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vendredi, 23 septembre 2011

Lipstick Jungle - Candace Bushnell

Livre de poche, Candace Bushnell, femme, pouvoir, argent, amourDu fin fond de ma campagne vendéenne, alors que ma seule préoccupation était de savoir si le temps me permettrait d’aller à la plage, j’ai lu Lipstick Jungle

J’étais en vacances, je voulais une lecture facile… ça a été le cas. Le style de Candace Bushnell est efficace, on tourne les pages sans aucune difficulté.

Mais bon… Je n’ai pas du tout accroché avec l’intrigue : en gros, la vie de Nico, Wendy et Victory, trois new-yorkaises parmi les 50 femmes les plus puissantes de New-York. Et les pauvres chéries sont tellement riches que ça en devient difficile avec les hommes… Wendy a un mari trop intéressé. Victory trouve un mec plus fortuné qu’elle, et vous comprendrez bien que c’est compliqué à gérer. Nico a un jeune amant, ce qui lui pose des problèmes existentiels (tromper c’est vraiment pas bien, surtout avec plus jeune que soi). Un questionnement moral qu’elle n’a plus du tout dès qu’il s’agit de travail, puisqu’elle écrase tout ce qui bouge (surtout des hommes) pour pouvoir gravir les échelons.

Loin de moi l’idée de remettre en cause le « girl power » mais j’ai trouvé ça cliché et superficiel. Je suis vraiment passée à coté de ce roman. Ces histoires de nanas quadragénaires m’ont vite saoulée, presque irritée. Comme quoi, en vacances, la « chick lit » n’est pas forcément une valeur sûre.

Écrit par Noémie dans Chick Lit', Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : livre de poche, candace bushnell, femme, pouvoir, argent, amour, new-york |

lundi, 06 juin 2011

La vie commence à 20h10 - Thomas Raphaël

PlusBelleLaVie.pngPétillant, drôle, émouvant, 500 pages de plaisir sans prise de tête. Un roman  idéal pour les vacances !

Je me suis beaucoup amusée avec cette histoire qui nous fait découvrir les coulisses de deux mondes diamétralement opposés : celles d'un feuilleton télévisé (vis ma vie de coordinatrice d'écriture à Paris) et celles d'une université de lettres (vis ma vie de thésarde à Bordeaux). Autant dire le jour et la nuit.

On suit l'héroïne, charmante Sophie Lechat, pendant l'année qui va changer sa vie. Sophie est trop sage, trop soumise : compagne effacée d'un brillant universitaire bordelais, en charge  de ses deux neveux orphelins, aux prises avec une thèse impossible à terminer, désespérée de publier un jour son roman... Le feuilleton La vie la vraie va lui offrir l'opportunité de se prouver sa propre valeur, et de changer son rapport aux autres. Elle va prendre des risques, découvrir le mensonge, la culpabilité... et la liberté !

J'ai adoré me plonger dans le quotidien trépidant de la production du feuilleton La vie la vraie, largement inspiré de Plus belle la vie. La productrice toute puissante, les scénaristes, les comédiens, les petites mains dont on n'entend jamais parler, c'est une vraie fourmilière. C'est aussi un univers impitoyable qui ne laisse pas de place à l'erreur. J'étais captivée, je l'ai lu d'une seule traite.

Education, pouvoir, trahison, homosexualité... Mine de rien ce roman aborde un grand nombre de sujets de fond. Sous les paillettes, la vie, la vraie !

Pour mémoire, voici la vidéo de promo de La vie commence à 20h10, que nous vous avions déjà montrée sur notre page Facebook il y a quelques jours :

Une vidéo réalisée par Crazymage (d'ailleurs, inscrivez-vous à leur newsletter, c'est un concentré de délire chaque mois, un petit bijou !).

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française, Médias | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : thomas raphaël, flammarion, plus belle la vie, tv, télévision, femme |

lundi, 23 mai 2011

J'aurais adoré être ethnologue - Margaux Motin

ethnologue.jpgÇa fait un moment que je veux vous parler de cet album, mais ma maman et ma petite soeur l'ont tellement aimé qu'elles ont mis du temps à me le rendre...

