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vendredi, 13 janvier 2012

Le Diable – Léon Tolstoï

LE DIABLE LEON TOLSTOI.jpg« Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal ». Les deux derniers versets de la prière chrétienne Le Notre Père résument Le Diable de Tolstoï et cela bien que l’histoire n’ait aucun caractère religieux.

Comme vous l’avez sans doute deviné, Le Diable de cette nouvelle est une femme… qui n’a rien de diabolique. C’est pourquoi on ne peut s’empêcher de rire de la naïveté du héros, Eugène Irténiev. Le malheureux souffre de tentations charnelles et culpabilise sans cesse : il se reproche d’avoir une maîtresse quand il est célibataire ; puis une fois marié, il se désole de tromper sa femme… en pensées !

Généralement, les auteurs réservent aux personnages féminins ces dilemmes moraux et ce renversement des genres contribue à ce que le lecteur s’attache au pauvre Eugène. On le plaint, on se moque gentiment de lui, on a envie de le secouer un peu ! Un homme « adultère » comme on en voit peu en littérature.

En outre, Léon Tolstoï se révèle maître du suspense, car jusqu’au bout, on se demande si Eugène va succomber…

lundi, 26 décembre 2011

Madame Bovary - Gustave Flaubert

bovary poche.jpgCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/madame-bovary-gustave-f...

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature classique, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : bovary, flaubert, livre de poche, scandale, chef d'oeuvre |

vendredi, 30 septembre 2011

Les Mystères de Paris – Eugène Sue

eugène sue,gallimard,paris,destins,passions,complots,xixème siècle,histoireS’il ne m’est pas souvent arrivé de ne pas terminer un livre, même si sa lecture me coûtait (question d’orgueil mal placé probablement, quoiqu’il n’y ait plus d’orgueil qui tienne après quatre-vingt pages de descriptions dans La Peau de chagrin), je n’avais encore jamais abandonné une histoire que je trouve fascinante. C’est pourtant ce que j’ai fait avec Les Mystères de Paris, ancêtre du roman-feuilleton. Malgré un récit prenant et rocambolesque, fourmillant de personnages hauts en couleurs dans le Paris glauque à souhait de 1838, j’ai déclaré forfait. Et je crois que la principale raison de ce (très) lâche abandon réside dans les 1300 pages (grand format et petits caractères) que compte le livre… Il aurait fallu que j’y consacre les trois prochains mois, et cette perspective ne m’enchantait pas tant les livres que j’ai envie de lire sont nombreux. S’y ajoute une langue et un style qui ont beaucoup vieilli, requérant une attention soutenue, ce qui s’accommode mal de mes envies de légèretés estivales. Et en plus, le format du livre déformait mon sac ! Pour autant, j’y reviendrai très certainement.

Je rapporte tout de même ici des propos de Théophile Gautier que je n’ai aucune peine à croire. Il disait en effet que « […] Des malades ont attendu pour mourir la fin des Mystères de Paris ; le magique La suite à demain les entraînait de jour en jour, et la mort comprenait qu’ils ne seraient pas tranquilles dans l’autre monde s’ils ne connaissaient le dénouement de cette bizarre épopée ».

vendredi, 26 août 2011

Lectures de notre adolescence - La Lampe ardente - DELLY

DellyQuand j'étais adolescente, j'étais friande des Delly, ces romans à l'eau de rose du début du siècle dernier, que ma maman dénichait pour moi dans les brocantes.

J'adorais ces histoires d'amour désuètes entre (c'était toujours la même intrigue) une jeune fille pieuse, douce et pauvre et un jeune homme dur, malheureux et riche.

J'adorais rêver sur ces pages et j'en ai gardé un souvenir ému. Jusqu'à ce que j'en relise un ce mois-ci, maintenant que je suis une femme active, mariée et maman. Quelle douche froide !

J'ai découvert la perversion de lire de tels romans à un âge où l'on forme sa personnalité, j'ai pris conscience de tous les dommages collatéraux que ces romans avaient engendrés chez moi... J'ai en effet mis du temps à me défaire de ces idéaux dépassés, de ces schémas surannés. J'avais une vision du couple totalement biaisée, et m'en défaire a été un effort conscient.

