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vendredi, 18 février 2011

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Cercle littéraire des amateurs epluchures patates.gif.jpegUn roman désuet mais savoureux avec lequel je me suis délectée pendant une semaine !

Merci à Anne et Manon de m'avoir conseillé ce livre, que je me suis empressée d'emprunter à la bibliothèque. L'avantage de la bibliothèque, c'est que j'ai hérité d'un livre abimé, un peu passé, qui m'a tout de suite mise dans l'ambiance.

C'est une correspondance charmante et pleine d'esprit, qui nous embarque dans les années d'après guerre à Londres et à Guernesey. On lit les lettres échangées entre Juliet Ashton, écrivaine londonienne, son éditeur, sa meilleure amie, et une flopée d'habitants de l'île de Guernesey. On y découvre la vie quotidienne pendant et après la guerre dans une parcelle rurale de la Grande-Bretagne qui a beaucoup souffert. On oublie en effet souvent que les îles anglo-normandes ont subi l'occupation nazie. 

Je n'avais pas lu de roman épistolaire depuis... Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, et c'est un vrai plaisir de découvrir ces échanges alternativement drôles, pathétiques, terriblement tristes ou spirituels.

Monsieur-mon-mari est en train de le lire (vite, il faut le rendre à la bibliothèque après-demain !) et au début il trouvait que c'était plutôt un livre pour nana (mais que diable veut-il dire par là ?). Mais maintenant il est totalement pris. Je suis ravie !

PS : rétablissons la vérité ! Le véritable nom du Cercle est : "le cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey".

vendredi, 26 novembre 2010

La Princesse de Montpensier - Madame de La Fayette

la princesse montpensier - madame de lafayette.jpgAyant décidé qu’il valait mieux lire Madame de La Fayette plutôt que d’aller voir le film de Bertrand Tavernier, j’ai choisi La Princesse de Montpensier sans hésitation dans les rayons du Relay de la Gare du Nord. Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant que ce classique est en fait une nouvelle de quelques pages.

Une fois installée dans le train, j’attaque la lecture de ce que j’imaginais être un roman à l’eau de rose, à la mode du 17ème siècle. Là encore, Madame de La Fayette me prend de court. Pas d’échange déchirant, ni de cœur palpitant, mais un récit très factuel, à la troisième personne, dans lequel l’auteure respecte une certaine pudeur et marque une certaine distance vis à vis de ses personnages.

Ainsi, bien qu’il soit clairement établi que la beauté de la Princesse de Montpensier cause des ravages (tous les hommes de la cour l’admirent, trois se consument de passion pour elle), on ne trouve nulle description physique de cette femme fatale, ni de retranscription larmoyante des échanges entre amants. Non, rien de tout cela ne paraît. On referme cependant le livre avec le sentiment que les conventions, la bienséance et la pression sociale entraînent une violence qui aurait pu être maîtrisée. Hier, comme aujourd’hui…

Écrit par Tamara Writes dans Littérature classique, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : madame de la fayette, pocket, passion, amour, sentiments |

 
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