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lundi, 09 janvier 2012

Nouvelles brèves de pouvoir - Christian Gambotti

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Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Histoire & Politique, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gambotti, bourin, politique, élection, présidentielle, citations |

lundi, 12 septembre 2011

La Couleur des sentiments - Kathryn Stockett

jacqueline chambon,kathryn stockett,segregation,racisme,60s,amérique kennedy,mississipi,jacksonJe savais que j'allais adorer ce livre, alors je le réservais depuis 3 mois pour mes vacances. Je l'attendais. Je l'ai dévoré en quelques jours. 

Le sujet principal, c'est celui du racisme et de la ségrégation raciale de l'Amérique des années 60. Pire, dans le Mississipi des années 60. Les bonnes noires versus les maitresses blanches et leurs bébés blancs. Les lois Jim Crow, les lynchages, les injustices, les préjugés, la souffrance, la peur et l'espoir du changement. Aussi l'amitié et le respect de certains, et surtout l'affection réciproque, profonde et inoubliable des bonnes pour "leurs" bébés.

Mais au-delà du racisme (mot qui n'est d'ailleurs écrit qu'une seule fois dans le livre, tant il est une norme), c'est la question de la différence entre deux personnes qui se pose. Sur quoi repose-t-elle ? La couleur, la situation sociale, les croyances, le sexe ?

Que se passe-t-il dans la tête de ces enfants lorsque leur regard change ? Lorsqu'ils acceptent la "limite" qui leur fait voir leur nounou d'un autre œil, qu'ils voient la "différence" entre blancs et noirs ?

Ce roman tisse des liens entre nous et ses personnages, il nous amène à les comprendre dans leurs choix et leurs contradictions. Ils sont dans leur jus, avec leurs rêves et leurs œillères. 

Ce retour aux années 60s, puritaines à souhait, m'a fait frémir. Au delà de la ségrégation, et au travers du quotidien de ces femmes (ce sont elles les héroïnes du roman), on découvre l'hypocrisie des rapports hommes-femmes à l'époque. Serait-il envisageable aujourd'hui de cacher une fausse couche à son mari ou son conjoint, parce que "ça ne se fait pas" ? Déni mis à part, évidemment.

J'ai été captivée par le ton (3 points de vues s'alternent : deux bonnes noires et une jeune femme blanche), l'intrigue (c'est un vrai page turner !) et les personnages très attachants (Aibileen et Minny surtout) de La Couleur des sentiments.

lundi, 05 septembre 2011

Rose - Tatiana de Rosnay

rose.jpegMauvaise pioche.

J'ai acheté ce livre sur la foi d'une bonne promotion (on l'a vu partout !) et surtout par l'envie de découvrir cet auteur bestseller (Elle s'appelait Sarah et Boomerang).

Mais j'ai été très déçue. Je pensais m'évader au temps de Nana, du Bonheur des dames et du Ventre de Paris, au temps des artisans parisiens, des ruelles sombres, des bals, des théâtres et des crinolines, et enfin des grands travaux d'Haussmann, de leur magnificence et de leur cruauté... et je suis restée à quai.

Pourtant Tatiana de Rosnay plante bien le décor. Tout est là : descriptions, odeurs, couleurs et sentiments. Même la tragédie ! Mais la mayonnaise ne prend pas.

On sent chez l'auteure un réel plaisir dans son acte d'écriture, mais cela est tellement palpable que c'en devient égoïste. J'aurais aimé partager ce plaisir et j'en suis restée spectatrice.

Rose est une vieille dame qui refuse de quitter sa maison vouée à disparaître, puisque tel en a décidé le tracé du nouveau boulevard St. Germain par le baron Haussmann. C'est à la fois le départ, le corps et la chute de ce roman qui prend la forme d'une longue lettre écrite par Rose à son défunt mari.

Les va-et-vient incessants entre passé et présent, et surtout l'alternance entre la lettre principale et les missives reçues par Rose de la part de ses proches, créent une redondance un peu fatigante. Typique : on apprend une information, elle est ensuite développée quelques pages plus loin, puis largement ré-évoquée dans une lettre reçue par l'héroïne et enfin rappelée au moins une fois, sait-on jamais, les lecteurs sont si distraits. Aïe.