Aujourd'hui je conseille à toutes les jeunes filles de fuir ces romans comme la peste, elles risqueraient de passer à côté de leur vie.

Édité chez Tallandier, 1939

vendredi, 05 août 2011

Lectures de notre enfance - Après la pluie le beau temps - La Comtesse de Ségur

Quand on parle de littérature jeunesse, une des plus belles références citées est bien souvent la Comtesse de Ségur. Tamara vous en a d'ailleurs parlé récemment !

A l'ombre de ses romans les plus connus (Les Petites filles modèles, Les Malheurs de Sophie ou encore L'Auberge de l'ange gardien), il y a celui que j'ai préféré enfant : Après la pluie le beau temps. Outre les ressorts classiques (l'enfance, les bêtises, l'autorité des adultes, le cercle familial, la campagne, le chagrin, etc.) s'en trouve un autre qui m'a parlé dès mon plus jeune âge : la romance.

Ah, l'infâme Georges ! Ah, le beau Jacques...

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Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature classique, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : segur, enfance, petites filles modeles |

lundi, 18 juillet 2011

Lectures de notre enfance - Grands contes célèbres

IMG_0569.JPGPour vous accompagner pendant l'été (repos ? déconnection ? voyage ?) nous mettons entre parenthèses nos publications habituelles et vous proposons une jolie série sur les lectures qui ont marqué notre enfance.

Ainsi, chacune à notre tour, nous allons vous parler brièvement de ces livres qui nous ont donné le goût de la lecture.

Je commence avec un grand classique, mais non moins remarquable par la qualité de ses illustrations (qui ont beaucoup fait pour mon imaginaire !) : Grands contes célèbres aux éditions Nathan, illustrés par Annie-Claude Martin (1987).

On y retrouve une sélection de 9 contes des frères Grimm, de Perrault ou d'Andersen.

La magie est intacte. J'ai découvert La Belle et la bêteLe Chat bottéCendrillonRiquet à la houppe ou encore La Princesse sur un petit pois dans cette édition que je conserve précieusement dans ma bibliothèque en attendant d'en faire profiter mes enfants... Il est d'ailleurs grand temps que je les y initie !

Pour le plaisir des yeux et de l'esprit, voici un extrait des illustrations de cette édition (à gauche La Princesse sur un petit pois et à droite, Le Chat botté) :

IMG_0570.JPGIMG_0572.JPG

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Fantastique, Littérature classique, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nathan, contes, grimm, andersen, perrault, contes de fées, enfance |

vendredi, 27 mai 2011

90 livres cultes à l'usage des personnes pressées - Henrik Lange

my-henrik-lange-90-livres-cultes-a-l-usage-des-personnes-pressees.jpgIl m'a été impossible de passer à côté de ce livre sans l'acheter...en 3 exemplaires. Deux pour offrir, et un pour moi.

Henrik Lange a sélectionné les 90 livres incontournables depuis la nuit des temps. Parmi eux L'Odyssée d'Homère, Robinson Crusoé de Daniel Defoe, La Mort à Venise de Thomas Mann, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Orgueil et Préjugé de Jane Austen, L'Ombre du vent de Carlos Luis Zafon, ou encore Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee.

Chaque livre fait l'objet d'une mini BD résumant son histoire en 3 bulles et autant de phrases. Et le pire...c'est que ça marche !

A moi Gatsby le Magnifique, Moby Dick ou Oliver Twist dans la même journée ! Bon évidemment, sa sélection est subjective (anglo-saxonne?), tout comme sa synthèse des intrigues. Mais le principe de base est amusant : acquérir une crédibilité littéraire dans les dîners en ville. J'ai beaucoup ri en parcourant ces pages pleines de dérision. Les raccourcis et résumés font vraiment mouche.

Dans la même collection et du même auteur, on trouve 90 films cultes à l'usage des personnes pressées (que j'ai également offert autour de moi), qui est tout aussi croustillant.

