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lundi, 18 avril 2011

Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini

kaboul.jpgLes personnages de ce roman se sont invités chez moi pour ne plus en partir. Plusieurs semaines après avoir refermé le livre, je pense encore souvent à eux.

Je pense à leur courage, à leurs souffrances, à leurs remords. De Kaboul dans les années 70 à San Francisco dans les années 2000, Khaled Hosseini nous fait vivre à leurs côtés : on les côtoie au temps béni de leur enfance dans un quartier tranquille de Kaboul, pendant l'invasion russe puis sous la barbarie des taliban, et enfin dans leur fuite aux Etats-Unis.

On accompagne Amir dans son exil américain, pour ensuite revenir avec lui vingt ans plus tard à Kaboul, où il doit faire face à son passé lourd de trop de secrets. Hassan, lui, était resté vivre en Afghanistan, et son destin aura été différent. Mais aurait-il dû l'être ? Pourquoi ces inséparables amis, frères de lait, se sont-ils éloignés l'un de l'autre ?

Ce roman magnifique mais très dur se penche sur le poids de la famille et de ses non-dits, sur la difficulté de grandir avec la culpabilité, et pose aussi la question du courage et de la trahison quand on n'est qu'un enfant.

On m'avait prévenue que certaines pages étaient particulièrement dures, mais il vaut la peine de surmonter son appréhension.

Comme dans Le monde selon Fawad de Andrea Busfield, je me suis imprégnée des descriptions des paysages, des senteurs, des fêtes afghanes, mais malheureusement aussi de la guerre et de ses horreurs. Les héros de ces deux romans sont d'ailleurs tous trois des jeunes garçons et ils se sont fait écho dans mon esprit.

Ce livre m'avait été recommandé par de nombreuses personnes et je les en remercie. A présent, j'ai très envie de lire le deuxième roman de Khaled Hosseini, Mille soleils splendides (il parait qu'il est encore plus réussi, ça promet !).

lundi, 07 mars 2011

Le monde selon Fawad - Andrea Busfield

Fawad.jpgL'Afghanistan d'aujourd'hui n'est pas vraiment un terrain de jeu idéal pour un garçon de onze ans. Mais Fawad est lumineux, espiègle, courageux. Il traverse les épreuves avec intelligence.

Ce roman est son histoire pendant un peu plus d'un an. Il y passe de la plus extrême pauvreté au confort d'une maison d'expatriés occidentaux, où sa maman devient cuisinière. J'ai été touchée par cette histoire, entre survie et espoir. Et par son style, direct.

Fawad porte sur le monde et ses étranges nouveaux amis un regard étonné, tantôt amusé, tantôt désespéré. Il nous ouvre son univers : sa famille endeuillée par la guerre, ses cousins et leurs petits business, ses amis de la rue et bien sûr, les occidentaux (ONG, médecin, journaliste...) qui l'ont pris sous leur aile. On y croise aussi un chef de guerre afghan, des taliban. On voyage entre Kaboul et Jalalabad, en passant par Shinwar.  

Pas de manichéisme ici et pas de simplification à outrance, Andrea Busfield dresse un portrait contrasté d'un pays déchiré. On plonge dans une culture très riche et codifiée, dans un univers qui n'est finalement pas si lointain.

On m'a aussi beaucoup parlé des Cerfs volants de Kaboul de Khaled Hosseini alors je crois que je vais entamer un cycle afghan !

Merci à Florence de m'avoir prêté ce livre inattendu.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : andrea busfield, pocket, afghanistan, jeunesse, enfance, guerre |

 
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