J'ai versé ma larme néanmoins. Mais il est vrai qu'il suffit qu'on évoque devant moi la mort d'un enfant pour que je m'effondre.

Une lecture facile mais sans grand plaisir. Dommage.

vendredi, 15 avril 2011

Marie-Antoinette – Stefan Zweig

Marie-Antoinette.jpgPour une fois, voici un livre que j'ai choisi seule, et pas parce que truc et machin ont dit que c'était super ou que Cosmo le classait dans les inratables du printemps. Ce qui ne m'empêchait pas d'avoir à son égard, avant même d'en démarrer la lecture, un double a priori positif et une réserve (je sais, j'ai toujours un avis sur tout...).

Pour tous ceux qui connaissent bien son œuvre, ce que je vais écrire revient certainement à enfoncer une porte (grande) ouverte. Mais pour moi, qui ai découvert Stefan Zweig sur le tard, je dois dire qu'il s'est imposé à mes yeux, en un seul roman, comme un écrivain rare, dont la force réside tant dans son indéniable talent de conteur que dans son profond humanisme, qui asperge chacune des phrases qu'il écrit. Après avoir lu deux romans (Le Monde d'hier et Vingt-quatre heures de la vie d'une femme), je voulais absolument lire une des biographies de Stefan Zweig, qui constituent une part importante de son travail. Mon choix s'est porté très rapidement sur Marie-Antoinette, probablement à cause d'une espèce de fascination morbide pour sa fin tragique.

J'avais toutefois une réserve dans la mesure où, ne découvrant pas l'auteur, je connaissais son style si riche qu'il en devient parfois complexe, sa minutie si poussée qu'elle peut apparaître rigide. Et je craignais que, confronté à l'exercice précis - parce qu'historique - de la biographie, ce style ne devienne trop complexe, du genre si tu rates une ligne il faut recommencer tout le chapitre !

Finalement, contrairement à ce que j'avais craint, Marie-Antoinette s'est avéré être l'ouvrage de Stefan Zweig offrant la lecture la plus aisée, le style le plus fluide. D'une précision historique inégalée (après avoir réuni toutes les archives et documents disponibles sur le sujet, Stefan Zweig a scrupuleusement écarté tous les documents sujets à caution et d'origine incertaine pour ne se baser que sur les faits), Marie-Antoinette réussit la prouesse de transformer une biographie historique en un roman palpitant. On s'attend à découvrir les heurs et malheurs d'une reine froide et capricieuse qui serait depuis longtemps oubliée si sa mort ne restait pas un symbole de la chute de l'Ancien régime, et on est happé par l'histoire d'un personnage complexe, appelé trop tôt à des fonctions trop hautes, mariée sans amour à un homme mou et indécis. Refusant d'adhérer aux thèses partiales, qu'elles soient révolutionnaires ou royalistes, refusant la sacralisation autant que la diabolisation, Stefan Zweig livre le portrait sincère et rigoureux d'une reine qui fût avant tout une femme, et qui, comme toutes femmes, a commis de nombreux faux pas, mais qui, comme très peu d'entre elles, les a vu commentés, disséqués, amplifiés, raillés par la France entière.

Fresque historique, analyse psychologique, peinture sociale... si Marie-Antoinette est tout ça à la fois, c'est aussi et surtout un roman fascinant, une histoire troublante et enrichissante qui poursuit le lecteur longtemps après qu'il en a lu les dernières lignes. Peut-être parce que tout est vrai ?

lundi, 21 février 2011

Quai d'Orsay - Blain & Lanzac

quai d'orsay.jpgCes chroniques diplomatiques en BD sont vraiment très réussies.

Y sont croquées les coulisses du ministère des affaires étrangères sous Alexandre Taillard de Vorms, largement inspiré de Dominique de Villepin, que l'on reconnait d'ailleurs immédiatement. L'allure haute, l'oeil rivé à l'horizon, un livre à la main et de la fumée qui sort des oreilles, il est comme le penseur virevoltant autour duquel tous s'affairent (et s'épuisent). 

