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vendredi, 11 novembre 2011

La Splendeur des Charteris - Stéphanie des Horts

stéphanie des horts,wight,lord,nazisme,angleterreUne lecture très prometteuse qui m'a néanmoins été pénible.

Et pourtant, coup de foudre dans ma librairie pour ce livre ! La couverture (élégance et féminité), et la quatrième de couverture (bien rédigée) m'ont tapé dans l'oeil : les années trente, la décadence, une riche famille anglaise en vacances sur une île, humour noir et nazisme en toile de fond... Je pensais m'amuser follement des dérives d'une famille loufoque.

Que nenni. Humour noir, trop noir ? Décadence, trop décadente ? Absence d'intrigue de fond ? La Splendeur des Charteris m'est apparu sans queue ni tête et mon sentiment dominant en le refermant se résume en un long haussement de sourcil.

On y croise des aristocrates décadents (bon, ça on savait), des pédophiles, des meurtriers en puissance (et d'autres en action), un demi-fantôme, des nazis,  des faux jumeaux fusionnels, un inspecteur chinois, une jeune fille à peine pubère prête à tout pour perdre sa virginité... Tous voyeurs, tous coupables, pas de limite à la surenchère.

On couche, on martyrise, on snobe, on égorge. On se croirait dans une pièce de théâtre (tiens, c'est à creuser...).

Franchement, l'ironie m'a un peu échappée, et j'ai lutté pour le finir. Quel dommage !

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Humour, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : albin michel, stéphanie des horts, wight, lord, nazisme, angleterre |

vendredi, 13 mai 2011

La Reine des Lectrices - Alan Bennett

LA REINE DES LECTRICES.jpgEt non ! Il ne s’agit ni d’un concours organisé par nos soins, ni même d’un ouvrage écrit par l’une d’entre nous. La Reine des lectrices fait humblement référence à… Sa Majesté Royale la Reine Elizabeth II !

J’ai lu ce petit ouvrage au cours de la semaine qui a précédé le mariage de William et Catherine, donc autant vous dire que j’ai vraiment eu le sentiment de vivre aux côté de la famille royale d’Angleterre.

Sur les écrans comme dans la presse, j’ai dévoré tout ce qui se rapportait aux préparatifs (sans compter la cérémonie). Dans mon sac à main, je me promenais partout avec ce livre qui nous révèle le plus gros scoop de tous les temps : Sa Majesté est devenue tellement accro à la lecture qu’elle se lasse peu à peu de ses fonctions officielles. Le plus drôle : la reine doit se cacher pour lire, car son entourage au grand complet (Premier ministre y compris), voit d’un très mauvais œil cette vilaine manie.

Bravo à Alan Bennett pour avoir osé écrire un livre qui prétend que la lecture est une mauvaise habitude. Félicitations, pour avoir choisi la Reine comme auteur de cette pratique honteuse. Et surtout, chapeau pour cette chute aussi inattendue que bien amenée.

En conclusion : God Save the Books!

dimanche, 24 octobre 2010

Orgueil et préjugé - Jane Austen

La plus merveilleuse histoire d'amour jamais écrite.jane austen.gif

Pride and prejudice, ou Orgueil et préjugé, c'est le livre ultime. Le livre que je lis et relis, dans une langue puis dans l'autre, chaque année ou presque.

Pas d'effusions, pas de grandes déclarations, de clairs de lune ou de chants d'oiseaux, ici l'amour est espéré, effleuré, au mieux deviné. La tension romantique est permanente, on retient son souffle, on relit trois fois les meilleurs passages.

Le temps s'étire dans la campagne anglaise, et nous partageons le quotidien oisif de familles locales, ou londoniennes récemment implantées, dans lesquelles nos héros évoluent. Les mois se succèdent et nous partageons leurs bals, leurs après-midi champêtres, leurs tea parties...

Mais cette quiétude apparente tranche avec la violence des sentiments sous-jacents.

Avec Elizabeth Bennet et Mark Darcy, Jane Austen a créé deux personnalités vibrantes, qui se repoussent et s'attirent comme des aimants. Le roman s'appelait First impression avant d'être retravaillé par Jane Austen une fois adulte, et tout est là. Tomber amoureux c'est faire tomber les barrières. Il faut abandonner une part de maîtrise et oublier ce qu'on croyait savoir. C'est ce contre quoi nos héros tentent de se dresser, pour garder le contrôle de leurs illusions. En vain. Et lorsqu'ils s'aperçoivent de leur aveuglement, il leur faut encore combattre un dernier rempart : la fierté.

Si vous voulez voir une adaptation de ce roman, préférez la version de la BBC (1996) avec Colin Firth et Jennifer Ehle. Elle dure 6h, et chaque minute est à savourer.

Et pour la petite histoire, le scénario de Bridget Jones' diary de Helen Fielding est largement inspiré de ce roman. Le héros s'appelle d'ailleurs Darcy, et dans le film il est également joué par Colin Firth !

Ne vous refusez pas ce bonheur, lisez-le.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature classique, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jane austen, amour, angleterre, xixème, romantique, bridget jones' diary, motifs |

 
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