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lundi, 16 janvier 2012

La Couleur des sentiments - Kathryn Stockett

Jacqueline Chambon, Kathryn Stockett, racisme, Amérique Kennedy, Mississipi, Jackson, 60’s, ségrégation, histoire, politique, destins, femmes, société, Etats-Unis A présent ce billet est disponible sur la nouvelle adresse du blog :  http://www.lectricesandthecity.fr/la-couleur-des-sentimen...

lundi, 05 décembre 2011

Shoe Addicts – Beth Harbison

Beth Harbison, Pocket, chaussures, addiction, accro, amies, amitié, femmesJ’ai beaucoup hésité avant de rédiger un billet sur ce livre, tant je l’ai trouvé dénué d’intérêt. Comment accrocher quand l’histoire n’a aucune aspérité ?

En effet, prenez une accro aux chaussures surendettée. Pour continuer à vivre sa passion sans dépenser, elle fonde un club où le troc est de rigueur. Trois autres femmes la rejoignent avec leur lot d’intrigues parallèles à peine intéressantes… Ajouter à cela un humour en filigrane et un style très scolaire…

Bref, Shoe Addicts m’a ennuyée et ce premier roman de Beth Harbison est le dernier que je lirai.

Ma seule satisfaction : le livre était offert pour l’achat de 2 livres dans la collection Pocket !

Écrit par Tamara Writes dans Chick Lit', Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : beth harbison, pocket, chaussures, addiction, accro, amies, amitié, femmes |

lundi, 14 novembre 2011

Le Gang des mégères inapprivoisées – Tom Sharpe

Je n’ai jamais été (et ne serai jamais) une activiste féministe. Pourtant, je rends hommage à nos aînées qui luttèrent avec acharnement pour l’obtention des nombreuses libertés dont je jouis au quotidien. Et je savoure avec délectation Le Gang des mégères inapprivoisées, dont les héroïnes sont des sortes d’amazones aux méthodes barbares, qui considèrent les représentants de la gente masculine comme de simples objets.

En effet, tout homme qu’il soit, Tom Sharpe a choisi d’écrire sur une famille peu ordinaire dans laquelle les femmes sont reines. Depuis des générations, les Grope exploitent les hommes de mères en filles : d’abord avec des rapports sexuels sous la contrainte (il faut bien assurer une descendance féminine) ; puis en les réduisant à l’esclavage.

Aussi absurde que puisse paraître ce récit, il n’en est pas moins une satire à peine voilée de la société. A travers Le Gang des mégères inapprivoisées, l’auteur ne fait que renverser la réalité, imaginant cette microsociété matriarcale et machiavélique. En tant que femme, je me suis vraiment amusée en lisant cette farce comique, tout en me demandant si toutes les femmes seraient aussi cruelles que les Grope.

Malheureusement, j’ai trouvé la fin très attendue et par conséquent un peu décevante : Tom Sharpe a voulu chasser un naturel qui est revenu au galop.

Tom Sharpe, 10-18, femmes, filles, humour, absurde, famille

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tom sharpe, 10-18, femmes, filles, humour, absurde, famille |

vendredi, 21 octobre 2011

Homo Erectus – Tonino Benacquista

tonino benacquista,gallimard,amour,hommes,femmes,liaisons,apprentissageJ’ai eu l’occasion de parler ici d’histoires de femmes écrites par une femme (L’Elégance des veuves par exemple), d’histoires de femmes écrites par un homme (Vingt-quatre heures de la vie d’une femme notamment) mais jamais encore d’histoires d’hommes écrites par un homme. Peut-être que ces histoires là sont plus rares, ou plus probablement que j’en lis moins… C’est pourtant l’exercice auquel s’est plié Tonino Benacquista, avec un roman dont le titre est particulièrement évocateur.

Loin des intrigues noires et trépidantes qui ont fait le succès de son auteur, Homo Erectus invite la lectrice (et le lecteur, évidemment, même si je suis assez tentée de croire que ce roman séduira davantage les femmes) à écouter aux portes d’un cercle très fermé où les hommes viennent raconter leurs expériences, amoureuses souvent, sexuelles parfois, déçues toujours. C’est ainsi qu’au fil des pages on pénètre dans l’intimité de Yves, Denis et Philippe, trois hommes blessés par les femmes qui, de façon consciente ou inconsciente, font sauter les derniers remparts de leur fierté toute masculine pour chercher un peu de réconfort auprès de leurs pairs. Sauf que, si les hommes comprenaient vraiment les femmes, ça se saurait…

Tour à tour grave et léger, pétillant et profond, Homo Erectus se savoure avec un plaisir teinté de voyeurisme et un regard, in fine, plein de tendresse.

