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vendredi, 28 octobre 2011

Le Troisième secret – Steve Berry

pocket,steve berry,roman,catholicisme,secret,fatima,conspiration,papauté,thrillerEn bonne athée que je suis, c’est avec un peu de circonspection que j’ai commencé la lecture du Troisième secret. L’intrigue se noue en effet autour des trois secrets de Fatima. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent ni la nature, ni même l’existence des deux premiers, je contextualise : en 1917, à Fatima au Portugal, la Vierge apparaît à la jeune Lucia et lui confie trois secrets. Les deux premiers sont rendus publics par le Vatican. Rien ne filtre sur le troisième, avant que Jean Paul II n'en livre en 2000 une « version officielle », immédiatement mise en doute. C’est ce troisième secret, que je ne dévoilerai pas, qui sert de fil conducteur au roman.

Si j’ai eu diverses occasions de lire des romans historiques teintés de religion (La Religion, L’Agneau), c’est la toute première fois que je me lançais dans thriller dit ésotérique. Certes, l’expérience est concluante (merci MT !), mais davantage pour l’aspect ésotérique que pour le thriller. En effet, l’intrigue proprement dite est assez convenue, et pas toujours crédible (un milieu très fermé – le Vatican, des hommes a priori au-dessus de tout soupçon qui s’avèrent de fanatiques meurtriers, un amour interdit, des crimes crapuleux sur d’innocentes victimes, des contrées reculées balayées par le vent…), surtout pour une lectrice aussi rompue que moi à l’exercice du roman policier. En revanche, les coulisses sinueuses et fourbes du Saint-Siège et de la curie, qui occupent une place de choix dans l’histoire, se sont avérées aussi jouissives qu’instructives…

Il convient également de noter que Le Troisième secret a fait l’objet d’une étude documentaire très approfondie, afin de rester au plus près de la vérité et que, dans un souci d’absolue transparence, l’auteur indique dans les dernières pages quels sont les éléments qui ont été romancés.

J’ajouterai que je sais maintenant que Steve Berry compte plus de 6 millions de fans à travers le monde, qu’il est traduit en 41 langues et édité dans 43 pays.

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pocket, steve berry, roman, catholicisme, secret, fatima, conspiration, papauté, thriller |

vendredi, 03 juin 2011

Tours et détours de la vilaine fille – Mario Vargas Llosa

Tours.jpgAvec certains romans, c’est comme ça : le simple fait d’en parler est déjà dénaturation. Si c’est vrai de nombreux ouvrages, ça l’est encore plus – à mon humble avis – des romans sud-américains, dont la densité et l’intensité se prêtent assez peu à l’exercice de la critique, dans la mesure où son caractère nécessairement réducteur y apparaît particulièrement marqué.

Anyway, Tours et détours de la vilaine fille raconte l’histoire d’amour sinueuse et décousue de Ricardo Somorcucio, dit « le bon garçon », et de la vilaine fille, « la niña mala », qui s’étale cinquante ans durant, de leur prime adolescence dans le quartier chic de Miraflores à Lima jusqu’à l’aube de leur vieillesse à Sète.

Si je te suis, tu me fuis… Peut-être qu’il l’aime trop, sûrement qu’elle ne l’aime pas comme il faut. Ce qui est sûr c’est que leur histoire, ancrée successivement dans l’existentialisme parisien des années 60, le swinging London des années 70 ou encore les débauches et raffinements japonais des années 80, interpelle eu égard à son anticonformisme (depuis quand les hommes sont aux pieds des femmes ?), agace à cause de son inconstance (c’est vrai que les femmes peuvent être détestables) et bouleverse de par sa profondeur (il n’y a pas qu’une seule façon d’aimer). Mention (très) spéciale aux nombreux personnages secondaires qui émaillent le récit, sans lesquels le roman ne serait pas aussi haut en couleurs.

Ne dérogeant pas aux deux arches narratives qui soutiennent la plupart des romans sud-américains – amour et politique -, Tours et détours de la vilaine fille me paraît être un excellent ouvrage pour plonger dans cette littérature si riche, et un récit incontournable pour celles et ceux qui se connaissent déjà des affinités avec elle. Et je rappelle à ceux qui ne seraient pas convaincus que Vargas Llosa a été sacré Prix Nobel de littérature en 2010.

Impressions de Marie-Adélaïde :

Je rejoins Mélanie sur la qualité de ce roman, qui nous transporte de décennies en décennies et d’un bout à l’autre de la planète. Cette histoire d’amour épique et déséquilibrée est un bijou littéraire.

Mais ce roman m’a épuisée. J’avais à peine atteint la moitié de l’ouvrage que j’avais déjà suivi – avec intensité – les héros quelques années au Pérou, puis à Paris, puis à Londres, puis au Japon… et à chaque fois avec une nouvelle vie, un nouvel environnement, des nouveaux personnages secondaires. Qu’allait-il bien pouvoir se passer ensuite ? L’Italie, l’Egypte ou la Chine ? Tout était encore possible…

Le résultat, c’est qu’il m’était chaque fois très difficile d’en reprendre la lecture après l’avoir fermé… Leurs voyages incessants m’ont vraiment fatiguée à la longue.

Écrit par Mélanie dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : mario vargas llosa, folio, roman, itinérant, amour, politique, pérou |

 
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