Avertir le modérateur

mercredi, 22 juin 2011

Adaptations de livres au cinéma : au secours ?

2986065591_2_3_sW2IbO7G.jpg
Crédit montage photo : ilnyak1pas.

La Lectrice étant évidemment pluridisciplinaire, elle va au cinéma (quoique). La Lectrice étant naturellement ouverte d'esprit, elle accepte d'aller voir les adaptations de livres qu'elle a lus (encore que), refusant de considérer que ce sera nécessairement moins bien (mais pas tout à fait). Mais la Lectrice doit bien se rendre à l'évidence : il est effectivement rare qu'une adaptation soit à la hauteur du livre qu'elle met en images... Retour et justification de nos pires expériences d'adaptations ciné :

 

Tamara

- Je vais rarement au cinéma, donc je vois peu d'adaptations de livres... Courageuse mais pas téméraire, je choisis toujours le livre quand les deux sont disponibles. Et si par hasard je vois le film en premier, je perds l'envie de lire le bouquin.

 

Marie-Adélaïde

- Il y a finalement peu d'adaptations ciné que je n'ai pas aimées... dans la mesure où j'écrème beaucoup en amont au stade des bandes annonces (merci Allo ciné) ! Mais il y a quand même un film que je n'ai même pas pu regarder jusqu'à la fin tant il m'a paru nul (désolée pour les fans) : Mange, prie, aime avec Julia Roberts. Au secours ! Et pourtant il est rare que je parte avant la fin. Je n'avais pas adoré le roman, je l'avoue. Mais filmée, je m'étais dit que l'évasion serait renforcée. Au contraire, Julia Roberts n'est pas crédible, et je me suis plus qu'ennuyée...

 

Mélanie

- Malgré l'ouverture d'esprit qui me caractérise, je dois bien avouer que je redoute les adaptations cinématographiques de livres, surtout si je les ai aimés. Trois exemples me viennent immédiatement à l'esprit que je pense aux pires traductions sur grand écran : Mystic River du grand Dennis Lehane (dont je vous reparlerai très bientôt) bien qu'il ait été adapté par le non moins grand Clint Eastwood, la sulfureuse Geisha d'Arthur Golden mais, surtout, la saga Harry Potterà qui je voue un culte absolu, en pages imprimées seulement... Je pense tout simplement qu'il est impossible de traduire fidèlement en images la puissance des mots, sans oublier le fait que les réalisateurs, scénaristes et autres producteurs veulent nécessairement y ajouter leur « patte »... Cela dit, les contre-exemples existent, comme toujours.

 

Noémie

- En réfléchissant deux secondes, je m'aperçois tout simplement que j'évite d'aller voir un film si j'ai déjà lu le roman. Petite, j'ai le souvenir d'avoir vu Charlie et la chocolaterie de Mel Stuart (1971) alors que je venais de finir le roman de Dahl ... et ça n'avait rien à voir avec ce que j'avais pu imaginer lors de ma lecture. Le film n'était pas forcément mauvais mais j'ai été très déçue... depuis je me méfie et c'est rare que j'aille voir une adaptation ciné.


Et vous, quel est votre anti-palmarès des adaptations ciné ?

 

vendredi, 12 novembre 2010

Mange prie aime - Elizabeth Gilbert

mange_prie_aime1.jpgUn mois de lecture par intermittence et sans grand plaisir pour terminer ce livre sans grand intérêt.

Je ne me souviens d'ailleurs plus vraiment pourquoi je l'ai acheté. Son statut de bestseller peut-être.

Elizabeth Gilbert, écrivaine trentenaire pétulante et bavarde, nous raconte son année loin de New-York, où elle vient de divorcer douloureusement. Elle a décidé de voyager pour s'apaiser, se retrouver et accessoirement fuir la dépression.

Dans un style brouillon dans lequel on se perd rapidement, "Liz" nous emmène successivement en Italie, où elle ne fait que manger, en Inde où elle ne fait que prier, et à Bali où elle ne fait qu'aimer. On rencontre des personnages pittoresques et attachants (un intellectuel italien, un baroudeur texan, un sorcier balinais, etc.) mais le rythme du voyage nous empêche de nous attarder à mieux les découvrir.

Si cette expérience de quête intérieure est en soi digne d'intérêt, son rendu est malheureusement assez difficile d'accès. L'auteure nous perd, à grands renforts de flash-back et de considérations plus égocentriques que spirituelles.

Je ne retiendrai finalement que trois passages : la description d'une pizza napolitaine à faire saliver (mais où est cette pizzeria ?), son expérience de la transcendance dans un ashram indien (méditation, frissons, visions) et le moment où elle cède enfin au séduisant quinqua brésilien.

Je me demande d'ailleurs si je n'ai pas tenu jusqu'au bout uniquement parce que j'attendais ce charmant personnage masculin.

Les impressions de Tamara : Un long mois... C'est en effet la durée moyenne nécessaire pour venir à bout de cet ouvrage. Alors que je pensais me plonger dans le récit touchant d'une femme qui ose changer de vie, je me suis ennuyée à parcourir le catalogue d'une auteure privilégiée en quête d'inspiration. Bref, le manque d'émotion me lasse profondément.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu