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lundi, 03 octobre 2011

Le Crépuscule des superhéros – Deborah Eisenberg

deborah eisenberg,points,new-york,etats-unis,nouvelles,société,portraitsVoilà un livre que j’ai entamé dans de mauvaises conditions. La mention « Nouvelles » était si discrète (sur la 4ème de couverture) que je ne l’ai remarquée tardivement. J’ai du revenir plusieurs fois sur les deux premières histoires (que je croyais être des chapitres) pour m’assurer que je n’avais pas sauté de pages.

Une fois que je me suis habituée à la forme, je n’ai pas accroché avec les différents personnages. Ils semblent tous condamnés à la dépression éternelle, telle une peine incompressible infligée à la société américaine depuis le 11 septembre.

Je n’ai pas aimé la « morale » du Crépuscule des superhéros : l’auteure, Deborah Eisenberg, laisse à penser que les superhéros n’existent pas (plus). Or je suis d’humeur à conquérir la planète !

 

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : deborah eisenberg, points, new-york, etats-unis, nouvelles, société, portraits |

vendredi, 23 septembre 2011

Lipstick Jungle - Candace Bushnell

Livre de poche, Candace Bushnell, femme, pouvoir, argent, amourDu fin fond de ma campagne vendéenne, alors que ma seule préoccupation était de savoir si le temps me permettrait d’aller à la plage, j’ai lu Lipstick Jungle

J’étais en vacances, je voulais une lecture facile… ça a été le cas. Le style de Candace Bushnell est efficace, on tourne les pages sans aucune difficulté.

Mais bon… Je n’ai pas du tout accroché avec l’intrigue : en gros, la vie de Nico, Wendy et Victory, trois new-yorkaises parmi les 50 femmes les plus puissantes de New-York. Et les pauvres chéries sont tellement riches que ça en devient difficile avec les hommes… Wendy a un mari trop intéressé. Victory trouve un mec plus fortuné qu’elle, et vous comprendrez bien que c’est compliqué à gérer. Nico a un jeune amant, ce qui lui pose des problèmes existentiels (tromper c’est vraiment pas bien, surtout avec plus jeune que soi). Un questionnement moral qu’elle n’a plus du tout dès qu’il s’agit de travail, puisqu’elle écrase tout ce qui bouge (surtout des hommes) pour pouvoir gravir les échelons.

Loin de moi l’idée de remettre en cause le « girl power » mais j’ai trouvé ça cliché et superficiel. Je suis vraiment passée à coté de ce roman. Ces histoires de nanas quadragénaires m’ont vite saoulée, presque irritée. Comme quoi, en vacances, la « chick lit » n’est pas forcément une valeur sûre.

Écrit par Noémie dans Chick Lit', Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : livre de poche, candace bushnell, femme, pouvoir, argent, amour, new-york |

vendredi, 04 mars 2011

Journal de nuit – Jack Womack

Journal de nuit.jpgVoici un roman que je n'aurais probablement jamais eu l'idée de lire si Eric, en ce cela confirmé par Arnaud, ne m'en avait fait l'article avec autant d'enthousiasme. Comme j'aime bien Eric et Arnaud (et aussi que je suis influençable), je l'ai acheté. Je n'en avais jamais entendu parler, et même si par extraordinaire j'étais tombée dessus dans une librairie, la quatrième de couverture m'aurait certainement déroutée. On y apprend en effet que Journal de nuit est un roman à classer dans la catégorie des œuvres « cyberpunk » (quand on est une lectrice dans le vent, le mot « punk » fait dresser les cheveux sur la tête), dont le but, selon Wikipédia, est de mettre en relief les défauts de notre civilisation, dans un futur proche du monde réel. « Il constitue fréquemment une vision plutôt pessimiste de notre avenir. Ainsi y sont décrits des problèmes tels que la pollution, l'essor de la criminalité, la surpopulation, le décalage de plus en plus grand entre minorité de riches et majorité de pauvres ». On y apprend aussi que le livre a, lors de sa parution, été interdit aux Etats-Unis, pourtant patrie de l'auteur. Un livre maudit (défendre la noble cause d'auteurs injustement condamnés, c'est beaucoup plus dans les cordes d'une lectrice dans le vent) ?

L'histoire se passe donc à Manhattan, dans un futur proche, où tout est pareil, si ce n'est que les malaises politiques et sociétaux actuels sont démultipliés. Lola - des parents aimants, une petite sœur pour se chamailler et des copines plein l'école privée - reçoit un journal intime pour son douzième anniversaire, qu'elle baptise Anne (la coïncidence avec un autre célèbre journal est probablement trop énorme pour n'être pas voulue). Et c'est à travers le prisme de ce journal que le lecteur va assister à la descente aux enfers d'une famille qui semblait pourtant normale, que rien ne prédestinait à ça, dans un monde où les présidents tombent comme des mouches, où le dollar n'a plus aucune valeur, où les gangs et le crack règnent en maîtres, où les camps de redressement pour mineurs sont aussi destructeurs que monnaie courante. Mais ce journal se fait aussi l'écho sans fard des tourments d'une adolescente qui livre, avec des termes parfois très crus, son sentiment sur l'employeur de son père qui le fait travailler quatorze heures par jour, la quantité de médicaments que prend sa mère et les inquiétudes que cela suscite chez elle, les mesquineries crasses entre soi-disant amies, l'éveil de sa sexualité (ou plutôt de son homosexualité), le besoin vital d'appartenir à un groupe.

Terrifiant parce que plausible.

A toutes fins utiles, je livre ici le titre américain de l'ouvrage, nettement plus évocateur et beaucoup plus juste : Random Acts of Senseless Violence.

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jack womack, editions denoël, cyberpunk, new-york, famille, adolescents |

 
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