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vendredi, 15 juillet 2011

Moonlight Mile – Dennis Lehane

Moonlight Mile.jpgPardonnez ma grossièreté mais putain ! Presque dix ans que j’attendais le retour du duo de détectives Kenzie-Gennaro, précisément depuis que j’ai refermé Un dernier verre avant la guerre (top 3 des meilleurs polars I have ever read, et le plus réussi – selon moi – des aventures de ce duo de détectives privés qui opère dans les noirceurs du Boston d’aujourd’hui…). Certes, dans l’intervalle, je me suis délectée de Shutter Island ou Mystic River, absolument incroyables, mais auxquels manquait le sel de cette équipe de choc. C’est donc avec une impatience incontrôlable que j’ai attaqué Moonlight Mile. Comme quoi, il faut toujours se contrôler… Autant dire que la déception est sévère.

Alors oui, le tandem Kenzie-Gennaro est toujours là mais, embourgeoisé et désabusé après avoir enfanté, il est devenu lisse, prévisible et moralisateur. Déception numéro 1.

Si j’étais prête à pardonner à l’auteur la ferveur vieillissante de Pat et Angie, c’est parce que j’étais certaine de trouver dans leurs nouvelles aventures le génie de l’intrigue et le talent de conteur qui caractérisent Dennis Lehane. Mais, là aussi, si l’on retrouve bien le « style Lehane », il ne sert ici qu’une histoire inaboutie de disparition et peu crédible de mafia russe, dont l’épilogue confine au grotesque, de surcroît mâtiné de précipitation. Déception numéro 2.

L’addition de ces deux déceptions donne un livre que j’aurais préféré ne pas lire, afin que Dennis Lehane reste à mes yeux l’un des plus grands auteurs de polars de ces vingt dernières années. Avec le recul, peut-être que le fait que Moonlight Mile soit la suite de Gone baby gone, qui est loin d’être le meilleur opus des enquêtes de Patrick Kenzie et Angela Gennaro, aurait dû m’alerter…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère, Thriller | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : dennis lehane, rivages, thriller, mafia, enquête, enlèvement |

vendredi, 03 décembre 2010

Sheila Levine est morte et vit à New York – Gail Parent

sheila-levine1.jpg

Sheila Levine, trentenaire célibataire, est issue d’une famille juive new-yorkaise où le mot d’ordre est « trouve un mari à la Fac après ce sera plus dur ». Évidemment à 30 ans elle n’est toujours pas mariée et le but unique de sa vie est de trouver le mari juif qui rendra sa mère heureuse. Mais pour cela il faut être un peu plus mince, moins frisée, avoir le nez plus fin… Comme elle voit que ce n’est pas gagné, elle décide d’organiser son suicide et la longue lettre d’adieu qu’elle écrit pour expliquer son geste compose le roman.

C’est écrit comme un journal intime, la lecture est vraiment aisée. Et si le propos paraît un peu simple ou déjà-vu, Gail Parent manie parfaitement l’autodérision, c’est donc très, très drôle. J’ai beaucoup ri à la lecture de ce bouquin (attention cependant il faut apprécier l’humour noir).

Ecrit en 1972, alors qu’on ne parlait pas encore de « chick lit », ce livre n’a à mon sens pas du tout vieilli. Et puis pour moi, Sheila a finalement trouvé le mari idéal, l’a suivi à Londres et a eu une fille : Bridget Jones !!

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gail parent, rivages, new york, bridget jones, chick lit |

 
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