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lundi, 23 janvier 2012

N'oublie pas d'être heureuse - Christine Orban

Christine Orban, Le livre de poche, Maroc, Paris,enfance, adolescenceA présent ce billet est disponible sur la nouvelle adresse du blog : http://www.lectricesandthecity.fr/noublie-pas-detre-heure...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : christine orban, le livre de poche, maroc, paris, enfance, adolescence |

vendredi, 19 août 2011

Lectures de notre adolescence - Journal d'Anne Frank et Des cornichons au chocolat de Philippe Labro

Difficile de se rappeler les premières « vraies » lectures, les marquantes, celles qui, à un âge où les livres ne sont souvent pas une priorité (en tout cas moins que d’aller au Etam du Forum des Halles ou de boire un café - avec six sucres - pour huit pendant trois heures…). Et pourtant, il me semble que ce sont elles qui réveilleront plus tard l’envie de lire, pour retrouver cette sensation de plaisir au fur et à mesure que se tournent les pages d’un livre que l’on se surprend à aimer.

Deux livres ont principalement marqué mes années de collège, deux livres qui forment une sorte de grand écart littéraire, et qui ont teinté mes goûts, pour toujours probablement.

anne frank,philippe labro,le livre de poche,adolescence,émois,guerre,famille,filleAnne Frank évidemment, dont le Journal m’a à la fois bouleversée et fascinée : la vie d’une jeune fille de treize ans, comme moi à l’époque, avec des préoccupations comparables aux miennes (l’avenir, les garçons, les copines, le cercle familial…) mais dans un univers tellement éloigné et incompréhensible pour l’adolescente que j’étais (la guerre, l’étoile jaune, le confinement à l’Annexe pendant des années, le nazisme, la délation, la déportation et la mort à 15 ans au camp de Bergen-Belsen, trois mois seulement avant sa libération). C’est certainement grâce à Anne Frank que j’ai lu Si c’est un homme, Vichy un passé qui ne passe pas ou plus récemment Les Bienveillantes. Et quelle émotion lorsque je suis allée visiter la cachette de la famille Frank à Amsterdam !

anne frank,philippe labro,le livre de poche,adolescence,émois,guerre,famille,filleA l’autre bout de l’échiquier, on trouve Des Cornichons au chocolat de Philippe Labro, où l’histoire de Stéphanie, 13 ans aussi, de son chat Garfunkel (en hommage, évidemment, au duo partiellement éponyme que je vénérais déjà), des premières boums, des premières règles, des premiers flirts, des premières engueulades avec les parents, des premières menaces de divorce… Beaucoup plus proche de moi qu’Anne Frank, je lisais son quotidien nettement plus déluré que le mien avec un plaisir un peu coupable… Et c’est probablement Des Cornichons au chocolat qui m’ont rapidement conduite à lire des livres tels que L’Herbe bleue, Moi Christiane F., 13 ans droguée, prostituée et puis, plus tard, Les Chroniques de San Francisco.

 

vendredi, 01 juillet 2011

Le Diable vit à Notting Hill – Rachel Johnson

Le diable vit à Notting Hill.jpgJ’ai croisé il y a quelques jours un fervent lecteur de ce blog. Entre autres remarques, il a relevé que nos critiques étaient toujours positives. J’ai répondu que nous lisions uniquement des livres choisis avec soin et qui, par conséquent, correspondaient à nos goûts respectifs. Il arrive cependant que l’une ou l’autre soit déçue par un ouvrage qui n’a pas tenu ses promesses. C’est mon cas avec le livre de Rachel Johnson, Le Diable vit à Notting Hill.

Pour commencer, la traduction française du titre m’a mise sur une fausse piste. Comme dans Le Diable s’habille en Prada, on plonge en effet dans un univers luxueux et élitiste. Mais la comparaison s’arrête là. A Notting Hill, le lecteur est témoin du quotidien et des petites mesquineries des habitants fortunés d’un square privé de ce quartier huppé de Londres. Or, la vie secrète des riches est finalement un ressort vu et revu (à la TV, au cinéma) et lu et relu (dans la presse ou en librairie). L’effet de surprise se trouve donc édulcoré.

