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lundi, 12 décembre 2011

La Septième vague - Daniel Glattauer

la septième vague daniel glattauer.jpgMa principale difficulté pour évoquer La Septième Vague de Daniel Glattauer, c’est de ne pas trop en dévoiler ! Or, il me semble quasi-impossible de dire ce que j’en ai pensé sans en dire trop. Du coup, je contourne le problème en expliquant en quoi ce livre représente un pied de nez à la société immédiate dans laquelle nous vivons.

La Septième vague est la suite de Quand souffle le vent du nord. Je qualifierais ces deux ouvrages de romans épistolaires du 21ème siècle, puisqu’il s’agit d’échanges de courriers électroniques et non de lettres manuscrites. Emi et Leo, deux êtres que tout oppose (âge, situation familiale et sociale), ne communiquent que par emails, entretenant une relation d’abord amicale, qui glisse vers la relation amoureuse bien que les deux parties s’en défendent. J’oserais même dire que cette relation présente tous les aspects de l’adultère, alors que Leo et Emi ne se sont jamais rencontrés… ou presque pas…

A l’ère des 140 signes de Twitter et des SMS, Daniel Glattauer parvient à tenir le lecteur en haleine par un moyen en apparence désuet. Ainsi, même si les deux héros sont agaçants, même si le récit manque d’action, et même si j’ai parfois déploré la lenteur de la cadence, je ne peux que saluer cette performance, au point d’avoir lu les deux tomes.

Moi, adepte de l'amour courtois ? Sans doute...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : daniel glattauer, grasset, épistolaire, amour, communication, email, internet, romance |

lundi, 21 novembre 2011

La Délicatesse - David Foenkinos

david foenkinos, folio, amour, résilience, drame,Marie-Adélaïde et Mélanie : deux visions opposées d'une même lecture ?

Les impressions de Marie-Adélaïde :

Un joli titre pour un joli livre décevant.

À vrai dire je suis un peu perplexe. La Délicatesse m'a été conseillé par un libraire, ma bibliothécaire, des blogs, des amis... sans parler des prix qu'il a reçus. Mais je ne vois pas vraiment ce qu'on lui trouve.

Il se lit facilement, ce qui est loin d'être un défaut. Il est d'ailleurs joliment écrit. L'histoire est charmante, parfois triste, et les personnages de Nathalie et Markus sont même assez attachants. Mais je n'ai pas senti le souffle auquel je m'attendais. David Foenkinos peint des sentiments, des états d'âme, des situations et des interrogations qui m'ont laissée de marbre. Pourtant, le sujet de départ m'a intéressée, il est passionnant humainement (stop, ne comptez pas sur moi pour spoiler !).

Et puis l'histoire a glissé vers un huis clos un peu étriqué, un peu plat. Le moindre geste, le moindre détail est porté aux nues. Et cette répétition est quelque peu fatigante. Chaque seconde est chargée d'une émotion qui reste somme toute assez froide. Même la structuration des chapitres, surprenante au début, lasse.

Pour moi la plus belle partie de ce livre reste son titre, que j'adore. Et la couverture aussi, tiens, bravo Folio.

Les impressions de Mélanie :

J’en avais entendu parler, comme ça, comme tout le monde, sans bien savoir de quoi il retournait vraiment. Je m’y suis intéressée parce que je me trouvais dans une grande surface à laquelle il ne fallait pas trop en demander en termes de choix littéraires. Et aussi parce qu’un bandeau violet qui annonce qu’un livre a été récompensé à dix reprises, ça interpelle forcément. Et puis j’ai lu la quatrième de couverture, que j’ai trouvée parfaite, à la fois tendre et insolite. Du coup j’ai lu le roman, très vite, presque d’une traite.

 J’y ai aimé beaucoup de choses, à commencer par le style inhabituel de l’auteur qui raconte, à travers des chapitres très courts se faisant l’écho des pensées de chacun des protagonistes, la manière dont deux personnes, que tout oppose a priori, vont s’éprendre peu à peu l’une de l’autre. Il y dépeint aussi les réactions d’un entourage pas toujours bienveillant, les drames qui, inévitablement, jalonnent la vie, et la manière que l’on a de les subir puis d’y survivre. Le tout avec beaucoup de pudeur et de délicatesse (ha ha…).