Écrit par Mélanie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tonino benacquista, gallimard, amour, hommes, femmes, liaisons, apprentissage |

lundi, 25 avril 2011

L’Elégance des veuves – Alice Ferney

L’Elégance des veuves – Alice Ferney.jpgCertains disent que c’est un « livre de filles ». Si ce jugement apparaît quelque peu dépréciatif, il n’est pas totalement faux dans la mesure où c’est effectivement un livre écrit par une femme et qui parle des femmes. Cela dit, un tel commentaire est évidemment simpliste. Personnellement, je préfère dire que c’est un livre sur la vie, celle des femmes bien sûr, mais aussi sur les hommes qu’elles épousent et avec qui elles forment un couple, les enfants qu’ils engendrent, la famille qu’ils forment et les années qui passent.

A travers trois générations de femmes, Alice Ferney raconte avec pudeur et discrétion, mais sans détour, les histoires successives de Valentine, Mathilde et de la petite dernière, du début du siècle à nos jours : les convenances, les arrangements, le statut social de l’homme et de son épouse de femme, les maternités successives, les décès et le chagrin qui ne s’efface jamais vraiment.

Sans jamais formuler de jugement, elle dépeint l’évolution des relations entre hommes et femmes, et de leurs rôles respectifs, vers le fragile équilibre qui existe (pas toujours) aujourd’hui. Sans militantisme ni féminisme revendiqué, L’Elégance des veuves éclaire le lecteur sur l’environnement social qui pesait sur l’homme et la femme du début du siècle, dans le milieu bourgeois, avec tout ce que l’on imagine de caricatural. Mais c’est justement parce qu’elle a choisi la bourgeoisie pour cadre qu’Alice Ferney nous permet de pénétrer un monde où l’apparence est ligne de conduite et de décrypter un mode de fonctionnement qui apparaît tellement dépassé aujourd’hui qu’il en est presque inconcevable. Et pourtant, il n’est ni si éloigné, ni éradiqué et, surtout, l’univers ici décrit permet d’apercevoir que, contrairement à ce que l’on imagine trop facilement aujourd’hui, les femmes étaient, si ce n’est satisfaites, du moins averties de leur destinée.

Bref, sans être réellement un coup de cœur (trop interpellant ? trop juste ?), ce (court) roman reste un exercice de style remarquable, avec, d’une part le charme désuet des bavardages maternels à l’heure du thé et, d’autre part, la force de questionnements sans fin : être amoureuse, épouse, mère… et heureuse.

Écrit par Mélanie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : babel, alice ferney, femmes, mariage, maternité, deuil, vie, générations, famille |

lundi, 04 avril 2011

Femmes contre nature – Léa Godard

Femmes contre nature.jpgC’est en lisant un billet de l’Ogresse, que j’ai appris que les éditions Emue célébraient la journée de la femme en proposant le téléchargement gratuit de l’ouvrage Femmes contre nature. Deux clics plus tard, je recevais la version PDF de ce recueil plein de promesses.

12 nouvelles, soit 12 portraits qui mettent l’accent sur les défauts (plus ou moins gros) de 12 femmes modernes. De la jalouse à la pucelle, en passant par la vieille fille, la poilue ou encore l’alcoolique, ces 12 héroïnes se considèrent « contre nature »… Ou pour être plus exacte, la société les considère comme telles, car elles n'entrent pas dans la norme.

Au final, j’ai découvert 12 histoires ordinaires. Si chaque texte a le mérite d’être bien écrit, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, ni à saisir ce qui rendait ces femmes si particulières. Aucune n’est parvenue à me faire rire, pleurer ou même m’indigner… Or l’enjeu de l’écriture de nouvelles, c’est précisément de parvenir à susciter de tels sentiments en très peu de temps.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : léa godard, emue, nouvelles, portraits, femmes, numérique |

mercredi, 30 mars 2011

Morne Câpresse – Gisèle Pineau

Couv_giselepineau.jpg

C'est une jeune femme qui m'a conseillé cet auteur un soir d'été entre deux rayons du Virgin des Champs-Elysées. J'avais trouvé ça tellement sympa que j'avais aussitôt acheté le livre en question, Chair Piment, dévoré en quelques jours. J'avais adoré. Essai confirmé quelques mois plus tard avec La grande drive des esprits.

Ces romans m'avaient fait l'effet de lecture de « vacances » avec un je ne sais quoi en plus... J'ai récidivé cet hiver avec Morne Câpresse.