Je l'avais commandé trois petites minutes seulement après avoir refermé La Théorie de la contorsion, pourtant publié après celui-ci. Et j'avais tellement adoré ce petit bijou que je n'ai pas hésité une seconde à augmenter ma collection (et à en faire profiter ma famille...).

D'autant que j'adore la couverture ! Tout l'esprit de l'album est là : humour et talons hauts.

Margaux Motin dépeint son quotidien, fantasmé... ou pas. Sa fille "poupette", source inépuisable de situations gênantes et cocasses, son homme, en contre-pouvoir flegmatique de la toute puissance maternelle, son job d'illustratrice freelance, ses journées seule sans collègues (à se dandiner en culotte sur de la musique pop), son obsession pour les chaussures, son blog... Mais surtout, son autodérision permanente, son sens de la répartie, son coup de crayon, sa capacité à capter l'instant, son humour.

J'ai passé un bon moment (trop court !) à lire J'aurai adoré être ethnologue, mais je dois avouer avoir passé un bien meilleur moment avec La Théorie de la contorsion (déjà relu 3 fois).

Des albums à se prêter entre nanas.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans BD, Humour | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : margaux motin, marabout, femme, famille, illustrations, humour |

lundi, 14 mars 2011

Anaïs - Michael Collado

anais.jpgJ'ai dégusté ce roman comme un dessert, en savourant chaque page, en faisant des petites pauses.

La quatrième de couverture m'avait pourtant un peu effrayée. Elle annonce l'histoire d'une fille mère indifférente à son fils, maîtresse effacée d'un homme très âgé, une femme trop belle et trop fière qui traverse la seconde moitié du XXème siècle avec mélancolie.

Mais j'ai fait confiance à la jaquette, que je trouve si jolie, si poétique. Et j'ai eu raison. Ce roman est une merveille de sensibilité. Le style de Michael Collado m'a séduite au-delà de mes espérances. Il est cruel mais apaisé, doux mais jamais suave, et surtout, surtout, il est remarquablement écrit. J'ai d'ailleurs retrouvé le goût de lire et relire des phrases, juste pour le plaisir...

L'histoire d'Anaïs, que l'on suit de sa naissance à sa mort, est présentée par petites touches, moment par moment, et j'ai eu le sentiment d'entrer un peu par hasard dans son intimité. On la découvre au fur et à mesure que des acteurs de sa vie nous parlent d'elle, lui écrivent, ou qu'elle-même écrive. De petite fille à femme, elle se dévoile, égoïste, attendrissante, perdue peut-être, mais toujours aimée, désirée, choyée.

Avec elle, on traverse les décennies dans le Paris des librairies et des galeries rue de Seine, on assiste aux veillées des morts de sa famille, on danse dans les bals d'été à Saint-Elme... On la suit sans la juger, jamais.

A présent, il ne me reste plus qu'à lire Saint-John Perse, dont la poésie sous-tend le roman de la première à la dernière page.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : michael collado, l'editeur, roman initiatique, poésie, enfance, jeunesse, femme |

lundi, 28 février 2011

La Théorie de la contorsion – Margaux Motin

LA THEORIE DE LA CONTORSION.jpgMargaux, c’est la femme que j’aurais voulu être… et que j’ai toutes les chances de devenir :

  • une artiste qui travaille en free lance (je persévère dans la douleur),
  • une mère (je compte bien faire le nécessaire),
  • une accro à la mode (elle est mon maître niveau chaussures, on pourrait échanger des tuyaux côté fringues),
  • une fan de rap (nous n’apprécions que les bons sons),
  • une femme « libre d’être toutes les femmes qu’elle a envie d’être, même celles auxquelles elle n’a pas encore pensé » (je suis une femme aux mille facettes) !

Vous l’aurez compris, j’ai trouvé La Théorie de la contorsion aussi caustique et succulent que le précédent opus, J’aurais adoré être ethnologue.