Malgré tout, j’ai quelques réserves qui me conduisent à m’interroger sur un tel engouement public : si le style de l’auteur, aussi fluide qu’original, est très agréable à lire, il peut aussi confiner à la niaiserie, ce qui constitue – de mon point de vue – une erreur lorsque l’on s’attaque à un sujet aussi commun que la-naissance-d’une-histoire-d’amour-qui-permet-de-se remettre-d’un drame… Cette histoire elle-même, par certains aspects, renferme plusieurs clichés et lieux communs qui, même s’ils sont décrits avec douceur et délicatesse (re-ha ha), n’en demeurent pas moins décrédibilisants. Enfin, et surtout, la dernière phrase du roman est ambigüe et prive l’histoire d’une véritable fin. Et je déteste les histoires dont on ne me dit pas quelle est la fin…

J’ai appris aujourd’hui que l’auteur et son frère adaptaient La Délicatesse au cinéma, avec Audrey Tautou dans le rôle principal. La circonspection m’a gagnée : encore une adaptation que je n’irai pas voir ? 

(Et n'oubliez pas de voter pour que notre blog remporte le concours des blogueuses ELLE ! Nous comptons sur vous jusqu'au 2 décembre ! Cliquez ici)

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française, Prix littéraire | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : david foenkinos, folio, amour, résilience, drame, bestseller |

vendredi, 04 novembre 2011

Lexi Smart a la mémoire qui flanche – Sophie Kinsella

Sophie Kinsella, Pocket, femme d'affaire, amitié, amour, mémoire, amnésie, famille, travailAuteure rendue célèbre par sa série L’Accro du Shopping, Sophie Kinsella a pourtant écrit une dizaine d’autres romans, dont Lexi Smart a la mémoire qui flanche. Comme souvent avec cet écrivain, l’histoire est drôle et surtout, d’une légèreté déconcertante.

Lexi Smart a la mémoire qui flanche raconte comment Lexi, une Cendrillon un peu « plouc » des temps modernes, se retrouve dans la peau d’une femme d’affaires au corps de rêve, après une chute sur un trottoir glissant… J’en conviens, ce genre d’aventure n’arrive pas à tout le monde. Et tout l’art de la narration de Sophie Kinsella consiste à nous faire croire que notre meilleure copine pourrait-être à la place de Lexi (pour peu que l’on ait une amie pas très jolie et franchement gourde, ce qui n’est pas mon cas).

Une fois encore, le récit manque de profondeur, mais c’est si bon de mettre ses neurones en pause quand elles carburent à plein régime toute la journée au bureau...

vendredi, 21 octobre 2011

Homo Erectus – Tonino Benacquista

tonino benacquista,gallimard,amour,hommes,femmes,liaisons,apprentissageJ’ai eu l’occasion de parler ici d’histoires de femmes écrites par une femme (L’Elégance des veuves par exemple), d’histoires de femmes écrites par un homme (Vingt-quatre heures de la vie d’une femme notamment) mais jamais encore d’histoires d’hommes écrites par un homme. Peut-être que ces histoires là sont plus rares, ou plus probablement que j’en lis moins… C’est pourtant l’exercice auquel s’est plié Tonino Benacquista, avec un roman dont le titre est particulièrement évocateur.

Loin des intrigues noires et trépidantes qui ont fait le succès de son auteur, Homo Erectus invite la lectrice (et le lecteur, évidemment, même si je suis assez tentée de croire que ce roman séduira davantage les femmes) à écouter aux portes d’un cercle très fermé où les hommes viennent raconter leurs expériences, amoureuses souvent, sexuelles parfois, déçues toujours. C’est ainsi qu’au fil des pages on pénètre dans l’intimité de Yves, Denis et Philippe, trois hommes blessés par les femmes qui, de façon consciente ou inconsciente, font sauter les derniers remparts de leur fierté toute masculine pour chercher un peu de réconfort auprès de leurs pairs. Sauf que, si les hommes comprenaient vraiment les femmes, ça se saurait…

Tour à tour grave et léger, pétillant et profond, Homo Erectus se savoure avec un plaisir teinté de voyeurisme et un regard, in fine, plein de tendresse.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tonino benacquista, gallimard, amour, hommes, femmes, liaisons, apprentissage |

vendredi, 23 septembre 2011

Lipstick Jungle - Candace Bushnell

Livre de poche, Candace Bushnell, femme, pouvoir, argent, amourDu fin fond de ma campagne vendéenne, alors que ma seule préoccupation était de savoir si le temps me permettrait d’aller à la plage, j’ai lu Lipstick Jungle

J’étais en vacances, je voulais une lecture facile… ça a été le cas. Le style de Candace Bushnell est efficace, on tourne les pages sans aucune difficulté.

