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vendredi, 11 novembre 2011

La Splendeur des Charteris - Stéphanie des Horts

stéphanie des horts,wight,lord,nazisme,angleterreUne lecture très prometteuse qui m'a néanmoins été pénible.

Et pourtant, coup de foudre dans ma librairie pour ce livre ! La couverture (élégance et féminité), et la quatrième de couverture (bien rédigée) m'ont tapé dans l'oeil : les années trente, la décadence, une riche famille anglaise en vacances sur une île, humour noir et nazisme en toile de fond... Je pensais m'amuser follement des dérives d'une famille loufoque.

Que nenni. Humour noir, trop noir ? Décadence, trop décadente ? Absence d'intrigue de fond ? La Splendeur des Charteris m'est apparu sans queue ni tête et mon sentiment dominant en le refermant se résume en un long haussement de sourcil.

On y croise des aristocrates décadents (bon, ça on savait), des pédophiles, des meurtriers en puissance (et d'autres en action), un demi-fantôme, des nazis,  des faux jumeaux fusionnels, un inspecteur chinois, une jeune fille à peine pubère prête à tout pour perdre sa virginité... Tous voyeurs, tous coupables, pas de limite à la surenchère.

On couche, on martyrise, on snobe, on égorge. On se croirait dans une pièce de théâtre (tiens, c'est à creuser...).

Franchement, l'ironie m'a un peu échappée, et j'ai lutté pour le finir. Quel dommage !

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Humour, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : albin michel, stéphanie des horts, wight, lord, nazisme, angleterre |

lundi, 10 octobre 2011

Contes à aimer, Contes à s'aimer - Jacques Salomé

book_cover_contes_a_aimer,_contes_a_s_aimer_8836_250_400.jpgUne amie m'a beaucoup parlé de Contes à guérir, Contes à grandir de Jacques Salomé, psychosociologue, qu'elle avait adoré. Des histoires très courtes qui mettent le doigt sur les difficultés et les étapes de l'enfance et de l'adolescence. 

Mais mon amie ne l'avait plus sous la main alors elle m'a prêté le deuxième ouvrage de cette série : Contes à aimer, Contes à s'aimer, qui concerne l'âge adulte. J'ai néanmoins plus feuilleté ce livre que je ne l'ai lu, je l'avoue. Il est composé de 80 contes de deux ou trois pages chacun. Des récits très courts, parfois oniriques.


Ces contes mettent en scène des humains comme des animaux... c'est un peu la rencontre entre les frères Grimm, Freud et La Fontaine ! Ils mettent en mots simples des préoccupations contemporaines (la maladie, l'affirmation de soi, les relations parents-enfants, etc.) auxquelles nous sommes fréquemment confrontés, et mettent en scène des émotions parfois refoulées (amour, jalousie, peur, tristesse, etc.). Ils nous libèrent. C'est la guérison par association d'idées : ce qu'on lit nous pénètre, nous fait réfléchir petit à petit. Les contes permettent souvent de mettre des mots sur l'indicible et le tabou, d'éclairer d'une lumière nouvelle nos ressentis brouillons via l'histoire d'autres (réels ou fictifs) qui nous apprennent sur nous-mêmes, parce qu'ils nous font réagir.


Certains contes m'ont interpellée, mais d'autres m'ont complètement laissée de marbre. Du coup je suis un peu dubitative. Je pense qu'il aurait peut être fallu que je le garde chez moi plus longtemps, que je le feuillète régulièrement, petit à petit. Car à vouloir "l'avaler" d'un coup, je crois que je me suis anesthésié l'esprit...

Et vous, avez-vous des recommandations de contes à lire une fois adulte ?

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Fantastique, Nouvelles, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : albin michel, jacques salomé, contes, guérir, psychiatre, analyse |

samedi, 09 octobre 2010

Le Fait du Prince - Amélie Nothomb

Le fait du prince.jpgQue faire si un inconnu meurt d’une crise cardiaque au milieu de votre salon ?

a) Vous ne recevez jamais d’inconnus

b) Vous déplacez le corps sur le palier

c) Vous usurpez l’identité du mort

Amélie Nothomb opte pour la dernière solution, en guise de point de départ à son roman Le Fait du prince.

Baptiste Bordave, parisien plus qu’ordinaire, ne voit aucun inconvénient à troquer son quotidien insipide pour celui d’Olaf Sildur. Au contraire. Le mystérieux suédois qui vient de rendre l’âme chez lui a les poches remplies d’argent liquide, conduit une Jaguar et vit à Versailles. En homme pratique, Baptiste quitte son domicile avec un objectif : s’accaparer la femme du défunt, qu’il imagine sous les traits d’une jeune et belle scandinave.

