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lundi, 20 juin 2011

Les Autres gens - Thomas Cadène

Les Autre gens 1.jpgPlus qu’une bande-dessinée, Les Autres gens est une expérience...

Au-delà de l’histoire particulièrement intrigante (Mathilde, jeune étudiante en droit, gagne des millions au Loto sans avoir joué), je tiens à saluer l’audace du projet.

En effet, de même que les réalisateurs se succèdent sur les différents épisodes d’une telenovela, une dizaine d’auteurs de BD différents se sont appropriés les personnages. A chaque chapitre de cette « bédénovela » les personnages prennent vie sous des traits différents, croqués d’un nouveau coup de crayon. La technique (surprenante par instants), devient rapidement divertissante. J’ai même fini par ne plus consulter le trombinoscope qui se trouve en tête de chaque chapitre pour connaître la nouvelle tête de chaque héros.

J’ai failli avoir une attaque quand j’ai lu la mention « à suivre » au bas de la dernière planche. Mais j’ai découvert que l’expérience se prolonge sur le web. Avec un abonnement à 2,50€ par mois, il est possible de découvrir tous les épisodes du feuilleton, qui continue à s’écrire à l’heure actuelle. Il existe à ce jour plus de 300 épisodes, dont voici la promo :

Pour les puristes, les tomes suivants sont également disponibles en librairie (ou sur Internet). Je crois qu’il me les faut : c’est aussi addictif qu’un soap télévisé !

Les-autres-gens tous les tomes.jpg

Écrit par Tamara Writes dans BD | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : thomas cadène, dupuis, b.d., bande-dessinée, loto, gros lot, secret, gagnant, bédénovela, amour |

dimanche, 01 août 2010

Aya de Yopougon met la B.D. au pas ivoirien - Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Aya.jpgEn dépit d’une excellente culture générale, je manque cruellement de connaissances en matière de bande dessinée. Aussi loin que je me souvienne, j’ai du lire deux Tintin et autant d’Astérix. A l’heure actuelle, les trois albums qui ornent les rayons de ma bibliothèque sont des cadeaux offerts au fil du temps. Alors pourquoi avoir acheté et dévoré les trois volumes de Aya de Yopougon ? Sans doute parce qu’il s’agit de l’une des rares bandes dessinées françaises qui mette en scène le quotidien de noirs qui vivent en Afrique.

En effet, Aya (l’héroïne) et ses deux amies vivent à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Les aspects de leur vie quotidienne sont croqués dans les détails : sorties, études, soucis financiers, situation de la femme et surtout histoires de cœurs tellement semblables aux nôtres.

Pour ceux qui comme moi connaissent Abidjan, Aya rappellera nombreux souvenirs, car la B.D. traduit littéralement l’atmosphère de la cité ivoirienne. Les autres découvriront une population hétéroclite, avec ses codes, ses us et coutumes et ses tournures linguistiques bien typiques. Sans oublier les mille et unes expressions de l’humour ivoirien : les situations les plus rocambolesques s’enchaînent sans relâche.

A la fin de chaque ouvrage, l’auteur a ajouté un « Bonus ivoirien ». Ces quelques pages contiennent un lexique, des recettes de cuisine et des conseils très précieux : comment nouer son pagne, bien rouler des fesses ou encore mettre son enfant au dos.

Finalement, de Paris à Yopougon, il n’y a pas de grande différence hormis la couleur de peau.

Aya de Yopoungon, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Gallimard (volumes 1 à 5)

Écrit par Tamara Writes dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : b.d., bande dessinée, clément oubrerie, côte d'ivoire, marguerite abouet, gallimard |

 
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