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lundi, 31 janvier 2011

Éloge de la cellulite et autre disgrâces - Dominique Dyens

dominique dyens.jpgSept histoires déroutantes, dérangeantes, ambiguës et drôles.

Ce recueil de nouvelles semble exclusivement destiné aux femmes. D'ailleurs le titre et la couverture annoncent la couleur : rose !

On y croise une galerie de portraits auxquels on n'a pas vraiment le temps de s'attacher, mais qui nous plongent totalement dans leur univers. Avec un ton parfois désabusé ("Eloge de la cellulite"), excentrique ("La vengeance de Clarissa") ou encore revendicatif ("La ménagère de moins de cinquante ans").

Dominique Dyens a créé un monde parallèle où ses nouvelles se répondent les unes aux autres. Un personnage croisé dans une nouvelle devient le héros principal de la suivante et on retrouve quelques inventions croustillantes comme les MCFR dans plusieurs histoires. Ah ! les MCFR, maison closes pour femmes respectables...

Je ne suis pas sortie indemne de la lecture de "La soumission de Marie", cette épouse docile qui se prostitue pour faire signer un client de son mari. A chaque page on imagine la version filmée. Tout y est très, disons...visuel. J'ai d'ailleurs frôlé la scène de ménage tant j'étais énervée, retournée après l'avoir lue.

J'ai finalement moins aimé les deux premières nouvelles qui font directement appel aux stéréotypes féminins (chirurgie esthétique vs ménagère), mais les suivantes m'ont beaucoup plu !

Ma préférée reste "Noces de verre", une histoire top avec une chute top. Je n'en dirai pas plus au risque de gâcher votre lecture !

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Humour, Littérature française, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dominique dyens, héloïse d'ormesson, amour, femmes, chick lit |

vendredi, 03 décembre 2010

Sheila Levine est morte et vit à New York – Gail Parent

sheila-levine1.jpg

Sheila Levine, trentenaire célibataire, est issue d’une famille juive new-yorkaise où le mot d’ordre est « trouve un mari à la Fac après ce sera plus dur ». Évidemment à 30 ans elle n’est toujours pas mariée et le but unique de sa vie est de trouver le mari juif qui rendra sa mère heureuse. Mais pour cela il faut être un peu plus mince, moins frisée, avoir le nez plus fin… Comme elle voit que ce n’est pas gagné, elle décide d’organiser son suicide et la longue lettre d’adieu qu’elle écrit pour expliquer son geste compose le roman.

C’est écrit comme un journal intime, la lecture est vraiment aisée. Et si le propos paraît un peu simple ou déjà-vu, Gail Parent manie parfaitement l’autodérision, c’est donc très, très drôle. J’ai beaucoup ri à la lecture de ce bouquin (attention cependant il faut apprécier l’humour noir).

Ecrit en 1972, alors qu’on ne parlait pas encore de « chick lit », ce livre n’a à mon sens pas du tout vieilli. Et puis pour moi, Sheila a finalement trouvé le mari idéal, l’a suivi à Londres et a eu une fille : Bridget Jones !!

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gail parent, rivages, new york, bridget jones, chick lit |

 
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