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vendredi, 20 janvier 2012

En Bonne compagnie – La Chatte de ma mère - Carlos Fuentes

Carlos Fuentes, Folio, Mexique, morts, fantômes, mystère, illusionA présent ce billet est disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/en-bonne-compagnie-la-c...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : carlos fuentes, folio, mexique, morts, fantômes, mystère, illusion |

vendredi, 13 janvier 2012

Le Diable – Léon Tolstoï

LE DIABLE LEON TOLSTOI.jpg« Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal ». Les deux derniers versets de la prière chrétienne Le Notre Père résument Le Diable de Tolstoï et cela bien que l’histoire n’ait aucun caractère religieux.

Comme vous l’avez sans doute deviné, Le Diable de cette nouvelle est une femme… qui n’a rien de diabolique. C’est pourquoi on ne peut s’empêcher de rire de la naïveté du héros, Eugène Irténiev. Le malheureux souffre de tentations charnelles et culpabilise sans cesse : il se reproche d’avoir une maîtresse quand il est célibataire ; puis une fois marié, il se désole de tromper sa femme… en pensées !

Généralement, les auteurs réservent aux personnages féminins ces dilemmes moraux et ce renversement des genres contribue à ce que le lecteur s’attache au pauvre Eugène. On le plaint, on se moque gentiment de lui, on a envie de le secouer un peu ! Un homme « adultère » comme on en voit peu en littérature.

En outre, Léon Tolstoï se révèle maître du suspense, car jusqu’au bout, on se demande si Eugène va succomber…

lundi, 21 novembre 2011

La Délicatesse - David Foenkinos

david foenkinos, folio, amour, résilience, drame,Marie-Adélaïde et Mélanie : deux visions opposées d'une même lecture ?

Les impressions de Marie-Adélaïde :

Un joli titre pour un joli livre décevant.

À vrai dire je suis un peu perplexe. La Délicatesse m'a été conseillé par un libraire, ma bibliothécaire, des blogs, des amis... sans parler des prix qu'il a reçus. Mais je ne vois pas vraiment ce qu'on lui trouve.

Il se lit facilement, ce qui est loin d'être un défaut. Il est d'ailleurs joliment écrit. L'histoire est charmante, parfois triste, et les personnages de Nathalie et Markus sont même assez attachants. Mais je n'ai pas senti le souffle auquel je m'attendais. David Foenkinos peint des sentiments, des états d'âme, des situations et des interrogations qui m'ont laissée de marbre. Pourtant, le sujet de départ m'a intéressée, il est passionnant humainement (stop, ne comptez pas sur moi pour spoiler !).

Et puis l'histoire a glissé vers un huis clos un peu étriqué, un peu plat. Le moindre geste, le moindre détail est porté aux nues. Et cette répétition est quelque peu fatigante. Chaque seconde est chargée d'une émotion qui reste somme toute assez froide. Même la structuration des chapitres, surprenante au début, lasse.

Pour moi la plus belle partie de ce livre reste son titre, que j'adore. Et la couverture aussi, tiens, bravo Folio.

Les impressions de Mélanie :

J’en avais entendu parler, comme ça, comme tout le monde, sans bien savoir de quoi il retournait vraiment. Je m’y suis intéressée parce que je me trouvais dans une grande surface à laquelle il ne fallait pas trop en demander en termes de choix littéraires. Et aussi parce qu’un bandeau violet qui annonce qu’un livre a été récompensé à dix reprises, ça interpelle forcément. Et puis j’ai lu la quatrième de couverture, que j’ai trouvée parfaite, à la fois tendre et insolite. Du coup j’ai lu le roman, très vite, presque d’une traite.

 J’y ai aimé beaucoup de choses, à commencer par le style inhabituel de l’auteur qui raconte, à travers des chapitres très courts se faisant l’écho des pensées de chacun des protagonistes, la manière dont deux personnes, que tout oppose a priori, vont s’éprendre peu à peu l’une de l’autre. Il y dépeint aussi les réactions d’un entourage pas toujours bienveillant, les drames qui, inévitablement, jalonnent la vie, et la manière que l’on a de les subir puis d’y survivre. Le tout avec beaucoup de pudeur et de délicatesse (ha ha…).