Mais bon… Je n’ai pas du tout accroché avec l’intrigue : en gros, la vie de Nico, Wendy et Victory, trois new-yorkaises parmi les 50 femmes les plus puissantes de New-York. Et les pauvres chéries sont tellement riches que ça en devient difficile avec les hommes… Wendy a un mari trop intéressé. Victory trouve un mec plus fortuné qu’elle, et vous comprendrez bien que c’est compliqué à gérer. Nico a un jeune amant, ce qui lui pose des problèmes existentiels (tromper c’est vraiment pas bien, surtout avec plus jeune que soi). Un questionnement moral qu’elle n’a plus du tout dès qu’il s’agit de travail, puisqu’elle écrase tout ce qui bouge (surtout des hommes) pour pouvoir gravir les échelons.

Loin de moi l’idée de remettre en cause le « girl power » mais j’ai trouvé ça cliché et superficiel. Je suis vraiment passée à coté de ce roman. Ces histoires de nanas quadragénaires m’ont vite saoulée, presque irritée. Comme quoi, en vacances, la « chick lit » n’est pas forcément une valeur sûre.

Écrit par Tamara Writes dans Chick Lit', Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : livre de poche, candace bushnell, femme, pouvoir, argent, amour, new-york |

lundi, 19 septembre 2011

L’Appartement témoin – Tatiana de Rosnay

Appartement Témoin Tatiana de Rosnay.jpgQuelques semaines après les impressions de Marie-Adélaïde sur Rose, j'ai terminé la lecture d'un autre roman de Tatiana de Rosnay, L’Appartement témoin. Ce livre m’a laissé un sentiment étrange.

Il ne s’agit pas d’un roman fantastique et pourtant, il est question de fantômes. Mais pas tout à fait non plus… Le héros est tantôt narrateur, tantôt décrit à la troisième personne du singulier… Et la fin est si inattendue, que l’on se demande si toute cette histoire est réelle.

Qui est l’auteur ? Qui est le narrateur ? Tatiana de Rosnay nous emporte au rythme de Mozart pour mieux nous perdre dans les tourments d’un quinquagénaire divorcé, père d’une jeune femme d’une vingtaine d’années. De Paris à New-York, en passant par Londres, la campagne anglaise, puis Venise, on se demande comment le simple fait d’emménager dans l’appartement témoin d’un immeuble neuf puisse autant inviter au voyage. J’ai été emportée par ce tourbillon, mais la fin m’a laissée une profonde frustration, car je n’ai pas eu la réponse que je cherchais avec tant d’avidité.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : tatiana de rosnay, j’ai lu, divorce, amour, fantôme, mozart, voyage, quête, paris |

vendredi, 16 septembre 2011

La Solitude des nombres premiers – Paolo Giordano

La solitude des nombres premiers.jpgNous évoquions il y a quelques mois les adaptations cinématographique de romans. J’expliquais alors que fréquentant peu les salles obscures, je voyais peu d’adaptations. En revanche, les bandes-annonces me donnent souvent envie de courir en librairie. Ainsi, de même que la bande-annonce m’avait convaincue d’acheter le livre Auprès de moi toujours (Never let me go) de Kazuo Ishiguro, la bande-annonce du film La Solitude des nombres premiers m’a poussée à lire ce best-seller de Paolo Giordano.

La Solitude des nombres premiers… Un titre curieux, aussi étrange que le comportement d’Alice et Mattia. Ces deux adolescents que tout sépare sont liés, sans même s’en rendre compte, par une douleur muette qui les ronge depuis l’enfance. Leur détresse silencieuse touche au point que l’on souhaite les protéger, les pousser à briser la barrière qui les maintient à distance des autres… En vain.