L'histoire n'a pas d'enjeu particulier. On suit les débuts difficiles d'un jeune conseiller du Ministre, Arthur Vlaminck. Avec lui, on découvre tout ce qui fait de ce ministère un monde à part, avec ses propres codes, où les conseillers se font des crasses car "ici c'est comme ça qu'on fait l'amour, tu verras tu y prendras goût aussi".

Si en soit chaque bulle ou chaque planche ne provoque pas l'admiration immédiate, le style est emphatique, le trait est imagé. Les émotions et sensations des personnages sont palpables. Les dialogues sont bons. On est embarqué !   

Les arcanes de la diplomatie ne me sont pas particulièrement familières, et j'ai un peu eu le sentiment de m'être retrouvée dans la version BD de The West Wing. Tout est en ébullition 24h/24, on enchaine les discours à écrire, les coups bas, les scandales, les nuits blanches, les crises majeures et les blagues vaseuses.

Bref, le tome 2 devrait sortir au printemps, je l'attends.

Un extrait pour l'ambiance :

491925_quai-d-orsay-par-blain-et-lanzac.jpg
Extrait de Quai d'Orsay
© Blain - Lanzac - Dargaud

vendredi, 11 février 2011

Purge – Sofi Oksanen

Purge.jpgJe dois l'avouer d'emblée : c'est parce que plusieurs magazines féminins indiquaient que « Si l'on devait n'en lire qu'un cette année, ce serait celui-là » (il a reçu le prix Fémina « Etranger » 2010) que j'ai poussé la porte d'une librairie du boulevard Saint-Germain ce midi-là. Ensuite, c'est parce que la quatrième de couverture promettait une histoire sombre et glauque que je me suis présentée à la caisse avec ce livre à la couverture rose entre les mains. Et c'est là que les commentaires facétieux s'arrêtent. En effet, Purge n'est ni drôle, ni gai, ni léger. C'est même tout le contraire.

Purge, c'est l'histoire croisée de deux destins entremêlés, ceux de deux femmes estoniennes, Aliide et Zara. L'une est vielle, l'autre est jeune, mais toutes deux reviennent des confins de l'horreur, et se battent quotidiennement pour vivre avec. Qu'elle s'appelle nazisme, impérialisme, communisme ou totalitarisme, cette horreur a cassé, brisé et piétiné ces deux vies qui pourtant continuent, ni vraiment pareilles, ni tout à fait différentes, entre courage et rédemption, résignation et indignation.

Purge, c'est cinquante ans d'histoire et d'Histoire, cinquante ans de terreur, de tortures, d'exactions, de trahisons inacceptables et de secrets de famille inavouables. Attention cependant : Purge n'est ni de près, ni de loin, un roman historique, mais bel et bien un récit prenant, témoignant d'un dosage subtil entre pudeur et témoignage, entre atrocités et soulagements, entre désir de mourir et capacité à vivre. Toutefois, il s'agit aussi d'une fiction inspirée par des évènements bien réels, qui se sont passés il n'y a pas si longtemps, pas si loin, et dont la littérature (en tout cas celle que je lis) se fait assez peu l'écho.

Mais Purge c'est aussi un style narratif maîtrisé qui, à coups de phrases courtes et sèches, conduit le lecteur à assister à un huis-clos étouffant, à lire des lettres tenues si longtemps secrètes, à vivre des flashbacks insoutenables.

Sans moralisation ni jugement, la jeune Sofi Oksanen livre ici un récit puissant, dérangeant mais incontournable.

vendredi, 04 février 2011

La guerre des banlieues n'aura pas lieu - Abd Al Malik

Couv_AbdAlMalik.jpgJe le confesse j'adore, j'aime, je surkiffe Abd Al Malik ! Du coup, vous m'excuserez la subjectivité de ce billet.

Embarqué lors d'une crise d'achat à la Fnac, j'ai très vite lu La guerre des banlieues n'aura pas lieu, ce qui est plutôt bon signe chez moi.
Un peu déboussolée par la forme même du livre qui alterne récit, définitions du dictionnaire, sourates du Coran, photos... J'ai ensuite trouvé que c'était agréable d'être dérangée dans mes habitudes de lecture.

Très bien écrit (il n'est pas slameur pour rien !) ce texte offre un regard différent et positif sur la banlieue. Ça change du discours ambiant des médias qui commence sérieusement à me gonfler. Je vais le faire court, j'aime les messages de tolérance. J'ai été servie.