En outre, le style trop convenu ne suffit pas à compenser la faiblesse du fond. Si bien qu’en dehors du plaisir que j’ai eu à me remémorer les souvenirs de ce quartier où j’ai passé de nombreux et agréables moments, j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’originalité.

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : rachel johnson, le livre de poche, londres, argent, amour, secrets, notting hill |

vendredi, 10 juin 2011

Encore une danse - Katherine Pancol

encore une danse.jpgJ’ai découvert (et apprécié) Katherine Pancol à travers ses trois derniers romans (Les Yeux jaunes des crocodiles, La Valse lente des tortues et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi). J’étais très tentée de lire un ouvrage antérieur mais en discutant avec mon libraire, celui-ci a laissé entendre que la trilogie que j’avais lue était si différente du « style » Pancol habituel, qu’un autre livre du même auteur pourrait me décevoir. J’ai suivi son conseil et évité Pancol… Jusqu’à ce que je lise la quatrième de couverture d’Encore une danse.

« Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha ont grandi ensemble, habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés ». Cette simple phrase a suffit pour que je m’identifie aux personnages. Comme eux, j’ai la chance d’avoir un groupe d’amis que je connais depuis toujours et surtout, que je fréquente encore aujourd’hui. Malgré les nouvelles amitiés que j’ai nouées au fil du temps, rien ne remplace les fous rires et la complicité que j’entretiens avec ces amis « originels », témoins de mon adolescence, complices de mes premières fois, gardiens de ces secrets impossibles à révéler.

La comparaison s’arrête là, puisque les protagonistes d’Encore une danse se retrouvent confrontés à une épreuve particulièrement dure, qui parvient à ébranler une fraternité que l’on croyait sincère et indestructible. Dès lors que ce danger menace l’unité du groupe, chacun engage une introspection qui fait apparaître à quel point leur personnalité s’est effacée (ou pas) au nom de l’amitié.

Au final, j'ai une fois encore adoré cette chronique d'une amitié à la fois sulfureuse et sincère. Comme quoi, le style Pancol me plaît. En particulier sa manière de raconter des destins ordinaires.

J'en profite pour vous signaler qu'à partir de lundi, nous proposerons un concours qui permettra de remporter des cadeaux en rapport avec Katherine Pancol... Ne manquez pas le rendez-vous!

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : katherine pancol, le livre de poche, amitié, épreuve, amour |

vendredi, 15 avril 2011

Marie-Antoinette – Stefan Zweig

Marie-Antoinette.jpgPour une fois, voici un livre que j'ai choisi seule, et pas parce que truc et machin ont dit que c'était super ou que Cosmo le classait dans les inratables du printemps. Ce qui ne m'empêchait pas d'avoir à son égard, avant même d'en démarrer la lecture, un double a priori positif et une réserve (je sais, j'ai toujours un avis sur tout...).

Pour tous ceux qui connaissent bien son œuvre, ce que je vais écrire revient certainement à enfoncer une porte (grande) ouverte. Mais pour moi, qui ai découvert Stefan Zweig sur le tard, je dois dire qu'il s'est imposé à mes yeux, en un seul roman, comme un écrivain rare, dont la force réside tant dans son indéniable talent de conteur que dans son profond humanisme, qui asperge chacune des phrases qu'il écrit. Après avoir lu deux romans (Le Monde d'hier et Vingt-quatre heures de la vie d'une femme), je voulais absolument lire une des biographies de Stefan Zweig, qui constituent une part importante de son travail. Mon choix s'est porté très rapidement sur Marie-Antoinette, probablement à cause d'une espèce de fascination morbide pour sa fin tragique.

