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lundi, 12 décembre 2011

La Septième vague - Daniel Glattauer

la septième vague daniel glattauer.jpgMa principale difficulté pour évoquer La Septième Vague de Daniel Glattauer, c’est de ne pas trop en dévoiler ! Or, il me semble quasi-impossible de dire ce que j’en ai pensé sans en dire trop. Du coup, je contourne le problème en expliquant en quoi ce livre représente un pied de nez à la société immédiate dans laquelle nous vivons.

La Septième vague est la suite de Quand souffle le vent du nord. Je qualifierais ces deux ouvrages de romans épistolaires du 21ème siècle, puisqu’il s’agit d’échanges de courriers électroniques et non de lettres manuscrites. Emi et Leo, deux êtres que tout oppose (âge, situation familiale et sociale), ne communiquent que par emails, entretenant une relation d’abord amicale, qui glisse vers la relation amoureuse bien que les deux parties s’en défendent. J’oserais même dire que cette relation présente tous les aspects de l’adultère, alors que Leo et Emi ne se sont jamais rencontrés… ou presque pas…

A l’ère des 140 signes de Twitter et des SMS, Daniel Glattauer parvient à tenir le lecteur en haleine par un moyen en apparence désuet. Ainsi, même si les deux héros sont agaçants, même si le récit manque d’action, et même si j’ai parfois déploré la lenteur de la cadence, je ne peux que saluer cette performance, au point d’avoir lu les deux tomes.

Moi, adepte de l'amour courtois ? Sans doute...

Écrit par Tamara Writes dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : daniel glattauer, grasset, épistolaire, amour, communication, email, internet, romance |

vendredi, 26 août 2011

Lectures de notre adolescence - La Lampe ardente - DELLY

DellyQuand j'étais adolescente, j'étais friande des Delly, ces romans à l'eau de rose du début du siècle dernier, que ma maman dénichait pour moi dans les brocantes.

J'adorais ces histoires d'amour désuètes entre (c'était toujours la même intrigue) une jeune fille pieuse, douce et pauvre et un jeune homme dur, malheureux et riche.

J'adorais rêver sur ces pages et j'en ai gardé un souvenir ému. Jusqu'à ce que j'en relise un ce mois-ci, maintenant que je suis une femme active, mariée et maman. Quelle douche froide !

J'ai découvert la perversion de lire de tels romans à un âge où l'on forme sa personnalité, j'ai pris conscience de tous les dommages collatéraux que ces romans avaient engendrés chez moi... J'ai en effet mis du temps à me défaire de ces idéaux dépassés, de ces schémas surannés. J'avais une vision du couple totalement biaisée, et m'en défaire a été un effort conscient.

Aujourd'hui je conseille à toutes les jeunes filles de fuir ces romans comme la peste, elles risqueraient de passer à côté de leur vie.

Édité chez Tallandier, 1939

vendredi, 17 juin 2011

Les Visages – Jesse Kellerman

visages 2011mai Kellermann.jpgPour ceux qui ne l'auraient pas compris, j'ai fait un voyage un bout du monde récemment. Du coup, il me fallait une lecture de vacances, ce qui chez moi signifie bon vieux policier, pas trop compliqué à suivre. Classé parmi les meilleures ventes, élu grand prix des lectrices de Elle 2010, quatrième de couverture alléchante juste ce qu'il faut... mon choix s'est rapidement porté sur Les Visages.

Si les critiques dithyrambiques que j'ai lues depuis me paraissent un peu exagérées (« Un thriller qui s'empare de votre esprit et vous laisse à la fin complètement stupéfait. L'art de Jesse Kellerman est tel qu'on pourrait presque parler d'autohypnose. » - The New York Times ou « Une écriture remarquable, une tension maximale, un roman obsédant. Le meilleur thriller de l'année. » - The Guardian), je dois avouer que l'ensemble est assez réussi.

Il faut dire que Les Visages est un roman policier « convenu », dans le bon sens du terme, en ce qu'il réunit tous les ingrédients que les fans du genre aiment et attendent (en tout cas, moi) : un duo improbable, forcément malmené par la vie, qui mène une enquête épineuse, une histoire d'amour inattendue mais jalonnée d'embûches, des meurtres monstrueux perpétrés sur des enfants innocents, deux histoires imbriquées mais qui pourtant se déroulent à de nombreuses années d'intervalle, l'une donnant évidemment les clés pour comprendre l'autre, une fin (plus ou moins) inattendue...

A la frontière du roman et du thriller, Les Visages fait cependant preuve de quelques traits originaux pour le genre : le récit y est planté dans le milieu artistique New-Yorkais, l'enquête ne cède pas à la facilité des descriptions gores, les personnages principaux et secondaires sont dotés d'une psychologie particulièrement travaillée, presque subtile...

Entre Cold Case et New-York Unité Spéciale, Les Visages a sa place dans un sac de plage.

Écrit par Tamara Writes dans Policier, Thriller | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : points, policier, enquête, meurtre, enfants, romance |

 
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