Je mettrais un bémol sur les passages religieux que pourtant j'aurais aimé apprécier comme le dit Juliette Gréco en préambule « ...Je t'envie de pouvoir croire en dieu... ». C'est mon côté athée pur et dur qui ressort : pas besoin de religion pour avoir de belles valeurs. Mais j'admets qu'il est agréable d'entendre parler de l'Islam autrement que par le prisme de l'intégrisme.

En bonus, vous avez même le droit à la BO du livre (sur les conseils de l'auteur) A Change Is Gonna Come de Sam Cooke.

 

Écrit par Noémie dans Histoire & Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : le cherche midi, politique, banlieue |

vendredi, 14 janvier 2011

L’Ombre du vent – Carlos Luis Zafon

ombreduvent.jpgCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/l-ombre-du-vent-carlos-...

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Histoire & Politique, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : espagne, barcelone, livre, amour, franco, suspens, grasset |

lundi, 03 janvier 2011

L'Ombre des Romanov - Franck Ferrand

ombre des romanov.jpgUn polar parsemé de références historiques, et ponctué de rencontres aussi sensuelles qu’éphémères… Voilà le cocktail enivrant dont j’ai avalé jusqu’à la dernière des 366 pages sans attraper de gueule de bois.

Tout ce qui brille n’est certes pas d’or et pourtant, dès le prologue j’ai été éblouie par l’éclat de magnifiques joyaux, liés à la célèbre dynastie Romanov et mystérieusement retrouvés par un général nazi… Ma curiosité est piquée à son comble lorsque je découvre, quelques pages plus loin (et plus de soixante ans après la découverte du trésor), que la Reine d’Angleterre arbore l’une des pièces en question, tandis qu’une autre atterrit dans la boîte aux lettres d’un jeune homme, fou de pierres précieuses…

Compte tenu des éléments historiques au cœur de l’intrigue, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au Da Vinci Code. La comparaison s’arrête au genre, puisque L’Ombre des Romanov me semble beaucoup plus accessible et digeste. L’auteur a parfaitement su tisser une trame contemporaine et bien menée, à partir d’un détail précis de l’histoire, sans pour autant se lancer dans une énumération fastidieuse de faits et de dates.

Outre une foule d’éléments précieux sur les Romanov, j’ai surtout appris que depuis 1918, un doute plane sur l’assassinat de la famille impériale de Russie par les bolcheviks. La version officielle veut que la famille entière ait été massacrée. D’autres historiens (peu nombreux) défendent l’idée que les filles du Tsar seraient restées en vie. Inutile de préciser que la version non officielle a servi de point de départ à ce roman.

Je tiens également à noter un dernier aspect qui contribue à l’originalité du récit : le héros est un avocat noir, d’origine américaine (enfin, franco-américaine), ce qui n’est pas banal pour un polar bien français.

Bref, avec tous ces ingrédients, j’imagine parfaitement une adaptation TV de ce roman…

Écrit par Tamara Writes dans Histoire & Politique, Policier | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : franck ferrand, xo editions, famille impériale, russie, énigme, polar, romanov |

mardi, 26 octobre 2010

Dans les coulisses du GIGN - Daniel Cerdan

Dans les coulisses du GIGN.jpgDe l'action, des muscles, des secrets d'Etat... Mais en fait c'est bien plus que ça.

Le livre de Daniel Cerdan nous invite à le suivre dans son parcours d'homme. Un homme de valeur(s) comme on voudrait en voir plus !

A nous les entrainements dans la boue en pleine nuit, les prises d'otages, les "épreuves de franchissement" (oui oui, on escalade des forteresses sous la pluie, rien de plus normal). A vrai dire on se demande comment tout cela est humainement possible. A lire bien au chaud dans son canapé : le passage sur la nage en piscine pieds et poings liés...

On y découvre ce qui guide ces gendarmes pas comme les autres : une certaine idée de la France, une solidarité à toute épreuve, et un grand sens de l'humour.

Au final, Daniel Cerdan nous livre un témoignage très émouvant de son quotidien de gendarme et de simple...héros.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Biographie, Histoire & Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : daniel cerdan, gign, action, témoignage, calmann lévy |

 
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