Malgré tout, j’ai quelques réserves qui me conduisent à m’interroger sur un tel engouement public : si le style de l’auteur, aussi fluide qu’original, est très agréable à lire, il peut aussi confiner à la niaiserie, ce qui constitue – de mon point de vue – une erreur lorsque l’on s’attaque à un sujet aussi commun que la-naissance-d’une-histoire-d’amour-qui-permet-de-se remettre-d’un drame… Cette histoire elle-même, par certains aspects, renferme plusieurs clichés et lieux communs qui, même s’ils sont décrits avec douceur et délicatesse (re-ha ha), n’en demeurent pas moins décrédibilisants. Enfin, et surtout, la dernière phrase du roman est ambigüe et prive l’histoire d’une véritable fin. Et je déteste les histoires dont on ne me dit pas quelle est la fin…

J’ai appris aujourd’hui que l’auteur et son frère adaptaient La Délicatesse au cinéma, avec Audrey Tautou dans le rôle principal. La circonspection m’a gagnée : encore une adaptation que je n’irai pas voir ? 

(Et n'oubliez pas de voter pour que notre blog remporte le concours des blogueuses ELLE ! Nous comptons sur vous jusqu'au 2 décembre ! Cliquez ici)

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française, Prix littéraire | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : david foenkinos, folio, amour, résilience, drame, bestseller |

vendredi, 24 juin 2011

William & Mary suivi de Gelée Royale – Roald Dahl

roald dahl.jpgRoald Dahl c'est pour moi des souvenirs de lecture loin dans l'enfance. Je pense que j'ai lu TOUS ses romans pour enfants dont les célèbres Charlie et la chocolaterie et Matilda. J'aimais beaucoup ! C'est donc en toute confiance que j'ai commencé ces nouvelles parues dans la collection poche à 2 euros de Folio.

Mais si William et Mary puis Gelée Royale sont destinées à un public adulte (l'opposé de jeunesse hein ! Ce ne sont pas des récits érotiques), elles n'en sont pas moins agréablement farfelues.

Dahl fait à fond travailler l'imaginaire du lecteur et raconte des faits complètement improbables : Mary, veuve depuis peu, apprend par lettre posthume que le cerveau de son « défunt » mari est maintenu en vie par un savant fou.
Un jeune papa apiculteur transforme son nouveau né en abeille à force de le nourrir de gelée royale...

C'est fou mais ça fonctionne ! Avec, cerise sur le gâteau, un humour pince sans rire so british. Un petit livre jubilatoire.

Écrit par Noémie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : roald dahl, folio, humour, abeille |

vendredi, 03 juin 2011

Tours et détours de la vilaine fille – Mario Vargas Llosa

Tours.jpgAvec certains romans, c’est comme ça : le simple fait d’en parler est déjà dénaturation. Si c’est vrai de nombreux ouvrages, ça l’est encore plus – à mon humble avis – des romans sud-américains, dont la densité et l’intensité se prêtent assez peu à l’exercice de la critique, dans la mesure où son caractère nécessairement réducteur y apparaît particulièrement marqué.

Anyway, Tours et détours de la vilaine fille raconte l’histoire d’amour sinueuse et décousue de Ricardo Somorcucio, dit « le bon garçon », et de la vilaine fille, « la niña mala », qui s’étale cinquante ans durant, de leur prime adolescence dans le quartier chic de Miraflores à Lima jusqu’à l’aube de leur vieillesse à Sète.

Si je te suis, tu me fuis… Peut-être qu’il l’aime trop, sûrement qu’elle ne l’aime pas comme il faut. Ce qui est sûr c’est que leur histoire, ancrée successivement dans l’existentialisme parisien des années 60, le swinging London des années 70 ou encore les débauches et raffinements japonais des années 80, interpelle eu égard à son anticonformisme (depuis quand les hommes sont aux pieds des femmes ?), agace à cause de son inconstance (c’est vrai que les femmes peuvent être détestables) et bouleverse de par sa profondeur (il n’y a pas qu’une seule façon d’aimer). Mention (très) spéciale aux nombreux personnages secondaires qui émaillent le récit, sans lesquels le roman ne serait pas aussi haut en couleurs.

Ne dérogeant pas aux deux arches narratives qui soutiennent la plupart des romans sud-américains – amour et politique -, Tours et détours de la vilaine fille me paraît être un excellent ouvrage pour plonger dans cette littérature si riche, et un récit incontournable pour celles et ceux qui se connaissent déjà des affinités avec elle. Et je rappelle à ceux qui ne seraient pas convaincus que Vargas Llosa a été sacré Prix Nobel de littérature en 2010.

