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vendredi, 18 mars 2011

L’Agneau – Christopher Moore

l'agneau.jpgC'est l'histoire de l'archange Gabriel à qui Dieu himself a confié la tâche divine de réveiller le meilleur pote de Jésus, Biff, de son sommeil éternel, pour qu'il complète les Evangiles, totalement muets sur la jeunesse de Jésus... C'est vrai quoi, qu'est-ce que Jésus a bien pu faire entre sa prime enfance et ses trente ans, quand il réapparaît sur les rives du Jourdain ?

Voilà donc cet improbable tandem rapatrié incognito sur terre et enfermé, de mauvaise grâce, dans une chambre d'hôtel de Manhattan où l'archange s'empiffre de pizzas et dévore autant de séries américaines (Dallas en tête) que de matchs de catch en attendant que Biff se décide à écrire ce cinquième Evangile. Ce que Biff va finir par faire, racontant l'amitié profonde qui l'a lié à Jésus (Joshua) pendant plus de vingt-cinq ans : premières bêtises, premiers miracles, premières amours (Marie-Madeleine, dite Maggie, au premier chef), premiers pèlerinages... jusqu'à la fin que l'on sait. Parce que Biff, en ami sincère et loyal, a toujours été aux côtés de Joshua, un peu pour tenter de l'aider à comprendre ce qu'impliquait d'avoir été désigné un beau jour comme étant le messie (de qui ? de quoi ?), mais aussi pour lui permettre de vivre, par procuration, ce que son statut particulier lui interdisait : l'opulence, les femmes, le sexe, la violence, les magouilles et autres petites arrangements avec la vie.

Irrévérencieux, irrespectueux, impertinent, décalé, ironique, drôle... les adjectifs ne manquent pas pour tenter de qualifier ce roman qui, malgré une apparente légèreté, repose sur de longues recherches historiques et théologiques. Il en est toutefois un qui s'impose aux autres : jubilatoire !

Une question demeure pourtant : pourquoi diable les Editions Folio l'ont classé dans la catégorie des policiers ?

lundi, 14 mars 2011

Anaïs - Michael Collado

anais.jpgJ'ai dégusté ce roman comme un dessert, en savourant chaque page, en faisant des petites pauses.

La quatrième de couverture m'avait pourtant un peu effrayée. Elle annonce l'histoire d'une fille mère indifférente à son fils, maîtresse effacée d'un homme très âgé, une femme trop belle et trop fière qui traverse la seconde moitié du XXème siècle avec mélancolie.

Mais j'ai fait confiance à la jaquette, que je trouve si jolie, si poétique. Et j'ai eu raison. Ce roman est une merveille de sensibilité. Le style de Michael Collado m'a séduite au-delà de mes espérances. Il est cruel mais apaisé, doux mais jamais suave, et surtout, surtout, il est remarquablement écrit. J'ai d'ailleurs retrouvé le goût de lire et relire des phrases, juste pour le plaisir...

L'histoire d'Anaïs, que l'on suit de sa naissance à sa mort, est présentée par petites touches, moment par moment, et j'ai eu le sentiment d'entrer un peu par hasard dans son intimité. On la découvre au fur et à mesure que des acteurs de sa vie nous parlent d'elle, lui écrivent, ou qu'elle-même écrive. De petite fille à femme, elle se dévoile, égoïste, attendrissante, perdue peut-être, mais toujours aimée, désirée, choyée.

Avec elle, on traverse les décennies dans le Paris des librairies et des galeries rue de Seine, on assiste aux veillées des morts de sa famille, on danse dans les bals d'été à Saint-Elme... On la suit sans la juger, jamais.

A présent, il ne me reste plus qu'à lire Saint-John Perse, dont la poésie sous-tend le roman de la première à la dernière page.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : michael collado, l'editeur, roman initiatique, poésie, enfance, jeunesse, femme |

vendredi, 25 février 2011

Hôtel Argentina - Pierre Stasse

Couv_hotelargentina.gifC'est dans le cadre de l'opération « Masse critique » organisée par Babelio que j'ai lu Hôtel Argentina, second roman de Pierre Stasse.

Récit initiatique d'un jeune homme de Paris à Buenos Aires ce livre m'a tout d'abord ennuyée. Pour tout vous dire je me suis même forcée à le finir puisqu'il m'était offert en échange d'une critique sur ce blog... Quand, au 2/3 du livre, l'histoire s'est emballée et m'a enfin tenue en haleine. J'ai alors oublié le style trop appuyé, me suis finalement assez intéressée aux personnages pour avoir envie de connaître le dénouement.

Et puisqu'il s'agit ici d'un blog « d'impressions littéraires » j'avoue que la photographie de l'auteur sur le bandeau de couverture a un peu perturbé mon imaginaire. C'est bête mais j'ai complètement assimilé le personnage principal à cet homme blond au visage fin et délicat or il me semble que ça ne collait pas du tout avec le récit.

Bref, Hôtel Argentina ne sera pas pour moi le roman de l'année, mais il m'aura au moins appris une chose : il est parfois bon de laisser sa chance au texte et de forcer un peu la lecture. On peut avoir de belles surprises.

Écrit par Noémie dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : flammarion, voyage, argentine, buenos aires, roman initiatique |

 
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