Ce livre, drôle et absurde, se lit d’un trait (un aller-retour en métro). Mais je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Le récit compte trop de questions sans réponse, or je n’apprécie le suspense que lorsqu’on n’y met un terme. Sinon, mon sentiment se transforme en frustration, comme c’est le cas pour Le Fait du prince. Il se peut également que la portée philosophique du roman m’échappe totalement et je reconnais volontiers mes lacunes en la matière.

Pour info : dans le langage courant, le fait du prince désigne un acte arbitraire du gouvernement, désigne en droit administratif français, une mesure prise par l'administration qui a un impact sur un contrat auquel elle est partie. La théorie du "fait du Prince" prévoit que le cocontractant de l'administration a alors droit à une indemnisation intégrale des frais causés par cette mesure, si cette mesure a perturbé la réalisation des travaux prévus par le contrat. (Wikipédia)

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : amélie nothomb, identité, usurpation, albin michel |

jeudi, 23 septembre 2010

Absolument dé-bor-dée ! Ou le paradoxe du fonctionnaire - Zoé Shepard

Absolument débordée.jpgNombreux sont les clichés qui existent quand il s'agit d'évoquer le manque d'efficacité des agents de la fonction publique française. Je n'ai pas d'avis arrêté sur la question, mais je constate que dans le secteur privé, bon nombre d'employés brassent du vent (surtout depuis chacun dispose d'un accès à Internet). J'ai d'ailleurs eu le sentiment que l'inscription qui figure sur la jaquette du livre de Zoé Shepard était destinée à certains de mes collègues, passés maître dans l'art de "faire les 35 heures en un mois".

Dans Absolument dé-bordée!, l'auteur dresse un portait cinglant de la vie de fonctionnaire. Elle raconte comment, Bac +8 en poche, elle doit chaque jour se forcer à ne rien faire, afin de ne pas perturber le bon fonctionnement de son service. Service où les chefs n'ont pas forcément le bac (mais couchent avec les bonnes personnes), et dans lequel tous ses collègues  sont... débordés. Entre aller à la machine à café, assister à des pots de départ, organiser des anniversaires ou taper un compte-rendu de cinq lignes en moins de 3 jours, il y a de quoi ne plus savoir où donner de la tête.

Bref, ce roman à l'humour corrosif est hi-la-rant, et mériterait d'être offert à tous les habitués des réunions internes qui s'éternisent...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zoé shepard, albin michel, fonctionnaire, humour |

jeudi, 03 juin 2010

La Valse Lente des Tortues - Katherine Pancol

La Valse lente des tortues.jpg673 pages dévorées en cinq jours : un record que je que je qualifierais de second effet Katherine Pancol.

La Valse Lente des Tortues se révèle une suite largement à la hauteur du premier volume de cette série (Les Yeux Jaunes des Crocodiles). On retrouve les même personnages, tout aussi attachants, et des nouveaux, passionnément intrigants.

Au-delà de la saga familiale, l’auteur développe une intrigue policière parallèle, sans jamais s’éloigner de l’esprit du roman. Même la petite touche paranormale ne dénote pas un seul instant.

Ainsi, au fil des pages, on valse sur la vie et les sentiments ; on découvre qu’il existe des manuels catholiques d’économie domestique pour les femmes ; ou encore que « Sex is about to be slow »…

Bref : « Qu’est-ce qui est « normal », Jo ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Who knows ? Et qui décide de la norme ? ».

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : katherine pancol, portraits, femmes, famille, albin michel |

vendredi, 09 avril 2010

Les Yeux jaunes des crocodiles - Katherine Pancol

Les yeux jaunes.jpgLe roman Les Yeux jaunes des crocodiles met en scène deux sœurs que tout oppose. Iris, belle riche, élégante, parisienne et superficielle. Joséphine, des kilos en trop, des problèmes d’argent, mal dans sa peau, banlieusarde et extrêmement brillante. A cause d’un mensonge de la belle Iris, Joséphine devient le nègre de sa sœur et écrit le best-seller de la saison.

Ajoutez à cela le tourbillon de la vie d’une dizaine d’autres personnages tout aussi attachants, perturbés, voire pervers, on obtient un livre qui parle non seulement de sentiments, mais surtout d’écriture. Et quand la littérature ose se regarder le nombril, le résultat s’avère aussi efficace que la meilleure série américaine ou telenovela mexicaine.

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : katherine pancol, femmes, portraits, famille, albin michel |

 
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