Impressions de Marie-Adélaïde :

Je rejoins Mélanie sur la qualité de ce roman, qui nous transporte de décennies en décennies et d’un bout à l’autre de la planète. Cette histoire d’amour épique et déséquilibrée est un bijou littéraire.

Mais ce roman m’a épuisée. J’avais à peine atteint la moitié de l’ouvrage que j’avais déjà suivi – avec intensité – les héros quelques années au Pérou, puis à Paris, puis à Londres, puis au Japon… et à chaque fois avec une nouvelle vie, un nouvel environnement, des nouveaux personnages secondaires. Qu’allait-il bien pouvoir se passer ensuite ? L’Italie, l’Egypte ou la Chine ? Tout était encore possible…

Le résultat, c’est qu’il m’était chaque fois très difficile d’en reprendre la lecture après l’avoir fermé… Leurs voyages incessants m’ont vraiment fatiguée à la longue.

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : mario vargas llosa, folio, roman, itinérant, amour, politique, pérou |

vendredi, 13 mai 2011

La Reine des Lectrices - Alan Bennett

LA REINE DES LECTRICES.jpgEt non ! Il ne s’agit ni d’un concours organisé par nos soins, ni même d’un ouvrage écrit par l’une d’entre nous. La Reine des lectrices fait humblement référence à… Sa Majesté Royale la Reine Elizabeth II !

J’ai lu ce petit ouvrage au cours de la semaine qui a précédé le mariage de William et Catherine, donc autant vous dire que j’ai vraiment eu le sentiment de vivre aux côté de la famille royale d’Angleterre.

Sur les écrans comme dans la presse, j’ai dévoré tout ce qui se rapportait aux préparatifs (sans compter la cérémonie). Dans mon sac à main, je me promenais partout avec ce livre qui nous révèle le plus gros scoop de tous les temps : Sa Majesté est devenue tellement accro à la lecture qu’elle se lasse peu à peu de ses fonctions officielles. Le plus drôle : la reine doit se cacher pour lire, car son entourage au grand complet (Premier ministre y compris), voit d’un très mauvais œil cette vilaine manie.

Bravo à Alan Bennett pour avoir osé écrire un livre qui prétend que la lecture est une mauvaise habitude. Félicitations, pour avoir choisi la Reine comme auteur de cette pratique honteuse. Et surtout, chapeau pour cette chute aussi inattendue que bien amenée.

En conclusion : God Save the Books!

vendredi, 22 avril 2011

Petits suicides entre amis - Arto Paasilinna

Petits suicides.jpgAu-delà du nom de la capitale, Helsinki, je ne connais rien de la Finlande. Découvrir cette nation à travers l’un de ses écrivains se révèle une entrée en matière originale. En particulier lorsque le titre de l’ouvrage, Petits suicides entre amis, laisse présager une histoire des plus loufoques…

Comment ne pas sourire quand un homme d’affaires, fermement résolu à mettre fin à ses jours, voit son dessein compromis par un colonel mis au placard, qui a le culot de vouloir mourir dans la même grange que lui, le même jour et à la même heure que lui ? Comment ne pas éclater de rire lorsque nos deux désespérés anonymes décident de rassembler des suicidaires de tout le pays pour organiser une mort collective haut de gamme ? Et comment ne pas se tordre dans tous les sens quand les membres de l’association qu’ils montent embarquent dans un autocar de tourisme pour une dernière virée rocambolesque à travers l’Europe ?

Ce livre, qui n’a aucune ambition thérapeutique, pointe du doigt les causes du mal-être des protagonistes, afin de proposer une réflexion acerbe sur l’un des maux de notre société. Plutôt que d’enfoncer les personnages dans leur détresse, l’auteur choisit de les accompagner, cherchant tous les prétextes pour ne jamais les laisser seuls. Ainsi, l’absurde et l’autodérision avec lesquels il raconte cette histoire sur le thème du suicide interpellent le lecteur, sans jamais lui faire peur. Une manière intelligente de briser le tabou.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : arto paasilinna, folio, suicide, finlande, finlandais, voyage |

mercredi, 06 avril 2011

Le Top 4 du mois de mars 2011 !

Top 4 mars 2011 bis.png

Les collections Folio sont à l'honneur dans notre Top 4 du mois, avec 3 livres sélectionnés ! Ils sont néanmoins très différents, comme vous pourrez en juger. Le 4ème est un outsider, un roman délicieux édité par une maison que nous ne connaissions pas mais qui semble pleine de promesses : l'Editeur.