Deux êtres tourmentés, écorchés dans leur âme et dans leur chair, seuls à pouvoir se comprendre et pourtant incapables de pénétrer leur isolement mutuel… C’est beau, c’est simple, c’est poignant.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : paolo giordano, points, amitié, amour, solitude, douleur, italie |

lundi, 15 août 2011

Lectures de notre adolescence- La Bicyclette bleue de Régine Déforges

Pour la jeune fille que j'étais, La Bicyclette bleue symbolisait le summum de la littérature érotique (et oui, il en faut peu pour émoustiller une innocente). Je rêvais d'épouser un homme aussi viril que François Tavernier, tout en enviant la sensualité de Léa et son appétit pour la chair (tout mon contraire). Inutile de dire que j'ai lu tous les tomes de cette saga de Régine Déforges.

LA BICYCLETTE BLEUE FAYARD.gif

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : régine déforges, fayard, guerre, amour, passion, famille |

vendredi, 01 juillet 2011

Le Diable vit à Notting Hill – Rachel Johnson

Le diable vit à Notting Hill.jpgJ’ai croisé il y a quelques jours un fervent lecteur de ce blog. Entre autres remarques, il a relevé que nos critiques étaient toujours positives. J’ai répondu que nous lisions uniquement des livres choisis avec soin et qui, par conséquent, correspondaient à nos goûts respectifs. Il arrive cependant que l’une ou l’autre soit déçue par un ouvrage qui n’a pas tenu ses promesses. C’est mon cas avec le livre de Rachel Johnson, Le Diable vit à Notting Hill.

Pour commencer, la traduction française du titre m’a mise sur une fausse piste. Comme dans Le Diable s’habille en Prada, on plonge en effet dans un univers luxueux et élitiste. Mais la comparaison s’arrête là. A Notting Hill, le lecteur est témoin du quotidien et des petites mesquineries des habitants fortunés d’un square privé de ce quartier huppé de Londres. Or, la vie secrète des riches est finalement un ressort vu et revu (à la TV, au cinéma) et lu et relu (dans la presse ou en librairie). L’effet de surprise se trouve donc édulcoré.

En outre, le style trop convenu ne suffit pas à compenser la faiblesse du fond. Si bien qu’en dehors du plaisir que j’ai eu à me remémorer les souvenirs de ce quartier où j’ai passé de nombreux et agréables moments, j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’originalité.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : rachel johnson, le livre de poche, londres, argent, amour, secrets, notting hill |

lundi, 20 juin 2011

Les Autres gens - Thomas Cadène

Les Autre gens 1.jpgPlus qu’une bande-dessinée, Les Autres gens est une expérience...

Au-delà de l’histoire particulièrement intrigante (Mathilde, jeune étudiante en droit, gagne des millions au Loto sans avoir joué), je tiens à saluer l’audace du projet.

En effet, de même que les réalisateurs se succèdent sur les différents épisodes d’une telenovela, une dizaine d’auteurs de BD différents se sont appropriés les personnages. A chaque chapitre de cette « bédénovela » les personnages prennent vie sous des traits différents, croqués d’un nouveau coup de crayon. La technique (surprenante par instants), devient rapidement divertissante. J’ai même fini par ne plus consulter le trombinoscope qui se trouve en tête de chaque chapitre pour connaître la nouvelle tête de chaque héros.

J’ai failli avoir une attaque quand j’ai lu la mention « à suivre » au bas de la dernière planche. Mais j’ai découvert que l’expérience se prolonge sur le web. Avec un abonnement à 2,50€ par mois, il est possible de découvrir tous les épisodes du feuilleton, qui continue à s’écrire à l’heure actuelle. Il existe à ce jour plus de 300 épisodes, dont voici la promo :

Pour les puristes, les tomes suivants sont également disponibles en librairie (ou sur Internet). Je crois qu’il me les faut : c’est aussi addictif qu’un soap télévisé !

Les-autres-gens tous les tomes.jpg

Écrit par Tamara Writes dans BD | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : thomas cadène, dupuis, b.d., bande-dessinée, loto, gros lot, secret, gagnant, bédénovela, amour |

 
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