Comme toujours avec les livres d’illustration, le plaisir a été de courte durée (un trajet de bus et puis s’en va), mais je me console en pensant qu’il sera aisément renouvelable (contrairement à Guerre et paix que je peux difficilement relire tous les jours...).

Et même si je connaissais déjà de nombreux dessins (précédemment découverts sur le blog de Margaux), j’ai autant ri qu’à la première lecture. Sans compter les inédits, largement représentés au fil des pages… Le livre permet de les conserver (et les consulter) dans un bel objet.

Merci Noémie pour ce cadeau qui me ressemble !

Impressions de Marie-Adélaïde :

Comme Tamara, j'ai adoré cet opus. Aussitôt acheté, aussitôt dévoré ! Et maintenant prêté à ma soeur, à ma maman... même Monsieur-mon-mari l'a lu et apprécié.

Les pages sur sa fille (elle a 4-5 ans ?) sont particulièrement savoureuses. J'y ai retrouvé tellement de situations dans lesquelles je me suis retrouvée... Margaux Motin est une femme d'aujourd'hui et ça fait du bien.

Alors entre son humour détonant, son style accrocheur, son dessin poétique et sa mise en scène haute en couleurs, si vous ne l'avez pas encore lu : foncez !

Écrit par Tamara Writes dans BD | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : margaux motin, marabout, femme, humour, illustrations |

lundi, 07 février 2011

La joueuse d'échecs - Bertina Henrichs

joueuse-echecs.jpgJ'ai adoré cette histoire ! Une histoire de femme, d'émancipation et de rencontre avec soi-même.

Eleni est femme de chambre sur l'île de Naxos, qu'elle n'a pratiquement jamais quittée. Son quotidien est immuable, partagé entre son travail le matin et sa famille le reste du temps. Son environnement est familier, elle connait tous les habitants de son village. Elle ne se pose pas de questions, elle avance.

Mais sa rencontre avec un échiquier va bouleverser ce bonheur sans relief. Aidée par un vieux professeur, Eleni va découvrir au fond d'elle même une personnalité et des capacités qu'elle avait mises en sommeil. Jouer aux échecs va réveiller ses désirs enfouis et lui faire soudainement prendre conscience de la vie qu'elle mène. Au diable le qu'en-dira-t-on, le machisme et les commérages, elle veut vivre aussi pour elle-même.  

Comment un jeu peut-il conduire à l'isolement  social et affectif ? Jusqu'où peut on aller pour se découvrir ?  

Je ne sais pas jouer aux échecs, mais c'est un jeu qui m'attire. Après avoir lu Le joueur d'échecs de Stefan Zweig, je dois avouer que je l'avais néanmoins un peu assimilé à la folie. Le roman de Bertina Henrichs va d'ailleurs largement dans ce sens...

PS : Pour ceux qui ont lu le livre  / ATTENTION SPOILER

Surligner le paragraphe en dessous pour le lire.

je n'ai pas vu le film "Joueuse" qui en a été tiré (avec Sandrine Bonnaire et Kevin Kline) mais on m'a dit qu'il développait un autre aspect de l'affirmation de soi : Eleni participe à un tournoi (qu'elle gagne contrairement au livre) et en revient transformée. Elle devient une autre, alors que dans le livre elle ne va pas jusqu'à changer de vie. Mais j'imagine qu'il fallait un peu plus de spectaculaire pour le cinéma !

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : bertina henrichs, femme, le livre de poche, grèce, échecs |

lundi, 20 décembre 2010

Peau de caniche - Dominique Zehrfuss

zehrfuss-peau-de-caniche3.gifCe billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/peau-de-caniche-dominiq... 

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dominique zehrfuss, famille, tunisie, modiano, femme, enfance, mercure de france |

mercredi, 10 novembre 2010

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme.jpgCe billet est désormais consultable sur notre nouvelle adresse de blog : http://www.lectricesandthecity.fr/24h-de-la-vie-d-une-fem...

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : stefan zweig, le livre de poche, femme, vie |

 
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