Tamara

Auprès de moi toujours (Never let me go) - Kazuo Ishiguro

 

Marie-Adélaïde

Anaïs - Michael Collado

 

Mélanie

L'Agneau - Christopher Moore

 

Noémie

Morne Câpresse - Gisèle Pineau

 

Mis à part L'Agneau, nos lectures préférées ce mois-ci auront été plutôt mélancoliques. De ce que nous en savons, avril promet d'être très différent !!

Est-ce le retour du soleil qui nous fait cet effet là ?

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans 1, 2, 3, 4 : Coups de coeur ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : folio, kazuo ishiguro, michael collado, l'editeur, christopher moore, gisèle pineau, best of, top |

mercredi, 30 mars 2011

Morne Câpresse – Gisèle Pineau

Couv_giselepineau.jpg

C'est une jeune femme qui m'a conseillé cet auteur un soir d'été entre deux rayons du Virgin des Champs-Elysées. J'avais trouvé ça tellement sympa que j'avais aussitôt acheté le livre en question, Chair Piment, dévoré en quelques jours. J'avais adoré. Essai confirmé quelques mois plus tard avec La grande drive des esprits.

Ces romans m'avaient fait l'effet de lecture de « vacances » avec un je ne sais quoi en plus... J'ai récidivé cet hiver avec Morne Câpresse.

Passionnante, l'intrigue du roman croise plusieurs destins de femmes abîmées par la vie : drogue, alcoolisme, inceste, infidélité des hommes... Elles vivent toutes au sommet du Morne Câpresse, en Guadeloupe, sous la coupe de « mère Pacôme » fondatrice d'une sorte de congrégation. Le lecteur suit Line, débarquée dans cette communauté exclusivement féminine. A la recherche de sa petite sœur, elle questionne les « filles de Cham» et très vite on comprend que quelque chose ne tourne pas rond... Je vous laisse découvrir les lourds secrets qui pèsent sur ce gynécée.

Si j'ai tant aimé Morne Câpresse, c'est que Gisèle Pineau se sert de ces vies brisées pour brosser le portrait d'une Guadeloupe moins idyllique qu'il n'y paraît. C'est là tout l'intérêt de ses romans : plus que des histoires de femmes, ce sont de vraies questions de société qui sont à chaque fois abordées.

Écrit par Noémie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : folio, gisèle pineau, guadeloupe, femmes |

vendredi, 18 mars 2011

L’Agneau – Christopher Moore

l'agneau.jpgC'est l'histoire de l'archange Gabriel à qui Dieu himself a confié la tâche divine de réveiller le meilleur pote de Jésus, Biff, de son sommeil éternel, pour qu'il complète les Evangiles, totalement muets sur la jeunesse de Jésus... C'est vrai quoi, qu'est-ce que Jésus a bien pu faire entre sa prime enfance et ses trente ans, quand il réapparaît sur les rives du Jourdain ?

Voilà donc cet improbable tandem rapatrié incognito sur terre et enfermé, de mauvaise grâce, dans une chambre d'hôtel de Manhattan où l'archange s'empiffre de pizzas et dévore autant de séries américaines (Dallas en tête) que de matchs de catch en attendant que Biff se décide à écrire ce cinquième Evangile. Ce que Biff va finir par faire, racontant l'amitié profonde qui l'a lié à Jésus (Joshua) pendant plus de vingt-cinq ans : premières bêtises, premiers miracles, premières amours (Marie-Madeleine, dite Maggie, au premier chef), premiers pèlerinages... jusqu'à la fin que l'on sait. Parce que Biff, en ami sincère et loyal, a toujours été aux côtés de Joshua, un peu pour tenter de l'aider à comprendre ce qu'impliquait d'avoir été désigné un beau jour comme étant le messie (de qui ? de quoi ?), mais aussi pour lui permettre de vivre, par procuration, ce que son statut particulier lui interdisait : l'opulence, les femmes, le sexe, la violence, les magouilles et autres petites arrangements avec la vie.

Irrévérencieux, irrespectueux, impertinent, décalé, ironique, drôle... les adjectifs ne manquent pas pour tenter de qualifier ce roman qui, malgré une apparente légèreté, repose sur de longues recherches historiques et théologiques. Il en est toutefois un qui s'impose aux autres : jubilatoire !

Une question demeure pourtant : pourquoi diable les Editions Folio l'ont classé dans la catégorie des policiers ?

 
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