Par contre, attention, la dernière bulle rend chaque fois compte du dénouement de l'histoire, donc le suspense pourrait être gâché si vous ne les avez pas déjà lus... 

Deux petits extraits pour vous mettre en bouche :

Proust.jpg
Crime et chatiment.jpg
© Hanrik Lange - ça et là

vendredi, 26 novembre 2010

La Princesse de Montpensier - Madame de La Fayette

la princesse montpensier - madame de lafayette.jpgAyant décidé qu’il valait mieux lire Madame de La Fayette plutôt que d’aller voir le film de Bertrand Tavernier, j’ai choisi La Princesse de Montpensier sans hésitation dans les rayons du Relay de la Gare du Nord. Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant que ce classique est en fait une nouvelle de quelques pages.

Une fois installée dans le train, j’attaque la lecture de ce que j’imaginais être un roman à l’eau de rose, à la mode du 17ème siècle. Là encore, Madame de La Fayette me prend de court. Pas d’échange déchirant, ni de cœur palpitant, mais un récit très factuel, à la troisième personne, dans lequel l’auteure respecte une certaine pudeur et marque une certaine distance vis à vis de ses personnages.

Ainsi, bien qu’il soit clairement établi que la beauté de la Princesse de Montpensier cause des ravages (tous les hommes de la cour l’admirent, trois se consument de passion pour elle), on ne trouve nulle description physique de cette femme fatale, ni de retranscription larmoyante des échanges entre amants. Non, rien de tout cela ne paraît. On referme cependant le livre avec le sentiment que les conventions, la bienséance et la pression sociale entraînent une violence qui aurait pu être maîtrisée. Hier, comme aujourd’hui…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature classique, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : madame de la fayette, pocket, passion, amour, sentiments |

dimanche, 24 octobre 2010

Orgueil et préjugé - Jane Austen

La plus merveilleuse histoire d'amour jamais écrite.jane austen.gif

Pride and prejudice, ou Orgueil et préjugé, c'est le livre ultime. Le livre que je lis et relis, dans une langue puis dans l'autre, chaque année ou presque.

Pas d'effusions, pas de grandes déclarations, de clairs de lune ou de chants d'oiseaux, ici l'amour est espéré, effleuré, au mieux deviné. La tension romantique est permanente, on retient son souffle, on relit trois fois les meilleurs passages.

Le temps s'étire dans la campagne anglaise, et nous partageons le quotidien oisif de familles locales, ou londoniennes récemment implantées, dans lesquelles nos héros évoluent. Les mois se succèdent et nous partageons leurs bals, leurs après-midi champêtres, leurs tea parties...

Mais cette quiétude apparente tranche avec la violence des sentiments sous-jacents.

Avec Elizabeth Bennet et Mark Darcy, Jane Austen a créé deux personnalités vibrantes, qui se repoussent et s'attirent comme des aimants. Le roman s'appelait First impression avant d'être retravaillé par Jane Austen une fois adulte, et tout est là. Tomber amoureux c'est faire tomber les barrières. Il faut abandonner une part de maîtrise et oublier ce qu'on croyait savoir. C'est ce contre quoi nos héros tentent de se dresser, pour garder le contrôle de leurs illusions. En vain. Et lorsqu'ils s'aperçoivent de leur aveuglement, il leur faut encore combattre un dernier rempart : la fierté.

Si vous voulez voir une adaptation de ce roman, préférez la version de la BBC (1996) avec Colin Firth et Jennifer Ehle. Elle dure 6h, et chaque minute est à savourer.

Et pour la petite histoire, le scénario de Bridget Jones' diary de Helen Fielding est largement inspiré de ce roman. Le héros s'appelle d'ailleurs Darcy, et dans le film il est également joué par Colin Firth !

Ne vous refusez pas ce bonheur, lisez-le.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature classique, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jane austen, amour, angleterre, xixème, romantique, bridget jones' diary, motifs |

mardi, 24 août 2010

Le Comte de Monte-Cristo - Alexandre Dumas

Le Comte de Monte-Cristo.jpgCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/le-comte-de-monte-crist...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature classique, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alexandre dumas, la pléiade |

 
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