J'avais toutefois une réserve dans la mesure où, ne découvrant pas l'auteur, je connaissais son style si riche qu'il en devient parfois complexe, sa minutie si poussée qu'elle peut apparaître rigide. Et je craignais que, confronté à l'exercice précis - parce qu'historique - de la biographie, ce style ne devienne trop complexe, du genre si tu rates une ligne il faut recommencer tout le chapitre !

Finalement, contrairement à ce que j'avais craint, Marie-Antoinette s'est avéré être l'ouvrage de Stefan Zweig offrant la lecture la plus aisée, le style le plus fluide. D'une précision historique inégalée (après avoir réuni toutes les archives et documents disponibles sur le sujet, Stefan Zweig a scrupuleusement écarté tous les documents sujets à caution et d'origine incertaine pour ne se baser que sur les faits), Marie-Antoinette réussit la prouesse de transformer une biographie historique en un roman palpitant. On s'attend à découvrir les heurs et malheurs d'une reine froide et capricieuse qui serait depuis longtemps oubliée si sa mort ne restait pas un symbole de la chute de l'Ancien régime, et on est happé par l'histoire d'un personnage complexe, appelé trop tôt à des fonctions trop hautes, mariée sans amour à un homme mou et indécis. Refusant d'adhérer aux thèses partiales, qu'elles soient révolutionnaires ou royalistes, refusant la sacralisation autant que la diabolisation, Stefan Zweig livre le portrait sincère et rigoureux d'une reine qui fût avant tout une femme, et qui, comme toutes femmes, a commis de nombreux faux pas, mais qui, comme très peu d'entre elles, les a vu commentés, disséqués, amplifiés, raillés par la France entière.

Fresque historique, analyse psychologique, peinture sociale... si Marie-Antoinette est tout ça à la fois, c'est aussi et surtout un roman fascinant, une histoire troublante et enrichissante qui poursuit le lecteur longtemps après qu'il en a lu les dernières lignes. Peut-être parce que tout est vrai ?

lundi, 07 février 2011

La joueuse d'échecs - Bertina Henrichs

joueuse-echecs.jpgJ'ai adoré cette histoire ! Une histoire de femme, d'émancipation et de rencontre avec soi-même.

Eleni est femme de chambre sur l'île de Naxos, qu'elle n'a pratiquement jamais quittée. Son quotidien est immuable, partagé entre son travail le matin et sa famille le reste du temps. Son environnement est familier, elle connait tous les habitants de son village. Elle ne se pose pas de questions, elle avance.

Mais sa rencontre avec un échiquier va bouleverser ce bonheur sans relief. Aidée par un vieux professeur, Eleni va découvrir au fond d'elle même une personnalité et des capacités qu'elle avait mises en sommeil. Jouer aux échecs va réveiller ses désirs enfouis et lui faire soudainement prendre conscience de la vie qu'elle mène. Au diable le qu'en-dira-t-on, le machisme et les commérages, elle veut vivre aussi pour elle-même.  

Comment un jeu peut-il conduire à l'isolement  social et affectif ? Jusqu'où peut on aller pour se découvrir ?  

Je ne sais pas jouer aux échecs, mais c'est un jeu qui m'attire. Après avoir lu Le joueur d'échecs de Stefan Zweig, je dois avouer que je l'avais néanmoins un peu assimilé à la folie. Le roman de Bertina Henrichs va d'ailleurs largement dans ce sens...

PS : Pour ceux qui ont lu le livre  / ATTENTION SPOILER

Surligner le paragraphe en dessous pour le lire.

je n'ai pas vu le film "Joueuse" qui en a été tiré (avec Sandrine Bonnaire et Kevin Kline) mais on m'a dit qu'il développait un autre aspect de l'affirmation de soi : Eleni participe à un tournoi (qu'elle gagne contrairement au livre) et en revient transformée. Elle devient une autre, alors que dans le livre elle ne va pas jusqu'à changer de vie. Mais j'imagine qu'il fallait un peu plus de spectaculaire pour le cinéma !

