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lundi, 14 février 2011

Flic, tout simplement - Martine Monteil

FLIC TOUT SIMPLEMENT - NADINE MONTEIL.jpgDans sa chanson Femme des années 80, Michel Sardou évoque une femme qui « s’installerait à la présidence », d’où elle « ferait bander la France ». Martine Monteil ne briguera sans doute jamais le poste de Président de la République, mais elle a accédé à bien des « pouvoirs suprêmes ».

Première femme commissaire, elle a dirigé la Brigade des stups, la Mondaine, la Brigade de répression du banditisme puis la Crime. Naturellement, elle devient ensuite patron de la PJ avant d'être nommée Préfet-secrétaire général de la Zone de défense de Paris. Son parcours se révèle d’autant plus impressionnant que pas une représentante de la gente féminine ne l’a précédée à une de ces fonctions. Martine, première partout !

Curieusement, son statut de « première femme » s’avère l’aspect le moins important du livre. Toute mon attention s’est rapidement portée sur le récit : à travers sa carrière, Martine Monteil raconte une partie de mon histoire. Ou du moins de nombreux faits-divers qui ont ponctué actualité au cours de mon enfance. J’ai découvert l’envers du décor de certains événements dont je ne connaissais jusque-là que la couverture médiatique. Attentats de Port Royal, arrestation de Guy Georges, accident de Lady Di, nettoyage du l’Ilot Chalon, les aveux de Madame Claude… Jamais je n’aurais pu imaginer dans quelles conditions ces enquêtes se sont déroulées ! Mieux qu’un polar, la littérature réalité révèle les coulisses des traques de vrais méchants, bien plus sanguinaires et dépourvus d’émotion que de toutes leurs pales imitations de fictions.

Au-delà du sentiment d’avoir accédé à un univers fermé, j’ai été particulièrement marquée par une constatation des plus surprenantes : la lutte contre la criminalité influence directement l’évolution et la transformation de la physionomie d’une ville, voire d’un pays. Et ce n’est pas le premier facteur auquel j’aurais pensé.

 

Écrit par Tamara Writes dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : martine monteil, michel lafon, police, policier, enquête, témoignage, investigation |

mardi, 26 octobre 2010

Dans les coulisses du GIGN - Daniel Cerdan

Dans les coulisses du GIGN.jpgDe l'action, des muscles, des secrets d'Etat... Mais en fait c'est bien plus que ça.

Le livre de Daniel Cerdan nous invite à le suivre dans son parcours d'homme. Un homme de valeur(s) comme on voudrait en voir plus !

A nous les entrainements dans la boue en pleine nuit, les prises d'otages, les "épreuves de franchissement" (oui oui, on escalade des forteresses sous la pluie, rien de plus normal). A vrai dire on se demande comment tout cela est humainement possible. A lire bien au chaud dans son canapé : le passage sur la nage en piscine pieds et poings liés...

On y découvre ce qui guide ces gendarmes pas comme les autres : une certaine idée de la France, une solidarité à toute épreuve, et un grand sens de l'humour.

Au final, Daniel Cerdan nous livre un témoignage très émouvant de son quotidien de gendarme et de simple...héros.

Écrit par Marie-Adélaïde Gervis dans Biographie, Histoire & Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : daniel cerdan, gign, action, témoignage, calmann lévy |

dimanche, 23 mai 2010

Le Portail - François Bizot

Le Portail.jpgLa parution de ce livre date de 2000 mais je n’ai jamais trouvé le courage de l’attaquer avant, préférant des thèmes plus légers. Ce récit poignant m’a plongé au cœur d’événements historiques dont j’avais vaguement entendu parler.

Le résumé : François Bizot, membre de l'École française d'Extrême-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné, il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du XXe siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch.

Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices.

Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention, décrit une révolution méconnue, démonte les mécanismes de l'épouvante et fait tomber le masque du bourreau monstre. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au cœur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions qui – dans les forêts du Cambodge comme ailleurs – habitent l'homme depuis toujours.

Un passage qui m’a marqué : « La villa de l’Ecole avait été pillée par les rôdeurs, saccagée par les soldats, remuée de fond en comble (…). Des flaques d’urine inondaient le carrelage de la salle à manger. Dans la salle de bains du premier, le bidet était rempli à moitié d’excréments. D’autres déjections souillaient le sol entre les rayonnages de la bibliothèque… Ebranlé jusqu’au fond de moi, je sortis la jeep du garage et en chargeai rapidement le remorque, méditant sur cette âpreté de l’homme à saisir toutes les occasions de gain, et sur son attrait instinctif à souiller et à violer ».

Écrit par Tamara Writes dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : françois bizot, khmers rouges, témoignage, la table ronde |

 
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