fantôme, mozart, voyage, quête, paris |

vendredi, 16 septembre 2011

La Solitude des nombres premiers – Paolo Giordano

La solitude des nombres premiers.jpgNous évoquions il y a quelques mois les adaptations cinématographique de romans. J’expliquais alors que fréquentant peu les salles obscures, je voyais peu d’adaptations. En revanche, les bandes-annonces me donnent souvent envie de courir en librairie. Ainsi, de même que la bande-annonce m’avait convaincue d’acheter le livre Auprès de moi toujours (Never let me go) de Kazuo Ishiguro, la bande-annonce du film La Solitude des nombres premiers m’a poussée à lire ce best-seller de Paolo Giordano.

La Solitude des nombres premiers… Un titre curieux, aussi étrange que le comportement d’Alice et Mattia. Ces deux adolescents que tout sépare sont liés, sans même s’en rendre compte, par une douleur muette qui les ronge depuis l’enfance. Leur détresse silencieuse touche au point que l’on souhaite les protéger, les pousser à briser la barrière qui les maintient à distance des autres… En vain.

Deux êtres tourmentés, écorchés dans leur âme et dans leur chair, seuls à pouvoir se comprendre et pourtant incapables de pénétrer leur isolement mutuel… C’est beau, c’est simple, c’est poignant.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : paolo giordano, points, amitié, amour, solitude, douleur, italie |

lundi, 12 septembre 2011

La Couleur des sentiments - Kathryn Stockett

jacqueline chambon,kathryn stockett,segregation,racisme,60s,amérique kennedy,mississipi,jacksonJe savais que j'allais adorer ce livre, alors je le réservais depuis 3 mois pour mes vacances. Je l'attendais. Je l'ai dévoré en quelques jours. 

Le sujet principal, c'est celui du racisme et de la ségrégation raciale de l'Amérique des années 60. Pire, dans le Mississipi des années 60. Les bonnes noires versus les maitresses blanches et leurs bébés blancs. Les lois Jim Crow, les lynchages, les injustices, les préjugés, la souffrance, la peur et l'espoir du changement. Aussi l'amitié et le respect de certains, et surtout l'affection réciproque, profonde et inoubliable des bonnes pour "leurs" bébés.

Mais au-delà du racisme (mot qui n'est d'ailleurs écrit qu'une seule fois dans le livre, tant il est une norme), c'est la question de la différence entre deux personnes qui se pose. Sur quoi repose-t-elle ? La couleur, la situation sociale, les croyances, le sexe ?

Que se passe-t-il dans la tête de ces enfants lorsque leur regard change ? Lorsqu'ils acceptent la "limite" qui leur fait voir leur nounou d'un autre œil, qu'ils voient la "différence" entre blancs et noirs ?

Ce roman tisse des liens entre nous et ses personnages, il nous amène à les comprendre dans leurs choix et leurs contradictions. Ils sont dans leur jus, avec leurs rêves et leurs œillères. 

Ce retour aux années 60s, puritaines à souhait, m'a fait frémir. Au delà de la ségrégation, et au travers du quotidien de ces femmes (ce sont elles les héroïnes du roman), on découvre l'hypocrisie des rapports hommes-femmes à l'époque. Serait-il envisageable aujourd'hui de cacher une fausse couche à son mari ou son conjoint, parce que "ça ne se fait pas" ? Déni mis à part, évidemment.

J'ai été captivée par le ton (3 points de vues s'alternent : deux bonnes noires et une jeune femme blanche), l'intrigue (c'est un vrai page turner !) et les personnages très attachants (Aibileen et Minny surtout) de La Couleur des sentiments.

vendredi, 09 septembre 2011

Long week-end - Joyce Maynard

joyce maynard, 1018, etats-unis, adolescenceJe ne connaissais pas Joyce Maynard, c’est  la sortie médiatique de Et devant moi le monde l’année dernière qui a attiré mon attention sur cette auteure... Je l’avais mis dans un coin de ma tête, rubrique « à lire » ! Et puis dans la  pile des (nombreux) livres lus par ma mère j’ai trouvé Long week-end.