Passionnante, l'intrigue du roman croise plusieurs destins de femmes abîmées par la vie : drogue, alcoolisme, inceste, infidélité des hommes... Elles vivent toutes au sommet du Morne Câpresse, en Guadeloupe, sous la coupe de « mère Pacôme » fondatrice d'une sorte de congrégation. Le lecteur suit Line, débarquée dans cette communauté exclusivement féminine. A la recherche de sa petite sœur, elle questionne les « filles de Cham» et très vite on comprend que quelque chose ne tourne pas rond... Je vous laisse découvrir les lourds secrets qui pèsent sur ce gynécée.

Si j'ai tant aimé Morne Câpresse, c'est que Gisèle Pineau se sert de ces vies brisées pour brosser le portrait d'une Guadeloupe moins idyllique qu'il n'y paraît. C'est là tout l'intérêt de ses romans : plus que des histoires de femmes, ce sont de vraies questions de société qui sont à chaque fois abordées.

Écrit par Noémie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : folio, gisèle pineau, guadeloupe, femmes |

lundi, 31 janvier 2011

Éloge de la cellulite et autre disgrâces - Dominique Dyens

dominique dyens.jpgSept histoires déroutantes, dérangeantes, ambiguës et drôles.

Ce recueil de nouvelles semble exclusivement destiné aux femmes. D'ailleurs le titre et la couverture annoncent la couleur : rose !

On y croise une galerie de portraits auxquels on n'a pas vraiment le temps de s'attacher, mais qui nous plongent totalement dans leur univers. Avec un ton parfois désabusé ("Eloge de la cellulite"), excentrique ("La vengeance de Clarissa") ou encore revendicatif ("La ménagère de moins de cinquante ans").

Dominique Dyens a créé un monde parallèle où ses nouvelles se répondent les unes aux autres. Un personnage croisé dans une nouvelle devient le héros principal de la suivante et on retrouve quelques inventions croustillantes comme les MCFR dans plusieurs histoires. Ah ! les MCFR, maison closes pour femmes respectables...

Je ne suis pas sortie indemne de la lecture de "La soumission de Marie", cette épouse docile qui se prostitue pour faire signer un client de son mari. A chaque page on imagine la version filmée. Tout y est très, disons...visuel. J'ai d'ailleurs frôlé la scène de ménage tant j'étais énervée, retournée après l'avoir lue.

J'ai finalement moins aimé les deux premières nouvelles qui font directement appel aux stéréotypes féminins (chirurgie esthétique vs ménagère), mais les suivantes m'ont beaucoup plu !

Ma préférée reste "Noces de verre", une histoire top avec une chute top. Je n'en dirai pas plus au risque de gâcher votre lecture !

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Humour, Littérature française, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dominique dyens, héloïse d'ormesson, amour, femmes, chick lit |

samedi, 25 septembre 2010

Joséphine 3, change de camp - Pénélope Bagieu

Ce billet est désormais disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/josephine-3-change-de-c...josephine-3.jpg

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans BD, Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pénélope bagieu, jean-claude gawsewitch editeur, femmes, humour |

mardi, 21 septembre 2010

Mon évasion - Benoîte Groult

Mon évasion Benoite Groult.jpgQuelles sont les chaînes à briser ? Quelle prison faut-il fuir ?

Benoîte Groult nous emmène pas à pas dans la lente, très lente, éclosion de son moi. Un moi aujourd'hui fort, serein et plus que jamais féminin.

Elle se raconte sans fard, de ses faiblesses à ses victoires. Il aura fallu trois maris, trois enfants, des dizaines d'années et un déclic pour que Benoîte ose faire entendre sa voix de femme. Il lui aura fallu affronter les tabous, les déterminismes, le poids des traditions, les critiques violentes et sa propre pudeur pour écouter son coeur et son ambition d'écrivaine.

Ce livre plein de bonté et d'intelligence mérite d'être lu par toutes les femmes, et surtout celles qui croient encore que leur condition limite leurs espérances.

Mon évasion de Benoîte Groult expose les difficultés d'être une femme hier et aujourd'hui. Elle pointe du doigt les archaïsmes encore solidement ancrés en chacun(e) de nous, par paresse ou par ignorance, et qui ralentissent la reconnaissance des femmes dans la complexité de leurs existences (ah, la féminisation des noms ! J'étais sceptique, elle m'a convaincue).

Le gymkhana working girl, femme, mère, épouse, c'est déjà notre quotidien. Avec ce livre, apprenons à déculpabiliser et à savourer chaque pas.

Car après tout, on ne nait pas femme, on le devient.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : benoîte groult, femmes, le livre de poche |

 
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