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : bertina henrichs, femme, le livre de poche, grèce, échecs |

lundi, 15 novembre 2010

Gamines - Sylvie Testud

gamines_testud.jpg

Sylvie Testud est une comédienne que j'apprécie. Je viens de terminer son roman Gamines et ma sympathie pour cette fille n'a fait qu'amplifier ! J'ai beaucoup aimé ce livre mi-roman, mi-récit autobiographique.

Gamines, c'est donc l'histoire de Sybille, Corinne et Georgette. Trois sœurs qui vivent à la Croix Rousse, un quartier populaire de Lyon, avec leur mère célibataire. Sybille / Sylvie est la narratrice, et raconte avec sa gouaille d'enfant la vie quotidienne : l'école, les vacances, les fêtes dans le clan familial, etc. C'est hyper touchant parce qu'on sent vite que la vie est bien compliquée pour leur maman même si les petites ne sont pas malheureuses.

En fait le père est inexistant et comme le sujet est ultra tabou au sein de la famille, "Il" devient la source de tous les fantasmes des trois fillettes. "Il" est parti quand Sybille avait 2 ans et les filles n'ont qu'une photo chapardée à leur mère pour se souvenir de lui. Evidemment le ressenti des enfants ne correspond pas franchement à la réalité et je vous laisse lire le livre pour découvrir les raisons de son absence.

Ce texte est tendre, drôle et bienveillant. Il a été adapté au cinéma l'année dernière par Eléonore Faucher. Je vais chercher le DVD et surtout, je vais acheter les deux autres romans de Sylvie Testud : Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir et Le ciel t'aidera.

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mercredi, 10 novembre 2010

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme.jpgCe billet est désormais consultable sur notre nouvelle adresse de blog : http://www.lectricesandthecity.fr/24h-de-la-vie-d-une-fem...

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mardi, 21 septembre 2010

Mon évasion - Benoîte Groult

Mon évasion Benoite Groult.jpgQuelles sont les chaînes à briser ? Quelle prison faut-il fuir ?

Benoîte Groult nous emmène pas à pas dans la lente, très lente, éclosion de son moi. Un moi aujourd'hui fort, serein et plus que jamais féminin.

Elle se raconte sans fard, de ses faiblesses à ses victoires. Il aura fallu trois maris, trois enfants, des dizaines d'années et un déclic pour que Benoîte ose faire entendre sa voix de femme. Il lui aura fallu affronter les tabous, les déterminismes, le poids des traditions, les critiques violentes et sa propre pudeur pour écouter son coeur et son ambition d'écrivaine.

Ce livre plein de bonté et d'intelligence mérite d'être lu par toutes les femmes, et surtout celles qui croient encore que leur condition limite leurs espérances.

Mon évasion de Benoîte Groult expose les difficultés d'être une femme hier et aujourd'hui. Elle pointe du doigt les archaïsmes encore solidement ancrés en chacun(e) de nous, par paresse ou par ignorance, et qui ralentissent la reconnaissance des femmes dans la complexité de leurs existences (ah, la féminisation des noms ! J'étais sceptique, elle m'a convaincue).

Le gymkhana working girl, femme, mère, épouse, c'est déjà notre quotidien. Avec ce livre, apprenons à déculpabiliser et à savourer chaque pas.

Car après tout, on ne nait pas femme, on le devient.

Écrit par Tamara Writes dans Biographie, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : benoîte groult, femmes, le livre de poche |

mercredi, 15 septembre 2010

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

ne_tirezpassur_loiseaumoqueur.jpgCe billet est désormais consultable sur notre nouvelle adresse de blog : http://www.lectricesandthecity.fr/ne-tirez-pas-sur-loisea...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : harper lee, de falloi, le livre de poche, procès, viol, etats-unis |

 
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