Très vite j’ai su que ce roman allait me plaire. J’ai toujours eu un faible pour les histoires racontées par un enfant ou un adolescent. Quand c’est bien fait je trouve que ça apporte beaucoup de fraîcheur à des récits qui pourraient vite être plombants. C’est le cas ici !

Henry, 13 ans vit seul avec sa mère un peu fragile. Pendant le week-end du Labor day (jours fériés aux Etats-Unis, juste avant la grande rentrée de septembre), un prisonnier en cavale va s’immiscer dans leur quotidien bien réglé et changer le cours de leurs vies.

Figure masculine en puissance, Franck va séduire la mère en pleine dépression (on comprend vite pourquoi au fil du récit) et permettre à Henry d’arrêter de grandir trop vite.

L’écriture de Joyce Maynard fait de ce huis-clos une histoire très touchante.

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : joyce maynard, 1018, labor day, adolescence, etats-unis |

lundi, 05 septembre 2011

Rose - Tatiana de Rosnay

rose.jpegMauvaise pioche.

J'ai acheté ce livre sur la foi d'une bonne promotion (on l'a vu partout !) et surtout par l'envie de découvrir cet auteur bestseller (Elle s'appelait Sarah et Boomerang).

Mais j'ai été très déçue. Je pensais m'évader au temps de Nana, du Bonheur des dames et du Ventre de Paris, au temps des artisans parisiens, des ruelles sombres, des bals, des théâtres et des crinolines, et enfin des grands travaux d'Haussmann, de leur magnificence et de leur cruauté... et je suis restée à quai.

Pourtant Tatiana de Rosnay plante bien le décor. Tout est là : descriptions, odeurs, couleurs et sentiments. Même la tragédie ! Mais la mayonnaise ne prend pas.

On sent chez l'auteure un réel plaisir dans son acte d'écriture, mais cela est tellement palpable que c'en devient égoïste. J'aurais aimé partager ce plaisir et j'en suis restée spectatrice.

Rose est une vieille dame qui refuse de quitter sa maison vouée à disparaître, puisque tel en a décidé le tracé du nouveau boulevard St. Germain par le baron Haussmann. C'est à la fois le départ, le corps et la chute de ce roman qui prend la forme d'une longue lettre écrite par Rose à son défunt mari.

Les va-et-vient incessants entre passé et présent, et surtout l'alternance entre la lettre principale et les missives reçues par Rose de la part de ses proches, créent une redondance un peu fatigante. Typique : on apprend une information, elle est ensuite développée quelques pages plus loin, puis largement ré-évoquée dans une lettre reçue par l'héroïne et enfin rappelée au moins une fois, sait-on jamais, les lecteurs sont si distraits. Aïe.

J'ai versé ma larme néanmoins. Mais il est vrai qu'il suffit qu'on évoque devant moi la mort d'un enfant pour que je m'effondre.

Une lecture facile mais sans grand plaisir. Dommage.

vendredi, 02 septembre 2011

Les Prétendants - Cécile David-Weill

Les prétendants.jpgComme toutes les jeunes filles de bonne famille, Marie et Laure Ettinguer se distinguent de leurs semblables par leur éducation. Une éducation qui enseigne l’argent comme une évidence, l’étiquette comme un sacerdoce et le raffinement comme un accessoire capable de parer d’élégance la tenue la plus insignifiante. Telle est l’atmosphère du livre Les Prétendants, de Cécile David-Weill.

Pour empêcher la vente de l’Agapanthe, leur luxueuse maison de famille, les deux sœurs organisent un casting. Elles espèrent ainsi sélectionner des maris suffisamment riches pour s’offrir la somptueuse villa qu’elles chérissent depuis l’enfance. Ainsi, les candidats fortunés défilent à l’Agapanthe. Scrutés sous tous les angles, pas un ne soupçonne le véritable motif de sa présence parmi les autres visités (tous plus ou moins habitués).

Très vite, on se rend compte que l’intrigue principale n’est qu’un prétexte pour cette chronique raffinée, qui décrit un mode de vie désuet, rythmé par le confort et la volupté. Cécile David-Weill dresse avec finesse et subtilité les petits travers de la haute société. Entre snobisme et médisance, posture intellectuelle et mépris de la vulgarité, elle nous entraîne au cœur des préoccupations d’une certaine élite. Et que le milieu vous soit étranger ou pas, l’envie vous prend de souhaiter cette vie de rêve, parmi les gens bien nés.

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cécile david-weill, livre de poche, famille, luxe, argent, mariage |

mercredi, 31 août 2011

Quelques lignes avec... Thomas Raphaël

Nous inaugurons cette rubrique d'interview avec Thomas Raphaël, l'auteur de La Vie commence à 20h10 que nous avons lu avant les vacances. Merci à lui de se prêter à cet exercice !
THOMAS-RAPHAEL.jpg
L&C : Commençons par le plus naturel en cette fin août. Quelles ont été vos lectures de l'été ?

TR : J’ai lu Marco Polo, de Gary Jennings, un livre qui ne me ressemble pas du tout. Mais il y a plein de scènes érotiques dedans alors je l’ai dévoré. J’ai lu La Synthèse du camphre, un premier roman qui me hante encore. (Arthur Dreyfus n’a que 25 ans ! Je suis jaloux !) J’ai lu L’Objet de mon affection de Stephen McCauley, qui m’a fait beaucoup pleurer. J’ai relu Bossypants de mon idole Tina Fey, qui me fait toujours rire. J’ai eu un gros coup de cœur pour Les Chaussures italiennes, de Henning Mankell – attendez, Sandie, l’attachée de presse de Flammarion, me dit dans l’oreillette d’arrêter là car ma liste est bizarre, j’ai un problème de ligne éditoriale.

L&C : Le mois de septembre s'annonce comme toujours chargé d'actualité littéraire. Avez-vous des attentes particulières ? 

TR : Je n’aime pas l’idée de la rentrée littéraire et des livres qu’on a deux mois pour avoir lus car je suis un lecteur totalement désorganisé libre. Par ailleurs, contrairement à la pratique au mois de septembre, je crois au droit universel des livres à avoir une jolie image sur la couverture – je suis sérieux.

L&C : En règle générale, que lisez-vous ?  Quel auteur nous recommanderiez-vous ?

TR : Sur une île déserte, ce sont les livres de David Sedaris que j’emporterais. Comment ça c’était pas la question posée ?

L&C : Avez-vous déjà eu un choc littéraire ?

TR : A ce jour, en audiolivre dans mon bain, j’ai écouté Naked de David Sedaris trois cent cinquante quatre fois. Je prends des bains juste pour écouter David Sedaris. Il paraît qu’il n’y aura plus d’eau en Europe en 2050. C’est à cause de moi – et de David Sedaris.

L&C : Nous venons de clore notre série de l'été sur les lectures de notre enfance et de notre adolescence. Quel(s) livre(s) vous a/ont le plus marqué étant enfant, puis adolescent ?

TR : Quand j’étais ado, j’ai aimé tous les livres de Colette. Elle a tout ce que j’aime : la finesse, le style, et la gourmandise.

Thomas Raphaël 1.pngL&C : La Vie commence à 20h10 a été édité chez Flammarion au printemps. C'est un beau démarrage. Comment avez-vous vécu sa sortie ? 

TR : Le site Amazon a une fonctionnalité sadique : sur la page de chaque livre, et donc du mien aussi, il y a un classement en fonction du nombre de ventes qui évolue en temps réel. En temps réel. Dans la même journée, votre livre peut passer de 500 à 34 000. C’est horrible. 

Par conséquent, j’ai pris la décision de faire installer par mon copain sur le site d’Amazon un système de verrou parental.

(Je ne l’ai pas encore fait, alors si vous allez commander le livre là tout de suite, il montera automatiquement de plusieurs milliers de places dans le classement, vous verrez ce sera très amusant, et moi ça me rendra heureux.) 

L’autre problème, sinon, quand on vous donne un livre que vous avez écrit, c’est que vous l’avez déjà lu (NDLR : l'auteur bosse dans la télévision, et Thomas Raphaël est son pseudonyme).

L&C : Avez-vous déjà un deuxième roman en tête ou en route ?

TR : Avec la publication de La Vie Commence à 20h10, j’ai découvert quelque chose que je n’attendais pas : la spontanéité des lecteurs. Je ne m’attendais pas à recevoir autant de petits messages, si fins et si gentils. Un mail, en particulier, m’a touché, de Marion, 17 ans. Sa méchante tante l’a forcée à lire La Vie Commence à 20h10, alors qu’elle ne lisait jamais. Au final, me dit Marion, elle a versé une larme et elle a regretté que le livre « ne fasse que cinq-cents pages »…Et depuis elle a envie de lire plein d’autres romans.

Marion, comme pas mal d’autres lecteurs, m’a demandé aussi s’il y aura une suite. En fait, oui, Sophie me manque de plus en plus et j’ai envie de savoir ce qu’elle devient... Et Julien, et Annie, et Mohamed… 

Ce sont les retours des lecteurs et des blogueurs qui me donnent envie de continuer. Ils ont exactement l’effet inverse d’une cigarette : à chaque mail de lecteur que je reçois, mon espérance de vie est prolongée d’un quart d’heure. Et je fume même pas ! Alors imaginez…

Merci Thomas et à bientôt !

NB : notez le joli portrait de Thomas Raphaël par l'illustratrice Margaux Mottin dont nous avons déjà parlé ici (La Théorie de la Contorsion) et ici (J'aurais adoré être ethnologue) 

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Auteurs, Quelques lignes avec... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : flammarion, thomas raphaël, plus belle la vie, interview, premier roman |

lundi, 29 août 2011

Un été à Saint Tropez - Elizabeth Adler

saint trop.jpgUne lecture de vacances par excellence.

Ce roman contient de tout : du policier, de la romance, de l'humour  et du tourisme. Même un peu Club des 5 sur les bords. Un vrai fourre-tout, mais vraiment sympathique ! De la Californie à la Côte d'Azur et au Var, on suit les aventures estivales d'une petite troupe improbable.

La situation de départ est d'ailleurs excellente : une petite dizaine de vacanciers américains et anglais de tous âges et qui ne se connaissent pas louent sans le savoir la même villa à Saint-Tropez. Ils sont victimes d'une escroquerie et l'agent immobilier s'est fait la malle avec le magot. La villa n'est pas habitable (voire hantée !).

Commence alors une série d'événements (vol d'oeuvres d'art, meurtre, traque, etc.) qui va souder le groupe pour notre plus grande joie.


Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire pour prolonger un peu vos vacances...

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature étrangère, Policier, Voyage & Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elizabeth adler, belfond, saint tropez, vacances, soleil, art |

vendredi, 26 août 2011

Lectures de notre adolescence - La Lampe ardente - DELLY

DellyQuand j'étais adolescente, j'étais friande des Delly, ces romans à l'eau de rose du début du siècle dernier, que ma maman dénichait pour moi dans les brocantes.

J'adorais ces histoires d'amour désuètes entre (c'était toujours la même intrigue) une jeune fille pieuse, douce et pauvre et un jeune homme dur, malheureux et riche.

J'adorais rêver sur ces pages et j'en ai gardé un souvenir ému. Jusqu'à ce que j'en relise un ce mois-ci, maintenant que je suis une femme active, mariée et maman. Quelle douche froide !

J'ai découvert la perversion de lire de tels romans à un âge où l'on forme sa personnalité, j'ai pris conscience de tous les dommages collatéraux que ces romans avaient engendrés chez moi... J'ai en effet mis du temps à me défaire de ces idéaux dépassés, de ces schémas surannés. J'avais une vision du couple totalement biaisée, et m'en défaire a été un effort conscient.

Aujourd'hui je conseille à toutes les jeunes filles de fuir ces romans comme la peste, elles risqueraient de passer à côté de leur vie.

Édité chez Tallandier, 1939

 
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